• Vers Van

     

    Nous quittons Dogubayazit et la frontière iranienne pour rejoindre Van. Un objectif mainte fois remis à plus tard... Nous allons à nouveau traverser des zones froides où les habitations sont rares.

    La route est un "spectacle" sans fin. Le décor aux sommets enneigés, bien sûr, mais aussi les constructions singulières. 

     

     

     

     

    Après de vastes plateaux enneigés, les zones humides font leur apparition. Le dégel provoque d'importantes montées d'eau au fur et à mesure de l'approche du lac.

    Et voici le lac de Van !

    Après une rapide installation à l'hôtel, direction la citadelle et son magnifique point de vue.

    Van est une ville de Turquie orientale située sur la rive orientale du lac de Van. Préfecture de la province du même nom, elle compte 284 464 habitants en 2000. Même si aucun chiffre officiel n'est fourni, il semble certain que la population de la ville est majoritairement kurde. Avant le génocide de 1915, elle était peuplée majoritairement d'Arméniens. Au cours de la Première Guerre mondiale, la majorité des 192 000 Arméniens de Van fut décimée par les troupes ottomanes lors du génocide arménien. Le nouveau gouverneur de Van, Jevdet Bey, vouait une haine particulière envers les Arméniens et ordonna rapidement la mobilisation de 4 000 soldats arméniens afin de laisser une ville sans défense possible. Par la suite, sous prétexte de recherche d'armes, les gendarmes turcs entrent dans les villages environnants et massacrent les populations arméniennes. D'après l'ambassadeur Henry Morgenthau, Jevdet, à l'approche des armées russes, ordonna le 20 avril 1915, l'exécution d'une Arménienne qui voulait entrer dans la ville et de deux hommes venus l'aider. Ce fut le début de la révolte contre les Turcs et en faveur des Russes, seuls capables de mettre fin à une situation rapidement désespérée face à la diminution des munitions et des vivres.

    La forteresse de Van est une fortification en pierre construite sous l'antique royaume d'Ourartou au cours du ixe et du VIIe siècle av. J.-C., elle est le plus grand exemple de son genre architectural. Elle surplombe les ruines de Tushpa, la capitale antique ourartéenne pendant le IXe siècle qui se situait sur l'abrupt de la falaise escarpée où se trouve maintenant la forteresse. Un certain nombre de fortifications similaires ont été construites dans tout le royaume d'Ourartou, habituellement coupé dans des versants de colline et des affleurements à cheval entre les actuelles Arménie, Turquie et Iran. Des occupants successifs tels que les Arméniens, les Romains, les Mèdes, les Perses achéménides et sassanides, les Arabes, les Seldjoukides, les Ottomans et les Russes ont chacun contrôlé la forteresse à un moment ou un autre. La forteresse antique est située juste à l'ouest de Van et à l'est du lac de Van.

    Les Russes prirent finalement Van à la fin du mois de mai 1915 mais en août 1915, une victoire sur l'armée russe permit à l'armée ottomane de revenir à Van où la prise de la ville, après une violente bataille, provoqua la mort de 100 000 habitants. En septembre 1915, les Russes forcèrent les Turcs à se retirer de nouveau. Mais avec la révolution russe de 1917, les troupes quittent la ville et laissent la porte ouverte à l'armée ottomane qui reprend le contrôle de la ville jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale. Par le traité de Sèvres, la ville fut ensuite brièvement incorporée à la première République d'Arménie en 1920, mais fut rapidement reprise par les armées turques d'Atatürk la même année.

    La ville ancienne, au pied de la citadelle (Van Kalesi), ayant été complètement rasée et vidée de sa population, la ville actuelle fut reconstruite quelques kilomètres plus loin à partir des années 1920. Elle fut victime d'un très violent séisme dans les années 1950.

    Les parties inférieures des murs de la citadelle de Van sont construites de basalte non jointoyés, tandis que le reste est construit à partir de briques de terre et de traverses de bois.

    Eh voilà, le sixième jour prend fin. Demain, "grande" journée avec de belles visites au programme.

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  • Commentaires

    1
    Gigi
    Samedi 11 Mai à 09:14

    GRAAAANDIOSE !

    sarcastic  Où sont les arbres ? Les quelques présents paraissent si chétifs....

     Météo peu clémente? Murets remparts?

    Chapeau aux habitants , les conditions de vie ne doivent pas être simples au quotidien. Le coeur sur la main cependant...

    2
    Samedi 11 Mai à 10:52

    Oui Gigi, spectaculaire ! En fait, l'altimètre indique presque constamment des altitudes de 2000 mètres voire plus; et Van se trouve à 1700m, tandis que Dogu se situe à 1600m. Donc la neige est assez ordinaire à ces endroits là. Mais y vivre tient d'une grande volonté. Les automobiles sont très rares, de même que les transports en commun; d'ailleurs pour aller où ? Les villes ou même les bourgs sont tout aussi rares; l'isolement est total; autarcie complète. ..

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