• Haïfa

    Nous logeons au pied des jardins en terrasses. Impressionnants ! C'est notre avant dernier jour; sitôt les valises bouclées, nous laissons l'auto à mi-hauteur et nous gravissons la colline, 30 à 40 mn de marche pour atteindre l'entrée supérieure des jardins d'où démarrent les visites guidées (obligatoires). A cette heure là, elle sera en russe...

    Entrée intermédiaire et sortie de la visite guidée.

    Les terrasses baha'ies du centre mondial baha'i, connues aussi comme les jardins suspendus de Haïfa, sont des jardins en terrasses autour du mausolée du Báb sur le mont Carmel près de Haïfa. Décrites comme l’une des huit nouvelles merveilles du monde, c’est une des attractions touristiques les plus visitées d’Israël. L’architecte en est Fariborz Sahba, d’origine iranienne, maintenant établi au Canada.

    Le Mont Carmel a toujours été lié à l'abondance et la fertilité, comme en témoigne son nom "kerem," ou le vignoble.

    Le Mont Carmel est un lieu sacré pour les juifs et chrétiens. Il l’est également pour la foi Baha’i qui y a établi son centre mondial, administratif et spirituel.

    Depuis des temps ancestraux, le Mont Carmel a été qualifié par les Baha’is, de « Montagne du Seigneur ».

    Il abrite le Mausolée du Báb à la coupole dorée, ainsi que la Maison universelle de justice. Tout autour de la Maison universelle de justice, sont construits, un centre d’études des textes, un bâtiment des archives et le Centre international d’enseignement.

    Le Mausolée du Báb est l'un des symboles les plus particuliers de Haïfa. Il est entouré de spectaculaires jardins en terrasses sculptées dans la montagne.

    Un peu d’histoire :

    Le Mont Carmel était déjà connu pour être un lieu saint dans l'Antiquité. Pour les Baha’is, il revêt une importance particulière car il est le Centre Mondial de leur foi.

    A la fin du XIXe siècle, le fondateur de la religion Bahá'í, Bahá'u'lláh, fut chassé de son pays de naissance, la Perse (l’Iran d’aujourd’hui). Son exil forcé l’a mené d'abord à Bagdad, puis à Constantinople (aujourd'hui Istanbul), Adrianopol (Edirne), et enfin à Akko (anciennement Saint Jean d’Acre), qui était à l’époque une colonie pénitentiaire dans l'Empire Ottoman. Sa dernière demeure fut Bahji, qui se trouve juste à l'extérieur d’Akko.

    Nous arrivons à l'entrée supérieure.

    Les terrasses baha'ies se composent de neuf cercles concentriques formant la géométrie principale des 18 terrasses. Les jardins s'étendent sur presque un kilomètre depuis le Mont Carmel, couvrant environ 200 000 mètres carrés de terres. Ils sont reliés entre eux par des séries d'escaliers le long desquels coulent deux canaux artificiels en cascades.

    Les lieux saints bahá’is témoignent d’une valeur universelle exceptionnelle, car le mausolée de Bahá’u’lláh et le mausolée du Báb, les lieux les plus saints de la foi bahá’ie constituent un témoignage exceptionnel de la tradition puissamment enracinée du pèlerinage bahá’i qui s’est développée au siècle dernier et qui attire de nombreux fidèles venus de partout dans le monde. Ils ont aussi un sens profond et sont précieux pour les adeptes de la foi bahá'ie en tant que sites sacrés associés aux deux fondateurs de ce courant religieux.

    Le site est composé de deux structures historiques : le manoir et le sanctuaire de Bahá’u’lláh. Le sanctuaire de Bahá’u’lláh est le lieu de sépulture du prophète, représentant donc un lieu saint de pèlerinage pour les membres de la foi Bahaï. Les croyants à travers le monde, tournent leur cœur et leur visage en direction du sanctuaire du Bahá’u’lláh chaque jour alors qu’ils chantent certaines prières et ils aspirent à se rendre en pèlerinage sur le site au moins une fois dans leur vie. Ce site était connu sous le nom de Bahjí ou el-Bahjí, ce qui signifie « lieu du bonheur » avant même que Bahá’u’lláh n’y vive. 

    Bahá’u’lláh a vécu en Perse au 19ème siècle, époque au cours de laquelle les préjudices et la superstition régnaient. C’est dans cet environnement qu’il a diffusé une théorie plus sophistiquée avec un dieu unique, dont le but était d’éduquer la race humaine par ses messagers révélant la volonté de dieu à l’humanité d’une génération à l’autre. Toutes les religions enseignent les mêmes principes spirituels fondamentaux, bien qu’elles puissent être différentes l’une de l’autre dans leur théorie sociale secondaire. Bahá’u’lláh indique que l’humanité entre dans l’âge de la maturité tant attendu, au cours duquel elle découvrira tout son potentiel, l’unité de la race humaine. Il est évident qu’une telle théorie était totalement contraire aux opinions ancrées et aux valeurs de son temps. Le nouveau mouvement a été persécuté aussi bien par les religieux que par le gouvernement. Un grand nombre des premiers disciples fut exécuté par des moyens les plus cruels. En dépit de sa noble lignée, Bahá’u’lláh a lui aussi souffert de ces persécutions, il a été envoyé dans un sombre cachot à Téhéran appelé « le trou noir » 

     

     

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