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    Novembre 23 : le vignoble d'Alsace est toujours magnifique en cette période ; la vague dorée est un rendez-vous à ne pas manquer.

    Octobre 23 : annulé en février, il est temps de revoir ce joli coin d'Andalousie. Un autotour depuis Malaga, passant par Cadix, les villages blancs et Séville. 

    Septembre 23 : et c'est parti pour 800 km à bicyclette depuis la mer Méditerranée en remontant le Rhône (l'Eurovélo 17, la ViaRhôna)

    Juillet 23 :  c'est parti pour la Grande Boucle ! RDV au Petit Ballon (d'Alsace) pour voir passer le peloton. Le spectacle est devant soi mais aussi à côté ! Belle liesse populaire ! J'adore !

    Mai 23 :   un nouvel autotour tout près de chez soi, c'est confortable, en route pour la République Tchèque

    Avril 23 : balade autour du mont Ste Odile, le mur païen, le château du Landsberg, un lieu magique et mystérieux d'Alsace

    Mars 23 :   un petit saut à Naples pour déguster quelques anchois frits et des limoncello, pourquoi pas ?

    Janvier 23  : Les meilleures expos sont toujours à Riehen (Basel) à la Fondation Beyeler (Duane Hanson)

    Décembre 22 : où passer de bonnes et belles fêtes de Noël ? En Egypte bien sûr ! 

    Novembre 22 :  au pays du coucou (la Forêt Noire)

    Octobre 22 :  la vague d'or recouvre le vignoble alsacien ; un instant à ne pas manquer.

    Septembre 22 : RDV au sommet à la ferme du Schiessroth (vallée de Munster) pour la désalpe (transhumance).

    Juin 22 : des billets pas chers, pourquoi ne pas revoir Venise ?

    Juin 22: une petite semaine les pieds dans l'eau à Amoudara (Crête) voilà quelques jours tranquilles.

    Mai 22 : suivre le canal de Bourgogne à vélo de Dijon à Auxerre, voilà le programme du week-end

    Mai 2022 : le moment idéal pour filer à Amsterdam; flâner le long des canaux et admirer les champs de tulipes...

    Mars 2022 : les beaux jours sont arrivés avec beaucoup d'avance, pourquoi ne pas en profiter pour faire le tour du lac de Constance (en auto cette fois-ci) ?

    Février 2022 : vélo ou  rando en Alsace il faut choisir. A voir aussi le carnaval de Bâle (classé au Patrimoine Mondial ! ) et puis pourquoi ne pas pas filer à Naples, goûter aux premiers rayons de soleil ?

    Novembre 2021 : Première neige en Alsace. Juste avant, un saut dans notre grande région, voir Nancy, Metz et aussi les champs de bataille autour de Verdun.

    Octobre 2021 : pour goûter un dernier rayon de soleil, direction la Sicile ; cette fois du côté Ouest.

    Un petit tour en Alsace ? Rando et vélo autour d'Obernai, le Mont Ste Odile, les châteaux forts, les ossuaires.

    Juillet 2021 : Tout n'est pas possible, les contraintes sont très fortes pour certains voyages alors restons en Europe... Pourquoi pas un petit saut à Berlin ?

     

    Bonne visite. Et à bientôt...           Pour toute question, n'hésitez pas à utiliser l'onglet "contact" dans le menu ou "commentaire"
    en-dessous de chaque article...

     Visites par pays et Outils de voyage      Pourquoi y aller ?    Avec qui partir ?   Accueil

     

     

  • Entre 2 averses, il est possible d'emprunter la véloroute du vignoble et profiter d'un magnifique spectacle. Ici, entre Issenheim et Pfaffenheim.

    Depuis la chapelle des sorcières au Bollenberg, on admire le vignoble autour d'Orschwihr.

    C'est l'heure des dernières vendanges ; on s'active dans quelques parcelles dévolues aux vendanges tardives. Souvent elles se déroulent avec les premiers frimas ; cette année, les températures sont très douces.

    A l'horizon, on aperçoit la ligne des Alpes.


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  • Annulé en février, le circuit en Andalousie a été reporté en octobre 23. La partie à l'est était parcourue il y a déjà un bout de temps, il restait à faire Cadiz et Séville.

    Jour 1 / 11 octobre : Un petit vol rapide sur Malaga (plus aucun vol sur Séville, mais pourquoi ?). Il faut donc une location de voiture car le programme est assez chargé. Après un tout petit arrêt à Gibraltar, direction les villages blancs Vejer de la Frontera et Medina Sidonia pour enfin arriver à Cadix.


    Jour 2 / 12 octobre : les autres villages blancs : Arcos et Jerez de la Frontera.
    Arcos de la Frontera, porte d'entrée de la célèbre Route des villages blancs est considéré comme un des villages les plus beaux d'Espagne. Sa beauté, son enclave et sa blancheur lui ont permis de devenir un symbole de la montagne de Cadix et une des cartes postales les plus classiques des villages blancs de Cadix. Fin de journée à Cadix.

    Jour 3 / 13 octobre : en route pour Séville  

    On démarre par la Casa de Pilatos. Le palais de la Casa de Pilatos est situé sur la Plaza de Pilatos dans le quartier de Santa Cruz de Séville. La Casa de Pilatos a été construit au 16ème siècle sur instruction de Don Pedro Enriquez et plus tard par son fils Fadrique Enriques de Ribera. Après l'Alcázar, il s'agit du plus beau palais de Séville et de l'un des bâtiments les mieux conservés du 16ème siècle. La "Maison de Pilate" doit son nom à la maison de Ponce Pilate, que l'on essaya de reproduire et qui inspira Fadrique Enriques de Ribera pendant son pèlerinage à Jérusalem.

    Lors de la construction de ce palais, différents styles ont été combinés : le style gothique, mudéjar et de la Renaissance italienne. La Casa de Pilatos dispose d'un patio joliment décoré avec un puits à eau et une fontaine. Si vous vous promenez sous les arches du patio, vous voyez 24 bustes d'empereurs romains et de dieux grecs. De plus, le palais a de nombreux sols et colonnes en marbre, de longs couloirs, des peintures de plafond, de grandes portes en bois, des carreaux mudéjar (Azulejos), des petites chapelles et surtout un splendide jardin de palais coloré en style italien.

    De nos jours, ce palais est toujours en partie habité et c'est la résidence de la 18ème duchesse des Medinacelli et de sa famille. 

    Un très beau palais. C'est une de mes visites préférées. 

    Sur la Plaza de la Encarnación se trouve Métropol Parasol, également connu comme les champignons de Séville ('Setas de Sevilla'). Ce bâtiment ouvert en 2011 a été conçu par l'architecte allemand Jürgen Mayer, qui a gagné un concours d'architecture pour insuffler une nouvelle vie à cette place. Il s'agit de la plus grande construction en bois au monde (150 x 70 mètres et 26 mètres de hauteur). Mayer a gagné le concours en partie grâce à la manière dont il a intégré les vestiges de la colonie romaine dans son architecture. À l'origine, on voulait construire ici un parking, mais cela a été évité par la découverte des ruines romaines.

    Metropol Parasol & Mirador

    Les champignons de Metropol Parasol ne constituent pas seulement une construction en bois qui recouvre la place, mais en même temps, sur les parasols, on trouve une singulière promenade piétonne ainsi qu'une terrasse avec un beau panorama ("El Mirador"). Metropol Parasol propose également un musée archéologique (Antiquarium, voir ci-dessous), des boutiques, plusieurs bars et restaurants. Une promenade sur le Metropol Parasol vaut le coup d'œil lors de votre visite de Séville.

    Ca ne sert pas à grand chose mais c'est original, très original. J'aime bien ces champignons ! Ils sont plus "sympas" que notre pyramide.

    Et pour finir la journée, direction, la magnifique et singulière place d'Espagne.

    Jour 4 / 14 octobre : nouvelle réservation à l'Acazar à 11 heures. Il y a du monde bien sûr mais pas d'attente, ça "tourne" bien.

    L'alcazar de Séville est un palais fortifié  construit par les Omeyyades d'Espagne et modifié à plusieurs reprises pendant et après la période musulmane. Il est considéré comme l'exemple le plus brillant de l'architecture mudéjar sur la péninsule Ibérique. La famille royale d'Espagne utilisait encore récemment l'étage, mais préfère actuellement l'hôtel Alphonse XIII à côté. Pour indiquer leur présence, le drapeau de l'entrée touristique est baissé.

    L'alcazar de Séville est inscrit au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO depuis 1987. 

    Les jardins constituent une partie fondamentale de l'alcazar et ont connu divers réaménagements stylistiques — arabes, Renaissance, puis modernes — depuis leur tracé primitif. Oasis de fraîcheur et de calme au centre de la ville, ils sont disposés en terrasses agrémentées d’une végétation verdoyante, d'une multitude d’orangers et de palmiers et d'innombrables fontaines et pavillons. 

    A midi, juste à côté, visite du bâtiment des archives des Indes (avec ses centaines de boîtes en carton vides, ce qui m'a laissé sur ma faim)(c'est très rapide mais l'intérêt est limité) puis direction la cathédrale (

     

     


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  • Les balades autour du mont Ste Odile sont certainement parmi les plus belles d'Alsace. Un vieux mur mystérieux aux pierres recouvertes de mousse, d’impressionnantes ruines de châteaux, une vue magnifique sur la plaine d’Alsace, des sculptures d’animaux à débusquer au bord du chemin… Le sentier du mur païen autour du Mont Sainte-Odile sur les hauteurs d’Ottrott, est vraiment l’une de mes randonnées préférées !

    Le château du Landsberg est construit sur un contrefort granitique à 580 m d'altitude, en contrebas du Mont Sainte-Odile et du Mur païen qui le ceinture. Propriété depuis 1808 de la famille de Turckheim, il est situé sur la commune de Heiligenstein dans le Bas-Rhin. Il est constitué de deux châteaux séparés par un fossé : un château vieux érigé juste avant 1200 et un château neuf situé à l'Ouest du premier, érigé dans vers 1235. 

    Le château vieux est constitué d'un donjon quadrangulaire protégeant un palais. Le château neuf, de plan carré, est formé de trois courtines et de deux tours rondes d'angle percées d'archères ainsi que de deux logis.

    Les deux châteaux ont été unifiés au XVe siècle et l'ensemble de la forteresse a été remanié pour être adapté à l'usage des armes à feu.

    Le Landsberg est l'un des 3 plus beaux châteaux d'Alsace ! 

    Sur la façade est du palais du vieux château l'oriel (XIIe siècle), qui abrite le chœur de la chapelle castrale, comporte une ouverture cruciforme. Ce chœur était décoré de peintures murales. Un Christ bénissant, entouré d'anges, protégeait symboliquement l'entrée du château.

    Le « mur païen » est le vestige d'un mur d'enceinte édifié entre les années 675 et 681 autour d´un couvent mérovingien fondé par sainte Odile, l'abbaye de Hohenbourg, sur le mont Sainte-Odile, qui surplombe la plaine d'Alsace. Le mur païen est une enceinte d'une longueur totale de onze kilomètres faisant le tour du plateau du mont Sainte-Odile. Formé d'environ 300 000 blocs cyclopéens, il fait entre 1,60 m et 1,80 m de large et peut atteindre trois mètres de hauteur.

    On accède à cette source en suivant un petit chemin tout en escaliers. Il commence à quelques mètres à droite de l'entrée du couvent. Pour les moins valides, l'accès est possible par la route, en voiture, mais alors le charme n'opère plus....

    Cette source est désignée comme miraculeuse, car selon la légende, Odile, première abbesse du monastères, aurait frappé le roc en ce lieu pour venir en aide à un pèlerin aveugle qui s'était égaré. 

    L'eau jaillissant brusquement aurait guéri le pauvre hère dès qu'il eut frotté ses yeux avec ce liquide limpide et frais......

    Depuis, des milliers de visiteurs se sont mis à faire la même chose pour leurs yeux fatigués. Et, parait-il, certains auraient constaté une amélioration nette de leur vision... D'ailleurs les lundis de Pâques, un laboratoire de produits homéopathiques allemand vient prélever quelques litres de ce précieux liquide pour en faire un médicament pour les yeux. Il parait qu'à cette date son pouvoir est décuplé. Des mesures radiesthésiques l'auraient confirmé... 

    Quoi qu'il en soit, cette source à cela de mystérieux que les géologues ne s'expliquent pas vraiment sa présence en ce lieu car les failles et strates sédimentaires sont inclinées dans un sens qui serait défavorable à son écoulement de ce côté de la montagne...

    Le petit filet d'eau qui coule là et qui ne tarit pratiquement jamais, lance un doux clapotis qui invite à la méditation. Beaucoup de visiteurs restent là quelques instants à profiter de cette mélodie ensorcelante. De cet endroit émane une sérénité certaine qu'on a du mal à quitter...


    Passer la nuit au mont est un moment inoubliable. Quand tous les visiteurs sont repartis, le site vous appartient, le murmure de la forêt occupe tout l'espace.  

    Au petit matin, juste avant l'arrivée des premiers pèlerins.

    Sur les terrasses du Mont-Sainte-Odile, près des vieux tilleuls, dominant la plaine d’Alsace se dresse un curieux édicule. Forme improbable, tout de grès, le petit monument attire le regard des curieux. Il s’agit d’un cadran solaire, ou plutôt d’une série de cadrans. Etonnant ! Posée sur deux marches, une colonne ronde, puis un socle cubique. Sur le socle, un piédouche élégant porte un polyèdre régulier à vingt-six faces. Toujours plus haut, un deuxième piédouche inversé porte une sphère. L’ensemble est fin et harmonieux.

    Le regard est attiré par les petits cadrans solaires qui ornent les vingt-quatre faces utiles du polyèdre. Une plaque de cuivre, une lame qui crée l’ombre sur un faisceau de lignes… chaque cadran correspond à une région du monde. Le visiteur curieux pourra lire l’heure en vingt-quatre lieux ! 

    Nous avons relevé pour vous ces sites privilégiés :

    • Sur la face Nord Ouest : Canterbury, Mexique, et Chypre
    • Sur la face Ouest : Madrid, Paris, Saint Jacques de Compostelle
    • Au Sud-Ouest :Sorrente (Suisse), Ninive (Assyrie) et Vienne
    • Au Sud : Cadran AntiqueNotre cadran  Alsace - France et Constantinople
    • Face Sud-Est :Assyrie, Italie et Congo
    • Face Est : Alexandrie, BabyloneChaldée
    • Nord-Est :Antioche, Inde, Japon
    • Nord : Ethiopie, France Occidentale, Jérusalem

    Le lendemain, après le PDJ c'est reparti pour un second circuit.

    Le mur est mystérieux et magique, ses dimensions impressionnantes interrogent.

    La plaine !


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  • Avec la fin des grosses chaleurs, une fenêtre s'ouvre pour partir en 2 roues en ce début septembre . Rejoindre la méditerranée par la ViaRhôna, pourquoi pas ? 
    Mais non, pas possible, il est impossible de revenir en train, depuis Marseille, Avignon, Perpignan, Arles... Qu'à cela ne tienne, je vais faire l'inverse, descendre en train (ce qui est possible avec la SNCF !) et remonter en 2 roues ... Seule inconnue après cela, le mistral, de face ou avec ? La réponse viendra...
    Une housse pour circuler en TGV et c'est parti !

    11 septembre : Débarquement à Nîmes. 

    Puis route vers Arles, 50 km et 2h30 par les pistes cyclables...

    Jour 2 : le grand jour : la Camargue. Je démarre par le tour de l'étang de Vaccarès jusqu'aux Saintes Maries de la Mer puis la digue de la mer jusqu'à Salin de Giraud et retour sur Arles par la ViaRhôna. Soit 118 km et 6h de route ou plutôt de pistes. un chouette tour varié.

    Construite près de l'embouchure du Petit-Rhône, l'Eglise des Saintes Maries de la Mer avait une position stratégique importante. Car au moment de son édification, aux IX et XII siècles, les pirates sévissaient sur la côte et il fallait se défendre contre les invasions.

    L'église domine le village et est visible à 10 km depuis l'intérieur des terres. Il s'agit d'une véritable forteresse, formée d'une nef unique et droite, sans ornement et haute de 15 mètres. Le toit est entouré d'un chemin de ronde, avec créneaux et mâchicoulis et servit de tour de guet. Le chœur et l'abside sont surmontés par un donjon en hémicycle qui renferme l'ancienne salle du corps de garde appelée « chapelle haute ». 

    "C'est ici, vers l'an 45-46, qu'a été annoncé pour la première fois le Message Chrétien qui s'est ensuite très rapidement propagé jusqu'en Arles, dans toute la Vallée du Rhône et bientôt jusqu'à Lyon au II° siècle. Ce Sanctuaire est dédié à la VIERGE MARIE, Mère de JÉSUS. Nous l'invoquons depuis l'antiquité sous le vocable de NOTRE DAME DE LA MER. Ici reposent les corps de ces Saintes Femmes, MARIE-SALOMÉ ET MARIE-JACOBÉ, qui ont suivi le Christ et ont été les premières messagères de la Bonne Nouvelle de sa Résurrection lorsqu'elles ont débarqué sur nos côtes de Camargue avec d'autres disciples. Ce Sanctuaire est l'un des tout premiers lieux de pèlerinage de la Provence. 

    En mai il est particulièrement fréquenté par les gens du voyage qui vénèrent ici la sainte patronne Sara considérée depuis toujours comme une compagne de Marie Jacobé et Marie Salomé". 

    Le pont Van-Gogh est un pont érigé le long du Canal de navigation d'Arles à Bouc, sur la commune d'Arles. Il a acquis une renommée mondiale grâce aux représentations que l'artiste néerlandais Vincent Van Gogh en a fait en 1888.

    C'est un ovni dans le ciel d'Arles, un colosse d'acier, de béton et de verre : la tour Luma. L'édifice de 15 000 mètres carrés est dédié à l'art contemporain et a été dessiné par Frank Gehry, l'un des architectes les plus renommés dans le monde. Dans la ville antique, le bâtiment est difficile à rater. Avec ses 10 étages, la tour égale les plus anciens édifices d'Arles. Sa façade est impressionnante. C'est la marque de fabrique de Frank Gehry : des briques d'acier, du verre et du béton rappellent ses anciennes réalisations comme la Fondation Louis Vuitton à Paris.

    Jour 3 : après ces 2 jours à Arles, il faut penser à remonter. Direction Avignon puis Orange, 98 km et 5h sur l'Eurovélo 17. 

    Le moulin de Daudet est inquiétant...

    Région de vignobles à l'heure où de grosses machines à vendanger entrent en action... Circonspection...

    Petit arrêt au pont d'Avignon (petit air dans la tête...)

    Puis direction la grande place du Palais des Papes, la plus grande des constructions gothiques du Moyen Âge.

    L'Eurovélo 17 est très agréable, pas de dénivelé ; les revêtements sont variés mais très roulables et sûrs (sauf à Lyon où c'est la CATA ! Givors, Ternay, Irigny : beurk ! beurk ! beurk !). Le circuit est faisable dans le sens sud nord ; un seul moment de grand vent de face (l'allure est passée de 22 à 10 km/h durant ces 2 heures).

    Un petit saut juste avant la fermeture (horaires à revoir !). Le théâtre antique d'Orange, construit sous le règne d'Auguste au Iᵉʳ siècle av. J.-C. par les vétérans de la IIᵉ légion de Jules César, est un des théâtres romains les mieux conservés au monde. Il dispose encore d'un impressionnant mur extérieur avec l'élévation d'origine.

    Le fléchage est clair sur l'EV 17 (sauf à Lyon !)(encore !)

    Après les vignes, les vergers ; suivront les champs de salades et autres légumes...

    Jour 4 : départ d'Orange pour Pont Saint Esprit, Montélimar jusqu'à Loriol sur Drôme.

    Rouler le long du Rhône, de la Saône ou d'un cours d'eau est agréable. Même si la végétation et la faune sont réduites, il y a le calme... ce qui est un luxe...

    Un arrêt imprévu à Vivier, magnifique village. Ancienne capitale du Vivarais, la ville est non seulement l’évêché de l’Ardèche depuis le Ve siècle mais c’est aussi un « site patrimonial remarquable ». Sa situation stratégique au bord du Rhône et au croisement de plusieurs voies de communication en a fait une cité riche et prospère au Moyen Age puis à la Renaissance. Remontez le temps et offrez-vous une balade dans ses ruelles étroites et parfois escarpées.

    Inutile de prendre le 2 roues...les ruelles sont étroites et pleines d'escaliers.

    A Montélimar comme un peu partout le sport est obligatoire...

    Mais aucun arrêt à Montélimar car l'idée est de faire un crochet par Mirmande ; et là, on attaque le dénivelé...

    Cachées derrière les remparts, entrelacées dans un labyrinthe de ruelles, les maisons de Mirmande ont conservé leurs belles façades de pierres et leurs vieilles portes. Après la disparition, à la fin du XIXe siècle, de l'élevage de ver à soie c'est la production fruitière qui assure à Mirmande son développement et sa renommée ainsi que les personnalités qui s'y arrêtèrent : le peintre André Lhote qui y vécut et Haroun Tazieff qui en fut maire de 1979 à 1989.

    Depuis 1998, Mirmande est classé parmi les Plus Beaux Villages de France. Il est très beau, très authentique.

    Bien sûr, à Mirmande, on ne roule pas, il vaut mieux poser son 2 roues avec les 4 roues à l'entrée du village.
    Une grosse journée, plus de 120 km (ma montre s'est arrêtée faute de batterie !)(avec la soirée cela fera près de 150 km).

    Jour 5 : Après Loriol, direction Valence puis Le péage sur Roussillon. 98 km et 5 heures de pistes. Rien de spécial pour cette journée.

    Jour 6 : aujourd'hui, direction Lyon. Comme dit plus haut, l'arrivée dans l'agglomération est catastrophique, la Véloroute prend fin, on roule sur une chaussée où la circulation automobile est folle puis on roule dans un chemin qui ne mérite même pas la désignation de chemin, juste un calvaire. Enfin, dans l'agglomération lyonnaise on oublie enfin ces désagréments. 80 km (plus quelques km intra muros et 4h30 de pistes) jusqu'aux Fontaines sur Saône.   

    Je file tout de suite pour une visite. 

    "À l’occasion des Journées du patrimoine, Lyon Capitale vous emmène à la découverte des racines du street-art lyonnais, dans les entrailles des anciennes prisons Saint-Joseph et Saint-Luc, dans le 2e arrondissement. Une plongée dans un souterrain d’une centaine de mètres où les prisonniers s’évadaient par la peinture" 

    Sous les yeux du visiteur se révèlent alors les œuvres réalisées lors de l’été 89 par une équipe de prisonniers. Emmenés par un artiste originaire de Saint-Étienne, incarcéré en 1975 après avoir attaqué une banque stéphanoise puis de nouveau en 1981, en quelques mois ils réalisent des reproductions d’œuvres de Picasso et Monet, peignent de grandes fresques évoquant la liberté ou encore la guerre, au milieu d’œuvres plus travaillées, plus marquantes. Sur celle-ci on sent la patte de l’artiste plus confirmé, de "Didier Chamizo", glisse notre guide Vincent Robert, membre du Comité d’intérêt local (CIL) Lyon Presqu’île du Sud, à l’origine de l’ouverture du tunnel pour les journées du patrimoine. 

    "C’est un des novateurs dans le street art", confie avec passion Vincent Robert en parlant du leader de cet atelier de peinture. Élève de l’école de Beaux-Arts de Saint-Étienne marqué par mai 68, il fait transparaître dans ses peintures murales son anarchisme, son côté voyou, la vie de la prison, le contexte politique de l’époque … "Ce n’est pas un Robin des Bois Chamizo, mais c’est un de ceux qui a contribué à donner ses lettres de noblesse à cet expressionnisme [le street-art, NDLR]", explique M. Robert. 

    Un voyou finalement devenu "mondialement connu". Après son passage dans les prisons de Lyon, Chamizo se fait un nom et travaille notamment pour le compte de la fondation Balenciaga, expose à Abu Dhabi, à New York, en Indonésie ou encore à Paris aux côtés de Jeff Koons, sans délaisser pour autant sa ville de Saint-Étienne. 

    Après la prison, direction le quartier de Confluence, que je trouve très beau.
    Considéré comme l'un des immeubles les plus emblématiques de Lyon, le Cube Orange est un édifice à l'architecture originale. Encore appelé Mimolette, le bâtiment accueille entre autres un impressionnant showroom design et des bureaux. Avec ses deux façades ornées de 25 écrans en aluminiums perforés et thermolaqués, le Cube Orange est un immeuble qui vaut le détour. Je vous présente ce bâtiment plus en détail accompagné de photos prises par mes soins.

    Construit sur la presqu'île de la Confluence à Lyon, le Cube Orange est un édifice facilement repérable avec ses 6300 mètres carrés de superficie. C'est l'un des projets phare de la reconquête de la Confluence côté Saône à Lyon. Le bâtiment se situe sur l'ancien site portuaire du quai Rambaud, se posant en extension des anciennes halles des Salins du Midi. Ces derniers sont actuellement reconvertis en haut lieu de la gastronomie. Le célèbre chef Nicolas Le Bec y avait d'ailleurs ouvert un restaurant (Rue Le Bec) qui a malheureusement fermé suite à des problèmes financiers.
    La construction du Cube Orange a coûté 11 millions d'euros. C'est l'œuvre du cabinet d'architecture Jakob & MacFarlane. Le Groupe Cardinal fut le maître d'ouvrage. Le bâtiment a ouvert en 2010. Il deviendra rapidement une icône de la ville de Lyon et il est toujours aujourd'hui très photographié par les amateurs d'architecture mais pas seulement.

    Cinq années seulement après la construction du cube orange sur les docks, Lyon Confluence a accueilli une autre bâtisse verte au style similaire en 2014. Entièrement pensé et conçu par les mêmes architectes Dominique Jakob et Brendan MacFarlane, le cube vert fait partie du nouveau visage de ce quartier en pleine renaissance. Impressionnant le jour et lumineux la nuit, il apporte un coup de jeune aux abords de la Saône. Je vous présente ce bâtiment étonnant situé à l'extrémité sud de la presqu'île de la cité des Gones.
    Achevé en 2014, l'édifice est construit sous la forme d'un immense parallélépipède, dans lequel sont insérés deux énormes yeux (atriums coniques) rivés sur la Saône et ses alentours. Le cube vert est tout sauf banal et laisse beaucoup de place à l'imagination. C'est d'ailleurs bien là le crédo de ses concepteurs. Tout comme le cube orange, ce chef-d'œuvre vert est un produit des architectes Dominique Jakob et Brendan MacFarlane (du cabinet Jakob+MacFarlane).
    Si ce cube est vert, c'est pour rappeler la nature, l'environnement, les collines et surtout le fleuve de la Saône. On peut d'ailleurs le remarquer sur la façade de la bâtisse, avec ces motifs en oscillation rappelant le mouvement de l'eau du fleuve. 
    Si de l'extérieur, il ressemble presque à une attraction touristique, le cube vert est en réalité le siège mondial de la chaine de télévision Euronews à Lyon. Ce bâtiment tout en verdure abrite donc des bureaux, des espaces de régie, des plateaux techniques de tournages et d'enregistrement. Ces espaces sont répartis sur six niveaux occupés par les 800 salariés de la chaîne Euronews. 

    Au cœur du quartier de la Lyon Confluence, entre Rhône et Saône, la résidence Ycone de Jean Nouvel est la première conçue par l’architecte dans la métropole lyonnaise. En co-promotion, le Groupe Cardinal et Vinci Immobilier portent avec fierté cette réalisation « hors norme ». Nombre de prouesses technologiques et de talents auront été nécessaires tant la conception voulue par Jean Nouvel présente des défis. Le chantier démarre en septembre 2016 et mobilise jusqu’à 90 personnes. Entreprises et artisans sont souvent régionaux. Cardinal, Vinci Immobilier et Jean Nouvel ont fait le choix de travailler en lot séparés. Objectif : suivre au plus près le dessin de l’architecte et sa silhouette en forme de lettre Y, d’où son nom : Ycone. 

    Véritable œuvre d’art, au même titre qu’une pièce unique de haute couture, l’immeuble de grande haute des Ateliers Jean Nouvel est multiple. Ici on ne duplique pas l’architecture, on crée du « sur mesure ».

    Ycone a reçu le Grand Prix régional au concours des Pyramides d’argent 2018, Pyramide bas carbone 2017, et le Prix innovation Industriel 2018.  L'appartement du dernier étage est le plus cher de l'agglomération.

    Après ce beau quartier, direction les Etats Unis, un quartier à la mauvaise réputation mais qui est dotée de dizaines de façades peintes.

    Puis direction Les Fontaines sur Saône. Seul gros moment de danger de cette semaine : un déb. au volant qui me fait une queue de poisson au sortir d'un rond point alors que je suis à "vive allure" dans cette descente. Non content de voir mon poing levé il donne un coup de frein, un vrai dingue !

    Jour 7 : Les Fontaines sur Saône jusqu'à Bourg en Bresse, 91 km et 4h45 de pistes. Le paysage de long de la Saône est bien différent et plus j'avance dans l'Ain, plus on quitte le sud. Les prés et les vaches apparaissent, on oublie les chevaux. Autre changement, le dénivelé, ça monte et ça descend, du coup la montre affiche 450 m de dénivelé positif. La vie est très, très tranquille par ici.
    Petite pause à Châtillon sur Chalaronne où il y a de l'ambiance ce dimanche...

    Enfin arrivée à Bourg. Visite du monastère royal de Brou. 

    Le monastère royal de Brou est un chef-d'œuvre de l'art gothique flamboyant flamand du début du XVIe siècle. Il se compose d'un ensemble de bâtiments monastiques construits entre 1506 et 1512, et de l'église Saint-Nicolas-de-Tolentin de Brou, édifiée de 1513 à 1532 par Louis van Bodeghem.

    Cet ensemble architectural rare a été bâti à grands frais par la très puissante Marguerite d'Autriche, duchesse de Savoie, gouvernante des Pays-Bas bourguignons, marraine et tante de Charles Quint.

     

    Jour 8 : Et voilà, toutes les bonnes choses ont une fin, il est temps de reprendre le train...content de cette chouette semaine dans une belle région aux nombreuses richesses. Suivre le Rhône a été agréable... A essayer...


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  • Après quelques journées humides pourquoi ne pas remonter en selle et partir sur la belle véloroute du vignoble ?

    Départ près de Turckheim. Les hélicos de Cyril Féraud sont repartis. Le trésor de cette région est toujours là ; les candidats rouge et bleu n'ont pas emporté celui-ci puisqu'il s'agit de ce paysage magnifique. Donc un parcours de carte postale avec petits villages à flanc de coteau, de vénérables châteaux et de vignobles à perte de vue.

    Récolte prometteuse du Côté de Katzenthal !

    Depuis Wintzenheim, direction Turckheim puis Kaysersberg, Riquewihr, Orschwihr et Châtenois. Ensuite, Munster... 75 km environ. 

    La véloroute du vignoble ne présente guère de difficultés mais il est possible de la quitter et de jouer avec les pentes vosgiennes.

    La grimpette au château du Winek à Katzenthal est courte et rude. Mais là-haut la vue est magnifique. 

    La véloroute des châteaux aurait pu être une dénomination tout à fait appropriée puisque les coteaux en comptent plusieurs centaines. Le plus gros, le plus fier, le Haut-Koenigsbourg ne vous quittera pas durant ce parcours. 


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  • BASQUIAT. THE MODENA PAINTINGS

    11 JUIN – 27 AOÛT 2023

    En été 1982, l’artiste new-yorkais Jean-Michel Basquiat (1960–1988) se rend à Modène en Italie. Le galeriste Emilio Mazzoli a invité le jeune artiste, alors âgé de seulement 21 ans, à réaliser sur place de nouvelles œuvres pour une exposition personnelle. En l’espace de quelques jours, Basquiat peint huit toiles de grand format, certaines d’entre elles figurant aujourd’hui parmi ses œuvres les plus célèbres et les plus chères. Mais le projet d’exposition ne voit finalement pas le jour et les tableaux ne sont jamais montrés ensemble. 

    Basquiat nous soumet ici un puzzle complexe et énigmatique de figures, d’objets et de chiffres dont l’arrière-plan fait penser à une carte géographique. À droite dans l’image, la figure dessinée sur un fond jaune éclatant évoque tant un mannequin de vitrine de magasin qu’une sculpture antique. Le titre l’identifie comme Vénus. La déesse romaine de l’amour et de la beauté est un motif fréquent dans l’histoire de l’art – parmi les exemples célèbres, on peut citer la Vénus de Milo ou La Naissance de Vénus de Botticelli. À gauche dans l’image apparaît sur fond bleu une deuxième figure fortement contrastante Ses cheveux de serpent nous la désignent comme Méduse, figure mythologique qui transforme en statue de pierre celles et ceux qui croisent son regard. En citant ainsi l’histoire de l’art, Basquiat l’autodidacte s’inscrit en faux contre l’image de « gamin des rues inculte » que peint de lui la critique. En même temps, la juxtaposition de Méduse, sombre et sauvage, et de Vénus, diaphane et douce, renvoie aux stéréotypes racistes aujourd’hui encore largement répandus. L’œuvre recèle par ailleurs une référence très personnelle : à Modène, Basquiat reçoit la visite de sa compagne Suzanne Mallouk, qu’il surnomme « Vénus »

    Plus de 40 ans plus tard, tous les « Modena Paintings », aujourd’hui détenus dans des collections aux États-Unis, en Asie et en Suisse, sont pour la première fois réunis.

    Le cycle de Modène se situe au début de la carrière de Basquiat. Au-delà du langage pictural coloré et expressif typique de Basquiat, ils partagent plusieurs caractéristiques en termes de motif et de style qui les font apparaître comme un ensemble cohérent au sein de l’œuvre de Basquiat, central pour la compréhension de son travail.

    L’exposition offre une occasion unique de découvrir certaines des œuvres les plus connues et les plus chères de Basquiat réunies au sein de l’ensemble qu’avait conçu l’artiste à l’origine.

    Au milieu d’un éclaboussement expressif de couleurs se tient une figure noire, les bras grand ouverts et un chien à ses côtés. Le titre nous dit que le « garçon » et son compagnon baignent dans le brouillard d’eau pulvérisée d’une bouche d’incendie ouverte – surnommée « Johnny pump » en slang new yorkais. Les couleurs du tableau évoquent la chaleur estivale et puisent sans doute dans les souvenirs de Basquiat de jeux de rue dans le New York de son enfance. Le tableau donne probablement à voir l’artiste lui-même – reconnaissable aux dreadlocks – mais renvoie aussi plus fondamentalement aux expériences fugaces de liberté et de joie dans le quotidien des personnes noires aux États-Unis. Le travail de Basquiat est toujours en prise avec les réalités de ces vies marquées par l’esclavage et le racisme. D’autres images comparables de la série de Modène telles The Field Next to the Other Road et Untitled (Cowparts) témoignent de son observation attentive de situations ordinaires, à partir desquelles il développe des compositions à la portée et aux résonances intemporelles.


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  • Samedi 22 juillet, beau jour, la grande boucle passe en Alsace, tout près de chez nous. Direction Munster puis vélo puis marche à pied pour rejoindre le Petit Ballon (d'Alsace) (altitude 1272 mètres) pour voir passer le peloton.

    L'endroit est magnifique, la ferme auberge et ses bêtes installés là paisiblement avec une vue grandiose sur les Vosges et la plaine.

    La montagne nous gagne, c'est sûr ! C'est un des plus beaux coins du massif.

    Nous sommes nombreux à être installés là pour voir les coureurs en plein effort après des semaines de sueur et de souffrance, juste avant la délivrance, le lendemain sur les champs Elysées.

    La caravane passe d'abord et secoue le public un peu assoupi ça et là. 

    Bonbons, casquettes, tee-shirts, gobelets, boissons et goodies en tous genres tombent sur les supporters.

    Les pois rouges se font de plus en plus nombreux ; tous grimpeurs !

    Direction, le virage Pinot. Petits et grands attendent là celui qui doit effectuer son dernier parcours. Chants, danses et rires occupent bien les troupes. 

    Certains supporters sont plus discrets comme les Slovènes, les Allemands, les Suisses. Les Belges sont plus exubérants. Les Français sont en grande forme dans les 2 virages et donnent de la voix.

    C’est la jolie histoire qui restera du passage du Tour de France 2023 en Alsace ce samedi : dans une courbe du Petit Ballon, des centaines de fans ont rendu, à l’appel de la «Fédération française de la lose», un ultime et fervent hommage au coureur franc-comtois Thibaut Pinot, «perdant magnifique» qui faisait ses adieux à la Grande Boucle. Un hommage éternel, puisque l’épingle en question est désormais balisée dans Google Maps sous le nom «Virage Pinot», dans la catégorie «Lieux de culte».

    Voilà une idée de destination si vous faites partie de ceux qui, par nécessité économique ou par souci écologique, privilégient le tourisme de proximité. Vous pouvez y aller à vélo si vous avez les mollets robustes. Voire, pourquoi pas, imiter le peloton et pousser jusqu’au Markstein pour troquer votre deux-roues contre des roulettes… fixées sur des skis, et tester le ski-roues, qui se pratique sur… les pistes cyclables.

    J'aime beaucoup les messages.

    Le public est joyeux et animé, femmes et enfants sont là aussi. Et tant pis pour les élus d'EELV. Dans un communiqué ceux-ci expliquaient alors : "Oui, le Tour de France est un événement populaire. […] Mais, loin d’être 'gratuit' comme on a pu le lire, il coûte très cher en argent public. Il coûte aussi très cher sur le plan environnemental. Le tout pour des retombées économiques relativement modestes, car très ponctuelles. Il n’y a aussi aucune corrélation entre l’accueil du Tour et le développement des déplacements vélo au quotidien que nous sommes les premiers à défendre. Le nouveau maire de Lyon, Grégory Doucet, a pris la roue des élus bretons, qualifiant le Tour de "machiste et polluant ".
    Pourtant une grande partie des véhicules de la caravane est électrique (mis à part certains fortement modifiés). Les spectateurs n'ont aucune activité destructrice et se contentent d'un bol d'air.

    La joie de ce public est manifeste et fantastique. La joie est communicative. 

    Après le virage Pinot, le second virage devant la ferme auberge du Kahlenwasen est tout aussi animé ; les familles attendent avec fébrilité et ferveur. 

    J'adore ces supporters qui ont préparé avec minutie leur tenue, leur équipement, leur occupation.

    Les messages tracés au sol resteront quelques temps pour tous les grimpeurs qui viendront là, goûter aux difficultés des coureurs et vivront un encouragement indirect.

    Le voilà, le Pinot, il aura réussi à prendre la tête près de chez lui.

    Et voilà, en quelques minutes le calme est revenu, le troupeau retrouve la vie de l'estive, les supporters redescendent vers la plaine. Une file discontinue de véhicules, au petit pas, sortira de la vallée jusqu'en soirée. Une journée inoubliable pour beaucoup de supporters, des souvenirs qu'on racontera bien souvent. 


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  • En mai, fais ce qui te plaît ! Alors direction la République Tchèque pour un petit autotour (depuis chez soi c'est confortable). En noir sur la carte. Avant de partir, il est nécessaire d'acheter une vignette autoroutière dématérialisée à 20 € pour 10 jours (avec tout ça, un billet avec easy aurait été meilleur marché mais Sandrine n'aurait pas aimé...).

    Après la traversée rapide de l'Allemagne, nous arrivons à Marienbad, Mariánské Lázně, jolie petite ville située près de la frontière. Pas de cure pour nous, même si de nombreux allemands sont là pour ça. Je l'appellerai "la belle endormie" car elle semble animée d'une douce vie discrète.

    Le lendemain, direction Karlovy Vary. Ville d'eau également pourvue de 12 sources d'eau principales et 300 secondaires ! Rien à voir avec sa voisine, ici on trouve de nombreuses boutiques, des animations et donc du monde.  

    L'eau que l'on peut goûter avec une belle tasse est chaude et ... imbuvable ou alors en se pinçant le nez ! Il est impératif de se munir de ces fameuses tasses car l'eau sort bouillante du sous-sol. La plus chaude affiche 73 degrés !

    Petit arrêt à Loket, jolie cité médiévale où vous pourrez prendre un bain de bière éventuellement... Retour sur Marienbad pour cette nuit 2.

    Jour 3, nous filons vers la capitale. Sitôt arrivés, direction la vieille ville pour une balade à pied au hasard, le nez en l'air car tous les bâtiments sont magnifiques. La capitale tchèque n’usurpe pas sa réputation d’une des plus belles villes du monde. Où que le regard se pose, ce ne sont que des façades baroques, gothiques ou encore Art nouveau admirablement rénovées. Çà et là se glissent des sculptures insolites, des édifices contemporains. Impossible d’en explorer toutes les richesses en quelques jours.

    Près de la porte gothique se trouve un des beaux bistrots de la capitale.

    On jette un coup d'œil dans le hall central de la Bibliothèque Municipale où se trouve une œuvre d'art très particulière, signée Matej Kren, un artiste slovaque. Cette tour de livres baptisée Idiom a été érigée en 1998. Beaucoup de touristes y plongent la tête la première...

    On continue toujours le nez en l'air jusqu'à la place centrale. La place de la Vieille-Ville est située au cœur du centre historique de la capitale tchèque. Les bâtiments anciens, souvent très colorés, qui bordent la place lui donnent son cachet et offrent par leur architecture un raccourci de l'histoire de la cité. Les bâtiments bordant la place sont de styles variés, allant du gothique avec l'église de Notre-Dame du Týn, principale église de la Vieille-Ville depuis le XIVe siècle, au baroque avec l'église Saint-Nicolas.

    Et bien sûr on vient admirer la vieille horloge. L'horloge astronomique de Prague est une horloge astronomique médiévale. L'horloge est située sur le mur sud de l'hôtel de ville. L'horloge aurait été construite par le maître horloger Hanus le 9 octobre 1410. La légende veut que l’on ait crevé les yeux à l’horloger Hanus, pour l’empêcher de reproduire son chef-d’œuvre ailleurs. L'horloge s’anime toutes les heures jusqu'à 21 heures : les Douze Apôtres défilent au-dessus du cadran du haut et la position de la Lune et du Soleil tandis que le cadran du bas affiche le Saint du jour ainsi que les signes astrologiques.

    Jour 4 : direction le château de Prague. Le château de Prague est le château fort où les rois de Bohême, les empereurs du Saint-Empire romain germanique, les présidents de la République tchécoslovaque, puis de la Tchéquie, siègent ou ont siégé. Les joyaux de la couronne de Bohême y sont conservés. Le Livre Guinness des records l'a classé comme étant le plus grand château ancien du monde ; il a en effet une emprise au sol de 570 mètres de long sur 130 de large.

    Et comme la ville possède une vénérable bibliothèque, direction le Clementinum pour admirer l'une des plus belles bibliothèques du Monde ! 

    On ne peut pas déambuler dans la salle mais la visite mérite le coup d'œil. En conséquent, la vue est dégagée...  

    Jour 5 : Le lendemain matin, on démarre par un petit café dans le Černá Madona. Située sur l'élégante rue Celetna, la Maison à la Vierge Noire, est un bâtiment majeur de l’histoire du Cubisme tchèque. Erigée en 1911 et 1912 par Josef Gočár, alors jeune architecte, pour le compte du marchand František Josef Herbst, elle abrita alors un grand magasin au rez-de-chaussée et le Grand Café Orient au premier étage, sur le modèle des grands cafés austro-hongrois.

    Cette Maison à la Vierge Noire reste aujourd’hui un parfait exemple du cubisme dit contextualisé puisque pour répondre aux normes d’intégration dans la Vieille Ville, le bâtiment a dû reprendre un certain nombre de codes de l’architecture Baroque qui prévaut dans le quartier.

    Aujourd’hui, la Maison à la Vierge Noire accueille au rez-de-chaussée le magasin-galerie Kubista, temple du cubisme classique et contemporain à Prague, ainsi que le Grand Café Orient au 1er étage, rouvert après 80 ans de fermeture dans son état originel. Le Musée du Cubisme Tchèque, qui était hébergé dans les étages supérieurs, a en revanche fermé ses portes fin 2012. Les œuvres ont été transférées au grand musée d’art tchèque, la Galerie Nationale de Prague.

     

    Jour 5 : la journée "Beaux arts" ou journée Cerny plus exactement car c'est surtout lui qu'on retrouve aux 4 coins de la ville.

    Installée dans le centre de Prague en 2014, cette gigantesque tête articulée en hommage à Franz Kafka (né à Prague) est un véritable spectacle hypnotique. C’est la dernière œuvre de David Černý et elle est inspirée par l’œuvre La Métamorphose. Cette installation de 45 tonnes, comporte 42 plaques indépendantes reliées à un système de rotation. David Černý (né le 15 décembre 1967, Prague) est l’un des plus célèbres sculpteurs contemporains tchèques, auteur d’œuvres provocantes, alliant humour, provocation, satire sociale et politique. Les œuvres de David Černý font souvent débat parmi le public, cependant à Prague, un certain nombre d’entre-elles inspirent une reconnaissance internationale et elles font maintenant parti des richesses de la capitale tchèque.

    Le Cheval est certainement l’œuvre de Černý la plus photographiée : elle est suspendue au plafond du très beau passage Lucerna, à quelques dizaines de mètres à peine de la célèbre statue équestre représentant saint Venceslas (le saint patron des Tchèques) par Myslbek, sur la place du même nom, un monument national pour les Tchèques. Là encore, le Venceslas de Černý est ironique : il chevauche son cheval à l’envers, celui-ci étant mort, accroché par les sabots, la langue pendante. Si le passage est une destination favorite des touristes, l’artiste avoue quant à lui préférer éviter de l’emprunter.

    Le palais Deym (Deymovský palác) et les incroyables statues qui le dominent. Des statues à l’image de Prague : inattendues et surprenantes ! De style néoclassique, le palais Deym a été construit en 1821 et se trouve tout près de la fameuse rue Národní, une des artère les plus connues et fréquentées de Prague (Café Louvre, Théâtre national…) Après avoir appartenu à différents propriétaires, le palais Deym a été nationalisé en 1948 à l’arrivée des communistes au pouvoir et a accueilli l’ambassade d’Israël de 1948 à 1967. Aujourd’hui, le bâtiment abrite des bureaux mais il est surtout surmonté de trois statues modernes qui surprennent les rares passants qui s’aventurent dans la rue Voršilská. En effet, l’une des statues présente une femme armée d’un fusil quelque peu incongru ! Qui est l’auteur de ces trois intrigantes statues de femmes à la tête de verre ? Trois femmes dans trois positions : l’une est joliment assise, une autre est debout et la dernière, celle au fusil, couchée. L'auteur de ces oeuvres serait l’inégalable David Černý dont les oeuvres sont présentes partout à Prague comme la tête de Kafka, le cheval du passage Lucerna ou encore les bébés de la tour de télévision

    La maison dansante est l’un des bâtiments les plus intéressants de Prague construit à la fin du 20e siècle. Il représente un homme et une femme qui dansent ensemble. Il a été très controversé à sa construction mais aujourd’hui il est l’un des bâtiments modernes les plus acclamés à Prague : il a reçu le prix du design en 1996 par le magazine américain Time. 
    Dans la maison voisine, a vécu l’ancien président de la république tchèque, Vaclav Havel, qui a commandé une étude architecturale du lieu à l’architecte croate Vlado Milunic. La société néerlandaise Nationale Nederlanden a acheté l’endroit en 1992 et a décidé d’y construire un centre administratif.
    Vlado Milunic a invité un architecte de renommée mondiale pour le projet, le célèbre architecte et designer Frank O. Gehry. Ensemble, ils ont construit un bâtiment dynamique qui semble danser sur le quai. Il représente deux danseurs Fred Astair et Ginger Rogers. La tour en verre Ginger s’accroche à la tour en béton Fred, qui a une coupole métallique sur le dessus, représentant des cheveux. On peut y monter et s'attabler à une table du bistro ou sur les bancs de la petite terrasse.


    Une petite pause bière au bord de l'eau dans ce café original.

    Un petit saut grâce à un Bolt pour la visite du Musoleum de Cerny.


    L’artiste tchèque David Černý, connu pour ses œuvres provocatrices et récemment aussi pour sa collaboration avec de grands développeurs, a ouvert une exposition permanente de son travail à Prague.

    Des répliques de sa célèbre Entropa ou de son double-decker faisant des pompes, une Trabant sur pattes, des sexes féminins et masculins déclinés sous de nombreuses formes ou des doigts d’honneur géants : quelques-unes des œuvres les plus connues de l’artiste sont visibles dans ce nouveau musée permanent appelé Musoleum, avec un de ses bébés fétiches accrochés sur le mur du bâtiment comme sur la tour TV de Žižkov.

    Un nouveau Bolt pour rejoindre le mur Lennon, juste en face de l'ambassade de France et de son mignon café de Paris.

    Le quartier de la Kampa est magnifique et possède le musée d'art moderne. IL y a depuis cet établissement un point de vue charmant sur la ville.

    Le mur John Lennon fait partie des choses insolites à voir dans la capitale tchèque. Il se trouve au cœur du superbe et très authentique quartier de Malá Strana où vous pourrez facilement vous rendre après votre visite du Pont Charles ou du Château. À la différence de celui de Berlin, ce mur n’est heureusement pas tombé lors de la Révolution de 1989. Côté esthétique, le mur a hélas peu d'intérêt.

    Les Maminka babies : Ces statues représentant des bébés au visage remplacé par un code-barres sont l’œuvre de l’artiste David Černý. Elles mesurent 350 cm de long et 260 cm de haut. 10 d’entre elles, en polyester, sont accrochées depuis 2001 le long de la tour de télévision de Žižkov, et 3 autres, en bronze, se trouvent dans le parc de Kampa, près du Musée Kampa.

    Jour 6 : Le séjour à Prague se termine par un passage à la poste. C’est l’empereur François-Joseph Ier lui-même qui donne son accord à la construction d’un bureau des postes et des télégraphes à Prague. Le choix se porte sur la rue Jindřišská. Le bâtiment originel est détruit en 1871 afin de laisser place au nouveau. Bien que le projet ait été modifié à plusieurs reprises, le bâtiment de quatre étages est achevé par l’architecte Jan Bělský sur les plans d’Antonín Brandner en 1874. L’édifice dispose de deux grandes cours, dont l’une accueillait les voitures de postes tirées par des attelages. En 1889, le toit est muni d’une verrière. Aujourd’hui, le hall principal sert de salle d’accueil pour les clients de la Poste. Les murs sont décorés de fresques réalisées par Karel Vítězslav Mašek (motifs végétaux, angelots, allégories représentant la Poste et les Transports, blasons de villes).

    Nous quittons la capitale et filons vers l'est. Petit arrêt à Kutná Hora. C'est une ville de la région de Bohême centrale et le chef-lieu du district de Kutná Hora. Sa population s'élevait à 21 417 habitants en 2023. Kutná Hora est célèbre en raison de ses mines d'argent d'où est sorti, au Moyen Âge, jusqu'au tiers de la production européenne ; elles ont permis de financer la construction d'églises, de monuments et de maisons magnifiques inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

    Dans les faubourgs : L’ossuaire de Sedlec est situé dans la chapelle funéraire de Tous-les-Saints du cimetière du monastère cistercien de Sedlec. La chapelle, telle que nous la connaissons aujourd'hui, est le résultat de la restauration entreprise en 1870 par le sculpteur František Rint de Česká Skalice, commissionné par les princes Schwarzenberg de Worlik, aujourd'hui Orlík nad Vltavou, alors propriétaires du cimetière. On estime à quarante mille le nombre de personnes dont les restes sont entreposés dans l'ossuaire.

    En fin de journée, nous arrivons à Telc. Il est difficile de s’imaginer une ville plus féerique que Telč. Une place évoquant les contes de Hans Christian Andersen, un château romantique et des étangs limpides entourant la ville, Telč est l’exemple le plus parfait de la Renaissance italienne au nord des Alpes et l’une des villes avec la plus belle place d’Europe. Elle a été légitimement inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.


    Jour 7 : aller plus vers l'est, vers Olomouc ou pas ? Telle est la question ce matin. Mais les visites sont plus nombreuses dans le sud, alors direction Jindřichův Hradec après un petit arrêt à Slavonice à la frontière autrichienne.
    L’élégant château Renaissance, se reflétant à la surface de l’étang Vajgar, est le symbole de Jindřichův Hradec depuis des siècles. Sa situation idéale, au carrefour de routes vers des destinations lointaines, a permis à la ville de se développer rapidement grâce au commerce international. Grâce à sa longue tradition et ses monuments historiques, Jindřichův Hradec est devenue un vrai centre culturel et social. L’apparence de la ville a été fortement influencée par les lubies et les caprices des dynasties de Hradec, Slavat ou Černín, qui ont tour à tour développé et négligé la ville. La Renaissance a laissé une empreinte durable sur la ville où les maîtres italiens ont réussi à imprimer la légèreté et le charme de la Méditerranée au paysage ondulant de la Bohême du Sud.

    Un café cyclo dans un pays sans cyclo... On continue vers le sud ouest avec un nouvel arrêt à Trebon.

    En fin de journée, on arrive à Český Krumlov. Si la ville et son château ont été fondés au 13ème siècle, une grande partie de l’architecture du centre historique de Český Krumlov date d’une période comprise entre le 14ème et le 17ème siècle (gothique, Renaissance et baroque)Český Krumlov est l’exemple typique de la petite ville médiévale d’Europe centrale ayant vécu cinq siècles d’existence paisible. Laissée à l’abandon sous le communisme ce n’est qu’après la révolution de 1989 que la ville et ses 300 bâtiments historiques ont été restaurés. Aujourd’hui, c’est une ville au charme fou avec ses trois ponts !

    Český Krumlov, c’est aussi et surtout un château avec de jolies douves qui domine la rivière Vltava. Construit au 13ème siècle et restauré au 16ème dans le style Renaissance, l’énorme complexe de bâtiments surplombe fièrement la ville de son éperon rocheux. Si vous faites l’ascension de sa tour, vous verrez jusqu’aux montagnes de la Šumava (Forêt de Bohême). Une fois passée la porte principale du château, vous trouverez une succession de cours décorées de sgraffites et de peintures murales puis, après un pont couvert, vous découvrirez un superbe théâtre baroque et des jardins copiés sur ceux de Vienne (fontaine rococo, lac et théâtre en plein air l’été).

    Facile d’accès, la pittoresque petite ville de 12.000 habitants est traversée par la Vltava et ses méandres. Elle se trouve en Bohême-du-sud, à 180 km au sud de Prague et près de la frontière autrichienne. Y passer une nuit permet d'apprécier pleinement les charmes de cette superbe ville médiévale. Les Chinois, qui en sont fous, en ont même crée une réplique près de Canton ! Ils sont nombreux d'ailleurs à arpenter les petites ruelles de la cité.

    Jour 8 : on refait un tour dans Český Krumlov avant de partir. 

    On continue notre circuit par la ville de České Budějovice. Fondée en tant que ville royale dès la seconde moitié du XIIIe siècle. Grâce à sa situation avantageuse sur l’ancienne route du sel reliant Prague et Linz, bien plus tard desservie par la première ligne de tramway hippomobile d’Europe, la ville de České Budějovice a vite connu un essor florissant, devenant une cité importante. Malgré les guerres fréquentes et les incendies au cours du Moyen Âge, de nombreux monuments historiques ont été conservés jusqu’à nos jours, permettant aux visiteurs de les admirer. Après cette pause, direction la célèbre Pielsen. 

    Jour 9 : voilà après Pielsen, direction la frontière pour le voyage retour.


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  • Tous les chemins mènent à Rome mais plusieurs conduisent à Naples alors pourquoi ne pas humer l'air du beau golfe ? Il y a toujours quelque chose à voir ou à revoir (même 40 ans plus tard). Et comme dit, les billets d'avion coûtent toujours moins chers qu'un plein d'essence !

    Le second jour démarre, après un court trajet en métro (propre et sûr) par la visite de l'église du Gesu Nuovo puis juste à côté, la basilique Santa Chiara et son monastère. Un havre de paix splendide.

     

    Maradona a remplacé la madone depuis longtemps. Le culte a gagné toutes les rues de Naples pavoisées en bleu et blanc. Il reste bien quelques autels fleuris et illuminés dans des ruelles sombres et humides de Naples mais les vagues de bleu et blanc ont pris largement le dessus.

    Après le monastère et grâce au funiculaire "centrale" nous grimpons jusqu'au parc Floridiana. Un autre havre de paix et de calme avec une vue extraordinaire sur le golfe.

    Après cette journée de belles visites et de bonne marche, un plat d'anchois frits est indispensable suivi d'autres bienfaits régionaux.

    3e journée : on prend le train (pas cher, ponctuel, sûr et propre, malgré l'aspect extérieur) pour Herculanum. Il faut ajouter que toutes les gares, même les plus petites ont encore un guichetier et qu'il est dès lors facile de prendre un ticket et de voyager sur le réseau italien.

    Pas de touristes sur le site d'Herculanum mais de nombreux groupes de collégiens et de lycéens italiens et étrangers.

    Après cette bonne visite, on reprend le train et direction Sorrente. Pays de la marqueterie (n'est-ce pas Albert ?) et du citron.

    Au retour, dîner dans le quartier gare comme toujours.

    4e jour, à nouveau le train pour Paestum. 2 aller-retour chaque matin depuis Naples en 1h30 environ . Paestum possède certains des temples grecs les mieux préservés du monde.

    Ce soir autre resto dans notre quartier avec pizza cette fois.

    Au programme du 5e jour, les villas vésuviennes. Donc à nouveau direction la gare pour Herculanum. On commence par la villa Campolieto.

     

    Un peu plus loin la villa Ruggiero est fermée mais la rue principale est plantée de demeures anciennes d'une riche époque maintenant révolue. Ensuite direction la villa reale di portici ou palais royal. 

    Le palais royal de Portici est une demeure historique que Charles de Bourbon a fait construire comme résidence pour la dynastie des Bourbons de Naples, avant d'édifier un palais plus imposant à Caserte.

    Il se trouve à Portici, commune attenante à Naples, à l'intérieur d'un vaste parc doté d'un jardin à l'anglaise et d'un amphithéâtre.

    Ici aussi, on adore les mêmes dieux.

    Retour sur Naples et dernier dîner avec une autre spécialité napolitaine, les pâtes à la genovese (oignons). Demain, retour sur Basel, de justesse avant les gros coups de vent.


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  • Ce matin, direction le pays d'Arlequin ou plutôt le pays de la couleur. Près du pont du Rialto, embarquement sur le ferry numéro 12 pour un voyage de 45 minutes environ. Nous ne descendons pas au 1er arrêt pour voir le cimetière (l'attente étant trop longue et la journée trop courte). Donc, nous poursuivons jusqu'au 2e arrêt, Murano. Après sa visite, direction Burano, réembarquement au phare avec une longue queue de visiteurs devant nous. Mais efficacité italienne, un bateau vide vient charger tout ce beau monde. 

     

    L'arrivée des visiteurs au 1er coude du canal après de débarquement ! Cafés et boutiques sont prises d'assaut.

     Pourtant il suffit de faire quelques pas pour se retrouver seuls.

    A 100 mètres on est pas mal du tout !

    Burano est réputée pour ses petites maisons peintes de couleurs vives. À l'origine, les pêcheurs peignaient leur maison de différentes couleurs pour se repérer et reconnaître leur maison en cas de brume (dans cette région le brouillard est particulièrement dense, surtout en hiver). Aujourd'hui encore, les habitants ont l'obligation de repeindre leur maison une fois par an de cette même couleur.

    La balade est tranquille et magnifique. C'est un coin encore authentique avec ses habitants, ses pêcheurs.

    San Martino est la seule église de Burano. À l’intérieur sont notamment conservés une crucifixion de Tiepolo et un miracle de saint Alban attribué à Zanchi. Cette œuvre s’inspire d’une légende : les eaux auraient poussé jusque-là une sorte de sarcophage que les pêcheurs ne réussirent pas à soulever. À la surprise générale, les enfants y parvinrent. Lorsqu’on l’ouvrit, on découvrit les reliques de saint Ours de Burano, de saint Alban, de Saint Dominique, qui furent portées en procession à travers l’île. Le campanile n'est plus à la verticale. La portance du sol au niveau des fondations n'y est pas étrangère (comme pour plusieurs édifices en hauteur à Venise).

    Les départs des ferry étant limités, il faut garder un œil sur sa montre pour rentrer sur Venise, d'autant que le flot de touristes reste important et les places à bord comptées.


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  • Ce matin, ambiance étrange, des ouvriers travaillent aux quatre coins des salles du musée et des familles sont installées au beau milieu. Tout est très calme, un silence étrange flotte dans l'air.

    Véritable « exposition dans l’exposition », 13 sculptures de l’important artiste américain Duane Hanson (1925–1996) sont également présentées, formant un concentré rétrospectif de son travail. Les sculptures engagent un dialogue direct avec les œuvres de la collection et l’architecture du musée, tout en dirigeant notre attention sur les visiteurs et les collaborateurs de la Fondation Beyeler.

    Duane Hanson naît le 17 janvier 1925 à Alexandria, ville du Minnesota. Il grandit au sein d'une famille de fermiers puis entre 1944 et 1947, il réalise des études artistiques dans différentes universités américaines. Il enseigne quelques temps l'art au lycée puis en 1951 il est diplômé d'une maîtrise en beaux-arts par l'Académie d'art de Cranbrook (Michigan). Il réalise sa première exposition personnelle un an plus tard, à la Wilton Gallery dans le Connecticut.

    «Mon travail montre des gens qui sont dans un état assez désespéré. Je donne à voir le ras-le-bol, la fatigue, l’âge, la frustration. Ces gens ne peuvent pas entrer dans la compétition. Ils sont psychologiquement handicapés.» Duane Hanson.

     Il acquiert une renommée internationale de son vivant et expose en Europe. Son engagement social ne faiblit pas, en plus de critiquer le système américain il mobilise le spectateur lors de ses expositions. En poussant le voyeurisme à l'extrême, Duane Hanson met le spectateur au rang d'acteur direct des situations qu'il côtoie, et lui rappelle qu'il est lui-même membre partie prenante de cette société. Ses sculptures appartiennent à deux extrêmes, le Pop Art et le post-modernisme

    Dans les années 1960, il parcourt l'Europe et y enseigne. Il réside quatre ans en Allemagne où il présente sa première exposition personnelle, à la galerie Netzel, à Worpswede. L'artiste allemand George Grygo lui fait découvrir ce qui deviendra ses matériaux de prédilection : la résine de polyester et la fibre de verre. A partir de 1966, il fabrique ses premiers moulages figuratifs à partir de fibre de verre et de vinyle. En 1967, il réalise War, une sculpture lourde de critique sociopolitique, où il associe pour la première fois ces nouveaux matériaux. 

    Qui va se faire croquer ?

    Les premières sculptures sont moulées à partir de personnes réelles et peintes pour donner à la peau un aspect réaliste. Elles témoignent d'une critique sociale très dure où il met à nu la société américaine des Trente Glorieuses, consumériste et inégalitaire. Ces personnages présentent une attitude apathique et un regard ennuyé, lointain et dégagé de leur environnement.

    Dans chaque salle, il y a des relations entre les sculptures de Duane Hanson et les œuvres présentes au musée.  


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  • A 4 heures 30 d'avion de Bâle / Mulhouse, voilà une destination agréable pour passer les fêtes. Bien sûr, on pourra crier à l'hérésie des voyages en avion et pourtant, cette compagnie low-cost permet à des centaines de familles de vivre correctement dans cette station balnéaire. Des centaines d'hommes aux cuisines, aux services, à l'entretien qui ne seront pas obligés de quitter leur pays sur un canot pneumatique. Easy fait plus que tous les financements (européens, mondiaux) pour maintenir l'activité et la vie de ces familles.

    En plus, la déco est super chouette. Chansons de Noël en prime toute la journée.

    Les fonds de la mer Rouge sont magnifiques ; les sorties en snorkeling sont inoubliables (on n'est pas obligés de faire du quad dans le désert !). 

    Des crèches, des petites, des grandes dans un pays musulman ; c'est pas à Béziers qu'on peut voir ça ...

    Magnifiques jardins où œuvrent des dizaines d'employés.

     

    L'eau est à 25 degrés.

    Tous les jours une petite sortie (mais attention aux poissons lions et aux murènes...)

    Nombreux moments festifs pour chaque journée.

    Même à l'aéroport, on trouve une belle déco colorée (rien à l'Euroairport de Bâle/Mulhouse/Fribourg !!!)


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  • Un mois d'octobre fantastique (merci au réchauffement climatique) qui invite à voir notre région et celle de notre proche voisin, la Forêt Noire. Après La bibliothèque de sankt Peter, le Titisee et la ville de Freiburg, direction le Schwartzwald et sa route du coucou. La nouvelle journée démarre par l'Ecomusée de Gutach avec ses belles fermes.


    Le jour suivant, c'est direction Schiltach et ses magnifiques maisons à colombages. 

    De femme à chapeau à pompons (Bollenhut) comme celle-ci, ne comptez pas trop en voir, c'est un peu comme une alsacienne à nœud...introuvable. Es war einmal...

    A quelques minutes en voiture de Triberg, capitale allemande de l’horlogerie, et plus précisément à Schonach se trouve une fabuleuse curiosité, une horloge à coucou grandeur nature ! Du haut de ses 15 mètres, elle est devenue une véritable attraction touristique, on peut même entrer à l’intérieur afin de découvrir le mécanisme à la fois gigantesque et minutieux de l’horloge ! Cette dernière figure d’ailleurs dans le livre Guinness des records depuis 1984, et a été désignée la première plus grande horloge à coucou du monde en 2001 ! (depuis, plusieurs municipalités se disputent ce titre)

    Arrêt à St Georgen (ville de la marque Dual) pour la visite du musée du gramophone.
    En 1907 deux frères allemands, Josef et Christian Steidinger, fondent à Sankt Georgen en Forêt-Noire l'entreprise Gebrüder Steidinger, Fabrik für Feinmechanik ; Steidinger Frères, Mécanique de précision. En 1911 Christian Steidinger dirige seul avec quelques employés l'entreprise qui produira des composants de gramophone puis le mécanisme à ressort complet. Son nom actuel, Dual, vient d'une invention de l'ingénieur Emil Knecht commercialisée en 1927 ; un mécanisme dual d'entraînement du disque combinant un moteur électrique et un moteur à ressort. Ce dispositif permettait d'utiliser l'appareil n'importe où. Dans les années 1930 les gramophones entièrement électriques apparaîtront grâce à l'ingénieur Hermann Papst, préfigurant les futurs tourne-disques. Dual introduira également sur le marché des lecteurs de cassette audio et vidéo, des lecteurs de disque laser, des amplis et autres appareils Hi-Fi jusque dans les années 1990. 

    Le 1er réveil matin

    Et on finit à Furtwangen, au musée de l'horlogerie.


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  • Le mois d'octobre est le plus beau mois en Alsace, disons qu'il est le trio de tête. Durant quelques jours, une vague d'or recouvre les coteaux puis les forêts des Vosges. 

    Une des belles étapes se trouve à Turckheim.

     

    Avant d'arriver à Niedermorschwihr, reconnaissable à son clocher vrillé.

    En ce mois d'octobre, les vendanges sont terminées, seul le raisin des "vendanges tardives" profite de ces magnifiques journées.

    En suivant la véloroute du vignoble, on aperçoit les murailles de beaux châteaux. Le plus emblématique étant le Haut-Koenigsbourg.

     

    Celui de Kientzheim est très beau. 


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  • Maintenant qu'un plein d'essence coûte plus cher que 2 aller-retour pour Venise, 81 euros en l'occurrence, pourquoi ne pas en profiter et déambuler dans la ville aux 438 ponts, la Sérénissime ?

    Notre hôtel se situe à l'hyper centre, c'est hyper pratique quand même ! Nous prenons la navette depuis l'aéroport. La gondole bon entre canots à moteur, vaporetto, bateaux taxis et motorscafi, le romantisme est difficile à trouver sur les canaux.

    Sur le grand canal, ça roule dans tous les sens.

    Musée Peggy Guggenheim : Il était une fois Peggy Guggenheim. Excentrique, bohème, cette richissime américaine a connu, aimé, fréquenté tous les artistes du XXe siècle. Et surtout, elle était dotée d’un regard hors du commun. Peggy savait reconnaître le vrai talent et repérer entre toutes les toiles celles qui allaient marquer leur temps.

    En 1947, elle rachète à Luisa Casati le palais Venier dei Leoni. Construit en 1748 le long du Grand Canal, il est inachevé, un seul étage a été bâti. Elle en fait sa résidence et, après avoir présenté sa collection à la Biennale, l’installe dans sa demeure. Cette extravagante mécène y organisera ensuite les premières expositions italiennes de Jackson Pollock et de Mark Rothko. Après son décès, elle fait don de cette maison-musée à la fondation Solomon R. Guggenheim qui la gère depuis et qui organise à côté des toiles de Picasso, Léger et Mondrian, des sculptures de Brancusi et Calder, des expositions temporaires d’autres artistes.

    Des œuvres diverses dans un bel écrin et une atmosphère sereine.

    Belle vue depuis le campanile san Giorgio Maggiore.

    Il suffit de suivre les canaux et de se laisser surprendre.

    Impossible de réserver des billets en ligne quelques jours avant la date prévue, tout est pris. On fera donc la queue pour entrer dans Saint Marc. L'attente au final sera très courte, 20 mn si je me souviens bien.

    Un billet complet pour l'ensemble des trésors sera pris. La vue depuis la terrasse est sublissime.

    Et comme prévu, c'est vers 11h30 que le chœur est illuminé et que mosaïques et peintures se laissent admirer.

    La visite de l'expo (Marlene Dumas) dans le (beau) palazzo Grassi (collection Pinault) nous laisse sceptiques et pantois.

    Mon coup de cœur va au centre culturel européen à la villa Mora. Le lieu lui même est particulier avec ses petites salles, ses étages, ses recoins, un labyrinthe attachant, loin de l'alignement des salles d'exposition habituelles. Ensuite, ce qui est surprenant, c'est la variété des techniques, la profusion des formes, la diversité des œuvres dans cet environnement incroyable. Et pour ne rien gâcher, c'est la gratuité de la visite. 

    Le séjour, finira dans ce quartier agréable. Un coin à siroter paisiblement un spritz ou une bière...


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