• Miyajima

    Itsukushima est sans doute la visite la plus évidente de Miyajima. L'île reste l'une des destinations favorites de voyage au Japon et le passage par son célèbre sanctuaire est d'ailleurs presque inévitable.

    Il faut dire que la zone qu'il englobe, y compris le célèbre torii, constitue non seulement l'une des trois plus belles vues du Japon selon les Nihon Sankei mais appartient également au patrimoine mondial de Unesco. Excusez du peu. Cette grande porte rouge mesure 16 mètres de haut et pèse 60 tonnes. Situé à 160 mètres du sanctuaire, le torii originel a été bâti il y a plus de 1.400 ans mais reconstruit à plusieurs reprises au cours de son histoire ; la version actuelle remonte aux années 1870.

    Alors, un court transfert avec le ferry et nous voici sur l'île.

    L’île d’Itsukushima, dans la mer intérieure de Seto, est un lieu saint du shintoïsme depuis les temps les plus reculés. Les premiers sanctuaires ont probablement été érigés au VIe siècle. Le sanctuaire actuel date du XIIIe siècle.

    Les bâtiments d’Itsukushima-jinja appartiennent à la tradition architecturale shintoïste au Japon, dans laquelle une montagne ou un objet naturel devient le centre d’une croyance religieuse vénéré depuis un sanctuaire, généralement construit au pied d’une montagne. Les bâtiments du sanctuaire, harmonieusement disposés au sein du bien, sont situés sur la mer et le paysage, trinité composée de l'architecture humaine au centre, de la mer au premier plan et de la montagne à l’arrière-plan, sont reconnus comme un modèle de beauté panoramique au Japon. Les sites témoignent d'une grande qualité artistique et technique et sont uniques parmi les bâtiments de sanctuaires existants au Japon. Le sanctuaire est une œuvre architecturale exceptionnelle et unique qui combine création humaine et éléments naturels. C'est le témoignage tangible des grandes réalisations de Taira no Kiyomori.

    C'est la marée basse... 

    Le bien comprend dix-sept bâtiments, trois autres structures qui forment deux complexes de sanctuaires (le complexe Honsha, le sanctuaire principal, et le complexe Sessha Marodo=jinja) et des bâtiments annexes, ainsi qu’une zone boisée autour du Mont. Misen.

    Le bien est un temple shintoïste, religion polythéiste basée sur la vénération de la nature, dont l'origine remonte aux temps primitifs. Au cours de sa longue histoire, il s'est développé en une religion devenue unique dans le monde, en adoptant des influences venues du continent à combiner avec ses propres traditions indigènes. La vie spirituelle japonaise est profondément enracinée dans cette religion.

    Trois étangs de forme ronde sont situés autour du Sanctuaire d’Itsukushima.

    On raconte que ces étangs sont apparus en une nuit lorsque le Sanctuaire fut construit pour la première fois sous le règne de l’Impératrice Suiko. C’est pourquoi à cette époque les hommes furent convaincus que la construction du sanctuaire répondait à la volonté divine.

    Ces étangs ont servi de réservoir à eau lors d’incendies survenus à marée basse, mais ils donnèrent également un caractère unique au sanctuaire.
    L’étang situé tout près du sanctuaire Marodo s’appelle Kagami-no-ike (L’étang Miroir). Il fait partie des 8 fameux paysages de Miyajima. Le reflet de la lune dans l’Etang Miroir était tellement beau qu’il a été utilisé à maintes reprises dans des Tanka (poème à 31 syllabes) et dans des Haikus.

    L’idée de construire un bâtiment sur l’eau peut paraître insensée, mais il s’agissait peut-être d’une tentative de reconstruire le mythique Ryugu-jo (Palais Dragon) pour la déesse de la mer, vénérée à Itsukushima.

    Ou bien encore s’agit-il d’une manifestation de la croyance en la Terre Pure bouddhiste sous la période Fujiwara. En effet, on pensait que lorsque les gens mouraient, leur âme était transportée en bateau vers le « monde suivant » : le Gokuraku Jodo (La Terre Pure bouddhiste).

    Quelle qu’en soit la raison, ce sanctuaire est un magnifique site qui mêle harmonieusement l’oeuvre de l’Homme et celle de la Nature.

    C'est aujourd'hui une journée particulière puisque c'est le kangensai.

    Ce festival a lieu à une date flottante correspondant au 17e jour du 6e mois du calendrier lunaire, se situant entre la fin juillet et le début août. La date précise se trouve sur le site de l'office du tourisme de Miyajima.

    Les lanternes que l’on voit actuellement dans le Sanctuaire d’Itsukushima sont faites de bronze et datent de début 1900, elles ont été fabriquées d’après le modèle de celles de 1366.

    16:00 : Cérémonie Shinto Hatsurensai au Sanctuaire d’Itsukushima

    Le kangen est une musique de cour associant la flûte, des tambours et des instruments à corde. Dans l'ancienne capitale, les nobles aimaient assister à des concerts kangen sur des bateaux flottant sur les étangs ou les rivières. Il y a à peu près 800 ans, Taira-no-Kiyomori (1118-1181), le seigneur de guerre des dernières années de l'époque Heian, fit construire le sanctuaire de Itsukushima sur l'île de Miyajima et y introduisit nombre de coutumes de l'époque afin de célébrer une cérémonie dédiée aux dieux. Ce rituel shinto ce développa par la suite en un festival raffiné et dynamique, réminiscence de la période Heain où la culture des nobles était florissante. C'est aujourd'hui l'un des trois principaux festivals sur l'eau du Japon.

    La seule et unique scène Nô construite sur l'eau.

    La première représentation de théâtre Nô au sanctuaire fut donnée en 1568 avec la venue du plus prestigieux acteur de Nô de l’école Kanze. D’après les documents historiques, la pièce fut jouée au bord de la mer sur ce qui semblait être une scène temporaire près du sanctuaire.

    La mer remonte, il est temps d'embarquer.

    Cette cérémonie, l'une des plus belles du Japon, honore chaque année les dieux shinto. Les habitants de Miyajima racontent que Taira-no-Kiyomori (1118-1181), chef guerrier des dernières années de la période Heian fit construire le sanctuaire Itsukushima. Les coutumes ancestrales de l'île furent alors regroupées et célébrées à l'occasion d'un festival dédié aux divinités du sanctuaire. La gracieuse fête de Kangensai, aux milliers de lanternes accrochées aux navires qui se reflètent dans l’eau, aux habits colorés des participants et à la musique si particulière, était née . 

    17:00 : Le sanctuaire portable est transporté vers le bateau Goza et la flotte quitte le Sanctuaire en direction du Torii.

     

    17:40 : De la musique de cérémonie Gagaku est jouée au Torii. Après la représentation, les bateaux naviguent en direction du Sanctuaire Jigozen.
    Pour la suite : 21:00 : Quand les bateaux arrivent sur le rivage en face du Sanctuaire de Nagahama, les gens de Miyajima l’accueillent avec des lanternes de papier. On joue a nouveau de la musique Gagaku puis les bateaux quittent le rivage, on fait pivoter 3 fois le bateau Goza à l’aide des bateaux à rame Eba et les bateaux se dirigent vers le Sanctuaire Omoto. 

    • 21:40 : Spectacle de musique Gagaku sur le rivage en face du Sanctuaire Omoto.
    • 22:00 : Spectacle de musique Gagaku en face de l’Hitasaki qui se trouve au bord de la scène ouverte du Sanctuaire d’Itsukushima.
    • 22:30 : Spectacle de musique Gagaku en face du Sanctuaire Marodo. Les bateaux entrent dans le Masugata et pivotent 3 fois tout en continuant à jouer de la musique Gagaku. C’est le grand final du Festival.
    • 23:00 : Le sanctuaire portable est rapporté au Sanctuaire d’Itsukushima.

    La journée n'est pas tout à fait finie pour nous, il faut reprendre le ferry puis le car, direction Hiroshima.

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