• Takayama

    Ce matin, la petite troupe suit le guide, direction le métro. On est peu serrés, normal mais on ne perd personne. Direction la gare ferroviaire pour prendre le TGV japonais, le Shienkansen. Pas de valises, elles prendront le camion (merci l'organisation). Quatre heures trente pour rejoindre Takayama dans les Alpes japonaises. La rame est à quai mais on n'entre pas. Ici, le service de nettoyage est à pied d'oeuvre avant l'arrivée des voyageurs. Une armada de petites mains gantées, armées de chiffons et d'aspirateur travaillent au bien-être... Les portes du wagon s'ouvrent non pas à la minute mais à la seconde près. Le luxe, c'est le silence et la propreté.

    Nous arrivons à Takayama, pile à l'heure du repas. Comme d'habitude, le menu est composé de spécialités locales.

    Visite du musée du char dans l’enceinte du sanctuaire Sakurayama Hachiman-gû, le Takayama Yatai Kaikan, salle d’exposition aux hauts plafonds, présente quatre des onze yatai, ces chars à trois étages, qui défilent lors du Takayama Matsuri d’automne les 9 et 10 octobre. 

    Certains datant du XVIIe siècle, leurs sculptures et panneaux laqués demandent un soin particulier, ce qui explique aussi la rotation de ces véritables œuvres d’art rudement mises à l’épreuve lorsqu’elles s’élancent, lentement mais sûrement, dans les rues de la ville.

    Balade dans les ruelles du quartier Kamisanno Machi entre anciennes demeures, échoppes et brasseries de saké.

    Traversée par les eaux vives de la Miya gawa et entourée de sommets protecteurs, Takayama est une ancienne place fortifiée nichée dans une vallée de la préfecture de Gifu.

    C'est la capitale de l'ancienne province de Hida, d'où son autre nom, "Hida Takayama". Elle surnommée la "petite Kyoto des Alpes japonaises" car ses rues sont tracées en damier à l’image de l’ancienne capitale impériale.

    Hida Takayama fut édifiée en 1585 par le seigneur féodal Kanamori, sur ordre du grand daimyo Toyotomi Hideyoshi. Les artisans charpentiers de cette province étaient réputés pour leur habileté. Leur savoir-faire se retrouve dans les plus beaux édifices bouddhiques et demeures seigneuriales érigés dans les capitales de Nara et de Kyoto.

    Les marchés de Takayama Jinya et de Miyagawa sont très populaires à Takayama. Tous les matins, les épouses des fermiers des villages environnant y viennent avec leurs produits frais (légumes et fleurs). Les différentes productions marquent le passage des saisons dans les montagnes environnant la ville.

    Le lendemain matin, visite du Takayama Jinya. Cette ancienne demeure du gouverneur de la province, laisse deviner la richesse du lieu.

    Au cœur de la ville se dresse une imposante porte ornée de tissus violets. Un mur d'enceinte impénétrable entoure la propriété, de sorte que les curieux doivent entrer pour assouvir leur curiosité.

    Ce lieu, appelé Takayama Jinya, est l'ancienne demeure du gouverneur de la province (le daimyô). Dans cette région aux richesses abondantes, le shôgunat envoya, en 1692, un représentant. Son rôle était d'administrer la province en y rendant la justice et en s'assurant que l'impôt sur le riz était bien prélevé puis stocké dans les greniers à grains, collés aux flancs de la demeure.

    En 1969 le bâtiment fut classé et ouvert au public, se transformant ainsi en un musée qui illustre la vie typique d'un daimyôde l'époque d'Edo (1603-1868). Une promenade pieds nus à travers les enfilades de pièces au sol de tatamis fait découvrir à travers le mobilier et les objets exposés une époque désormais révolue. Cuisine, salle de réunion, pièces à vivre et salle d'interrogatoire, chaque aspect de la vie du gouverneur est représenté. Les portes coulissantes s'ouvrent sur de délicieux jardins miniatures qui reposent les yeux et permettent une évasion l'espace d'un bref instant, avant de continuer la visite vers la pièce suivante.

    Ce dédale de pièces mène ensuite aux entrepôts qui servaient à stocker les différentes ressources taxées par le gouvernement. Tous les matins, un marché se tient devant l'entrée du Takayama Jinya, joli prétexte pour des emplettes locales avant une belle incursion dans l'histoire.

    Notez le macaron jaune et orange, il indique que le chauffeur est âgé.

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