• Eglises de la Paix Swidnica et Jawor

    Du côté des églises, je croyais en avoir fait le tour ; pourtant là encore la journée nous réserve de belles surprises. En partant de Wroclaw sous une petite bruine, nous arrivons à Swidnica. La Friedenskirche (en français : église de la paix, en polonais : kościół pokoju) dédiée à la Sainte Trinité est une église évangélique-luthérienne de Silésie située à Świdnica (Schweidnitz jusqu'en 1945). Elle appartient au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2001..

    L'église de la paix de Schweidnitz est l'une des trois églises luthériennes qui ont été édifiées après les traités de Westphalie de 1648 en Silésie pour célébrer la paix retrouvée dans le Saint-Empire romain germanique. Ses traités seront à la base de la configuration de l'Allemagne jusqu'en 1806. Les communautés protestantes de Silésie, région catholique, eurent donc le droit de construire une église de la paix à Glogau (elle a entièrement brûlé en 1758), une autre à Jauer et celle-ci. Mais elles devaient être construites uniquement en bois, sans clous et se trouver en dehors des murs de la ville.

    La Friedenskirche de Schweidnitz a été édifiée en dix mois par un architecte de Breslau, Alfred von Saebisch (1610-1688), du 23 août 1656 au 24 juin 1657, jour où a eu lieu le premier culte en ses murs. Elle peut contenir 7 500 personnes dont 3 000 assises. Cette église à colombages en style baroque se voit dotée d'un orgue, aujourd'hui encore réputé, construit de 1666 à 1669 par le facteur d'orgues Christoph Klose, de Brieg et de fonts baptismaux réalisés par Pancratius Werner, d'Hirschberg. Le titulaire de l'orgue à partir de 1729 était un élève de Jean-Sébastien Bach du nom de Christoph Gottlob Wecker. Un festival d'orgue a donc lieu chaque été en l'honneur de Bach. Quant aux tableaux et fresques, ils sont peints par Christoph Kakicki et Christian Süßenbach. La chaire (1729) remarquable et l'autel (1732) sont l'œuvre de Gottfried August Hoffman. Un site internet permet une visite virtuelle de ce chef-d’œuvre.

    Le clocher a été édifié en 1708. L'église a été restaurée en 1992 grâce au concours de l'Allemagne.

    Une école luthérienne, puis un lycée (reconstruit en 1854) dépendaient de la Friedenskirche. Le poète Johann Christian Günther (1695-1723) et l'architecte Carl Gotthard Langhans (1732-1808) y étudièrent.

    La population allemande ayant été chassée de Silésie en 1945, la Friedenskirche sert aujourd'hui principalement de musée et de salle de concert, mais des cultes y sont encore donnés par l'Église luthérienne de la Confession d'Augsbourg.

     L'église (et non le temple ?) de la Paix est impressionnante. Pour un temple, il est étonnant d'y trouver une telle richesse, une telle profusion de statues, de tableaux...

     Il est inaccoutumé de trouver des étages mais ici cela est justifié par le nombre de fidèles et l'existence de seulement 3 temples.

     

    Des plaquettes en français livrent des informations précises sur ce bâtiment, cette œuvre, spectaculaire, unique et magnifique.

     

    Nous prenons ensuite la direction de Jawor où se trouve la seconde église.

    L'église protestante de la paix (Friedenskirche) dédiée « au Saint-Esprit » (en polonais Kościół Pokoju p.w. Świętego Ducha) de Jawor (en allemand Jauer) fait partie des curiosités les plus remarquables de Silésie. Depuis 2001, elle est inscrite sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO.

    L'église fut construite au cours des années 1654-1655 d'après un projet de l'architecte de Breslau, Albrecht von Saebisch (1610-1688). Elle est longue de 43,5 m, large de 14 m et haute de 15,7 m, la superficie est d'environ 1 180 m2 et elle peut accueillir environ 5 500 personnes. Le premier orgue dû à J. Hoferichter, de Liegnitz, a été créé en 1664. Défectueux, il a été remplacé au cours des années 1855-1856 par un nouvel orgue, d'Adolphe Alexandre Lummert, de Breslau. En 1899, 1937, 2002 et 2005 il a été restauré. Le clocher a été ajouté au début du xviiie siècle après que la Convention d'Altranstädt (1er septembre 1717) en eut donné l'autorisation. Les cloches, en tons "g" et "b" ont été fondues en 1708 par Christian Demminger de Liegnitz.

    Les peintures à l'intérieur sont l'œuvre de Georges Flegel et ont été réalisées au cours de la décennie 1671-1681. Les motifs (plus de deux cents images) proviennent de la Bible pour la plupart. La chaire de 1670 est l'œuvre de Matthieu Knote, de Liegnitz. L'autel, de Martin Schneider, date de 1672. 

     

    Le temple de Jawor est clair, lumineux avec une décoration un (tout) petit peu moins ostentatoire. Mais cette

     

    Durant la visite, un fond sonore en plusieurs langues apporte des informations sur le bâtiment.

    À présent, la communauté protestante de Jawor (ex-Jauer) ne compte plus que quarante personnes environ, c'est pourquoi, l'église est entretenue avec le soutien financier de l'Allemagne.

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