• lac blanc alsace vosges neige

    Ce 13 février, de bon matin (avant l'arrivée de la foule) direction le lac blanc. Juste 4 ou 5 voitures sur le parking ; le thermomètre affiche moins 10 degrés. En avant pour une petite balade en raquettes sur la crête.

     

    Le sentier en corniche sur le lac est tempétueux, il est parfois difficile de se tenir debout. Au sommet, le spectacle est magnifique ; la carte postale de l'hiver.

     Un peu plus loin, ce vent est bien visible au sol... ça fouette le sang...

     

    vosges lac blanc alsace

    C'est déjà l'heure de faire demi-tour. Merci à notre guide, attentionné et prévoyant.
    Dans le match Vosges / Jura, il faut avouer que les premières marquent un nouveau point pour la beauté. Pour la foule, elles font le plein. L'engouement est à son comble, le parking déborde à 12 heures. C'est la rançon du succès.


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  • Du côté des églises, je croyais en avoir fait le tour ; pourtant là encore la journée nous réserve de belles surprises. En partant de Wroclaw sous une petite bruine, nous arrivons à Swidnica. La Friedenskirche (en français : église de la paix, en polonais : kościół pokoju) dédiée à la Sainte Trinité est une église évangélique-luthérienne de Silésie située à Świdnica (Schweidnitz jusqu'en 1945). Elle appartient au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2001..

    L'église de la paix de Schweidnitz est l'une des trois églises luthériennes qui ont été édifiées après les traités de Westphalie de 1648 en Silésie pour célébrer la paix retrouvée dans le Saint-Empire romain germanique. Ses traités seront à la base de la configuration de l'Allemagne jusqu'en 1806. Les communautés protestantes de Silésie, région catholique, eurent donc le droit de construire une église de la paix à Glogau (elle a entièrement brûlé en 1758), une autre à Jauer et celle-ci. Mais elles devaient être construites uniquement en bois, sans clous et se trouver en dehors des murs de la ville.

    La Friedenskirche de Schweidnitz a été édifiée en dix mois par un architecte de Breslau, Alfred von Saebisch (1610-1688), du 23 août 1656 au 24 juin 1657, jour où a eu lieu le premier culte en ses murs. Elle peut contenir 7 500 personnes dont 3 000 assises. Cette église à colombages en style baroque se voit dotée d'un orgue, aujourd'hui encore réputé, construit de 1666 à 1669 par le facteur d'orgues Christoph Klose, de Brieg et de fonts baptismaux réalisés par Pancratius Werner, d'Hirschberg. Le titulaire de l'orgue à partir de 1729 était un élève de Jean-Sébastien Bach du nom de Christoph Gottlob Wecker. Un festival d'orgue a donc lieu chaque été en l'honneur de Bach. Quant aux tableaux et fresques, ils sont peints par Christoph Kakicki et Christian Süßenbach. La chaire (1729) remarquable et l'autel (1732) sont l'œuvre de Gottfried August Hoffman. Un site internet permet une visite virtuelle de ce chef-d’œuvre.

    Le clocher a été édifié en 1708. L'église a été restaurée en 1992 grâce au concours de l'Allemagne.

    Une école luthérienne, puis un lycée (reconstruit en 1854) dépendaient de la Friedenskirche. Le poète Johann Christian Günther (1695-1723) et l'architecte Carl Gotthard Langhans (1732-1808) y étudièrent.

    La population allemande ayant été chassée de Silésie en 1945, la Friedenskirche sert aujourd'hui principalement de musée et de salle de concert, mais des cultes y sont encore donnés par l'Église luthérienne de la Confession d'Augsbourg.

     L'église (et non le temple ?) de la Paix est impressionnante. Pour un temple, il est étonnant d'y trouver une telle richesse, une telle profusion de statues, de tableaux...

     Il est inaccoutumé de trouver des étages mais ici cela est justifié par le nombre de fidèles et l'existence de seulement 3 temples.

     

    Des plaquettes en français livrent des informations précises sur ce bâtiment, cette œuvre, spectaculaire, unique et magnifique.

     

    Nous prenons ensuite la direction de Jawor où se trouve la seconde église.

    L'église protestante de la paix (Friedenskirche) dédiée « au Saint-Esprit » (en polonais Kościół Pokoju p.w. Świętego Ducha) de Jawor (en allemand Jauer) fait partie des curiosités les plus remarquables de Silésie. Depuis 2001, elle est inscrite sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO.

    L'église fut construite au cours des années 1654-1655 d'après un projet de l'architecte de Breslau, Albrecht von Saebisch (1610-1688). Elle est longue de 43,5 m, large de 14 m et haute de 15,7 m, la superficie est d'environ 1 180 m2 et elle peut accueillir environ 5 500 personnes. Le premier orgue dû à J. Hoferichter, de Liegnitz, a été créé en 1664. Défectueux, il a été remplacé au cours des années 1855-1856 par un nouvel orgue, d'Adolphe Alexandre Lummert, de Breslau. En 1899, 1937, 2002 et 2005 il a été restauré. Le clocher a été ajouté au début du xviiie siècle après que la Convention d'Altranstädt (1er septembre 1717) en eut donné l'autorisation. Les cloches, en tons "g" et "b" ont été fondues en 1708 par Christian Demminger de Liegnitz.

    Les peintures à l'intérieur sont l'œuvre de Georges Flegel et ont été réalisées au cours de la décennie 1671-1681. Les motifs (plus de deux cents images) proviennent de la Bible pour la plupart. La chaire de 1670 est l'œuvre de Matthieu Knote, de Liegnitz. L'autel, de Martin Schneider, date de 1672. 

     

    Le temple de Jawor est clair, lumineux avec une décoration un (tout) petit peu moins ostentatoire. Mais cette

     

    Durant la visite, un fond sonore en plusieurs langues apporte des informations sur le bâtiment.

    À présent, la communauté protestante de Jawor (ex-Jauer) ne compte plus que quarante personnes environ, c'est pourquoi, l'église est entretenue avec le soutien financier de l'Allemagne.


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  • jura cerniebaud franche comté ferme ski raquettes

    Après le ski et les raquettes, il est temps de voir la proche région. Mouthe n'est qu'à 12 km et ainsi l'on passe du Jura au Doubs. 

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    Et voilà Mouthe, la célébrissime ! 

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    Retour vers La Chapelle(des-Bois.

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    L'étang de Frasne est lui bien gelé, le dimanche il attire les sportifs et les familles.

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    Le moulin (pompe du système d'adduction d'eau) de Courvières.

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    La chapelle de Notre Dame des 7 douleurs de Courvières (merci à notre guide pour toutes ces visites)

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    Arrêts à toutes les belles fermes "authentiques"

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    Et on repart pour la tournée des belles fermes ; souvent énormes car elles comprennent sous un même toit, étable, fenil et habitation.

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    Retour vers Cerniébaud.

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  • jura cerniebaud franche comté ferme ski raquettes

    La journée de lundi démarre par un peu de ski de fond. Le choix se porte sur 2 petites boucles faciles... avec juste ce qu'il faut de montées et de descentes. Les pistes longent notre chalet ; la voiture ne bougera pas.

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    A mi-journée, arrêt au chalet pour troquer les skis contre les raquettes.

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    Et c'est reparti...

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    Maintenant, nous sommes seuls au monde...

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    Après une bonne montée, arrivée au belvédère du mouflon.

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    Et c'est la descente

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    C'est l'heure de la raclette, non ?


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  • En sortant de l'autoroute à Baumes-Les-Dames, le décor change ; l'hiver est installé, c'est la carte postale. Nous faisons un premier arrêt au lac de Saint Point (merci à notre guide).

    Le lac de Saint-Point fait partie des plus vastes lacs naturels de France. Il se situe dans le département du Doubs, au sein du massif du Jura, à une quinzaine de kilomètres de la ville de Pontarlier.

    Le plan d'eau occupe une vaste dépression d'origine glaciaire au sein d'un synclinal crétacé. Situé sur un plateau du Haut-Doubs à l'altitude de 849 mètres, le lac de Saint-Point est traversé par le Doubs, qui le rejoint quelques kilomètres après sa source.

    Ce plan d'eau s'étire sur une longueur d'environ sept kilomètres pour une moyenne de 800 mètres de large. Les deux extrémités sont occupées par des alluvions récentes, déposées par la rivière, le fond de cette cuvette étant, quant à lui, tapissé de dépôts glaciaires et fluvio-glaciaires.

    En raison de l'altitude et de la rigueur du climat, le lac gèle assez fréquemment en hiver, de façon partielle ou totale. Mais pas cette année, du moins pas encore. D'autres étendues, moins vaste comme l'étang de Frasne sont bien gelés (voir autre article un peu plus loin).

    Alors qu'historiquement, le lac était principalement exploité pour la pêche, l'ensemble des collectivités du secteur (les communes riveraines, la Communauté de communes des Lacs et Montagnes du Haut-Doubs, ainsi que le Conseil départemental du Doubs) favorisent désormais l'activité touristique, tant l'été (baignade et randonnée) que l'hiver (ski nordique, patinage).

    Hors saison touristique, les communes riveraines du lac de Saint-Point, du lac de Remoray et du bassin amont du Doubs n'ont qu'une faible densité de population, celle-ci n'étant que légèrement supérieure à 5 000 habitants répartis en une vingtaine de bourges et hameaux d’inégale importance, pour une superficie supérieure à 200 km2. Les principales activités économiques du secteur du lac sont liées à l’hôtellerie et à l'activité touristique, à l’exploitation de la forêt et à l’élevage des bovins.

     

    Le site est très beau mais il faut rejoindre Cerniébaud et les routes sont petites et encombrées de neige maintenant.


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  • Cette année le massif vosgien est pris d'assaut. Les parkings sont bondés et les forces de l'ordre doivent fermer ponctuellement les routes d'accès pour limiter le nombre d'amateurs de poudreuse. Il n'est donc pas inutile d'aller voir ailleurs, du côté jurassien par exemple (puisque la Forêt Noire nous est déconseillée pour d'autres raisons). Comparons donc les 2 destinations; Vosges versus Jura.

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    Pour la température, il y avait ce jour-là (le 11 janvier) moins 6 degrés à Cerniébaud et moins 10 degrés à Mouthe (ci-dessus). Dans les Vosges, les températures sont inférieures à moins 10 degrés pour la première fois depuis février 2018 ! Mouthe détient le record de froid français : moins 36,7 en janvier 1968. Pour ce qui est de la neige, les deux massifs sont bien garnis, 1 point partout.   

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    Côté affluence, le point est pour le Jura. Il y a un peu de monde le week-end mais réparti sur de nombreux points. La fréquentation est faible en semaine.

    Côté espaces de loisirs, zones sportives, le Jura l'emporte également. De très belles pistes de ski de fond, tant pour les débutants comme moi comme que pour les grands sportifs. Idéal aussi pour les raquettes. Des chemins balisés ou la nature sauvage, il y a l'embarras du choix... Pour la luge les bosses ne manquent pas. Pas de concentration ni d'affluence...

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    Beauté des sites. Là, le point va aux Vosges. Si le Jura est une vaste étendue de prés et de forêts, les points de vue élevés sont quand même réduits. Il y a quelques sommets qui émergent mais ce n'est pas comparable aux Vosges qui ont les Alpes bernoises, la Forêt Noire et la plaine d'Alsace comme panorama. Dans le Jura, il manque aussi quelques ruines médiévales pour agrémenter une balade.  

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    Pour d'autres activités, il y a quelques surprises, comme ici au lac de Frasne qui est bien gelé. Donc patins à glace ou char à voile, petits encas ou café sur la glace sucré au soleil...

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    Depuis l'automne, les couchers de soleil sont flamboyants d'Altkirch à Hatten. Dans le 39, ils sont assez réussis... 

    Quand la journée est finie, il reste à faire la tournée des fruitières pour faire le plein de fromages (de comté, Mont d'Or, Morbier, Bleu du Jura, de Cancoillotte...) et de vin locaux. Quand le covid ne sévit pas, on peut visiter les fruitières coopératives... Cela n'existe pas dans les Vosges puisque les fermes auberges d'altitude sont fermées durant l'hiver. Pour le vin, ce sera plus simple chez les nombreux vignerons alsaciens. Un point au Jura pour les fruitières !

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    Et voici le Markstein au même moment (photo Vanessa Meyer journal l'Alsace). Plus de 120 PV ont été distribués aux automobilistes pour stationnement gênant !!! (c'est ça l'accueil alsacien ?!)

    Pour le Jura, c'est par ici : d'abord le lac de Saint-Point puis le ski et les raquettes à Cerniébaud et enfin la visite des fermes de la région alentour.

     


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    Des neiges du Pamir aux ruelles de Kashgar, seule métropole d'Asie centrale à vivre encore à l'heure des Mille et Une Nuits, des interminables déserts du Taklamakan et de Gobi à la Chine des Hans, Bernard Ollivier continue de marcher sur la route de la soie.   Il en arrive, chemin faisant, après être passé sur les traces des anciens fidèles à l'enseignement du Bouddha, à regretter la générosité de l'Islam si familier au voyageur. S'il tire quelques conclusions personnelles et peine à retrouver les repères d'un monde soit-disant moderne, c'est toujours sur le ton pudique et réservé qui donne à son récit l'écho de l'universel...

    Je finis avec le 3e tome...
    Cette route n'est pas jolie, jolie et les belles rencontres de plus en plus rares. Le voyageur avance avec dépit, découragement, lassitude...

    Lisez un extrait de Demain j'arrête, le succès de Gilles Legardinier !

    Et vous, quel est le truc le plus idiot que vous ayez fait de votre vie ?
    Comme tout le monde, Julie a fait beaucoup de trucs stupides. Elle pourrait raconter la fois où elle a enfilé un pull en dévalant des escaliers, celle où elle a tenté de réparer une prise électrique en tenant les fils entre ses dents, ou encore son obsession pour le nouveau voisin qu'elle n'a pourtant jamais vu – obsession qui lui a valu de se coincer la main dans sa boîte aux lettres en espionnant un mystérieux courrier...
    Mais tout cela n'est rien, absolument rien, à côté des choses insensées qu'elle va tenter pour approcher cet homme dont elle veut désormais percer le secret. Poussée par une inventivité débridée, à la fois intriguée et attirée par cet inconnu à côté duquel elle vit mais dont elle ignore tout, Julie va prendre des risques toujours plus délirants, jusqu'à pouvoir enfin trouver la réponse à cette question qui révèle tellement : pour qui avons-nous fait le truc le plus idiot de notre vie ?

    Avec cette première comédie, Gilles Legardinier – déjà remarqué pour ses deux thrillers L'Exil des Anges et Nous étions les hommes – révèle une nouvelle facette d'une imagination qui n'a pas fini de surprendre. Drôle, percutant, terriblement touchant, son nouveau roman confirme ce que tous ceux qui ont lu un de ses livres savent déjà : Gilles a le don de raconter des histoires originales qui nous entraînent ailleurs tout en faisant résonner notre nature la plus intime. Voici un livre qui fait du bien !

    Jolie petite histoire. Je confirme Legardiner écrit avec finesse et précision ses rôles féminins. 

     

    Petitesannonces.fr : Jeune homme de 26 ans, condamné à une espérance de vie de deux ans par un Alzheimer précoce, souhaite prendre le large pour un ultime voyage. Recherche compagnon(ne) pour partager avec moi ce dernier périple.
    Émile a décidé de fuir l’hôpital, la compassion de sa famille et de ses amis. À son propre étonnement, il reçoit une réponse à cette annonce. Trois jours plus tard, devant le camping-car acheté secrètement, il retrouve Joanne, une jeune femme coiffée d’un grand chapeau noir qui a pour seul bagage un sac à dos, et qui ne donne aucune explication sur sa présence.
    Ainsi commence un voyage stupéfiant de beauté. À chaque détour de ce périple naissent, à travers la rencontre avec les autres et la découverte de soi, la joie, la peur, l’amitié, l’amour qui peu à peu percent la carapace de douleurs d’Émile.

    Un livre aux dialogues impeccables et aux personnages touchants d’humanité. Psychologies magazine.

    Bouleversant. Version femina.

    Très très  belle histoire.

     
       

    Faisant suite à "La vie commence à 60 ans" (voir plus bas).

    Bernard Ollivier aura cheminé, la retraite venue, d'un bout à l'autre de l'Asie, d'Istanbul à Xi'an, en longeant l'ancienne route de la Soie. Quatre années passées les chaussures aux pieds, essentiellement à la belle saison, afin de pouvoir franchir les hauts cols d'Anatolie et du Pamir impraticables en hiver.   Quatre années racontées au fil des jours dans un récit qui n'est en rien l'évocation d'un exploit, mais bien le partage d'une aventure humaine rare, par un voyageur émerveillé allant de rencontre en rencontre et qui constate que son projet lui est aussi mystérieux que le monde.

    Après des centaines de km parcourues, on reste dubitatifs. Le bilan ne semble guère positif. Quelques belles rencontres, de beaux paysages mais encore ? La marche à pied serait-elle la clé du voyage heureux, de la retraite réussie ? 

    Des dernières passes du Kurdistan au terrible désert de Karakoum impossible à traverser l'été, de Tabriz, Nichapour ou Téhéran, Bernard Ollivier poursuit sa route.   À dos de chameau d'abord, puis devenu chameau lui-même pour transporter l'indispensable provision d'eau, il continue, sans cesse émerveillé, sa marche vers Samarcande et ses coupoles d'or...

    Je continue avec le second tome mais reste septique. Comme dans le 1er tome, je ne vois pas l'intérêt de suivre une route, même parsemée de caravansérails. Les pays traversés offrent par ailleurs des trésors incroyables alors suivre une voie historique encombrée de poids lourds n'a pas de grand intérêt. De plus, une grande partie de l'attention du marcheur est consacrée au choix du trajet, à la nourriture, la boisson, la sécurité, l'hygiène, le couchage...   

     Certains secrets sont inavouables, mais serions-nous prêts à mourir pour les cacher ?
    Un homme se réveille au fond d'un gouffre, au coeur d'un environnement hostile, deux inconnus et son fidèle chien comme seuls compagnons d'infortune. Il est enchaîné au poignet, l'un des deux hommes à la cheville et le troisième est libre, mais sa tête est recouverte d'un masque effroyable, qui explosera s'il s'éloigne des deux autres. Qui les a emmenés là ? Pourquoi ? Bientôt, une autre question s'imposera, impérieuse : jusqu'ou faut-il aller pour survivre ?
    Pour son 10e roman, Franck Thilliez réussit un tour de force dans ce huis clos étouffant et glacial à la fois, ou il joue à décortiquer l'âme humaine confrontée aux situations de l'extrême. Sans jamais épargner son lecteur, manipulé jusqu'à la dernière ligne, et, qui sait, peut-être plus encore...

    Encore une histoire incroyable, un suspense soutenu avec des rebondissements réguliers et un dénouement inattendu.

     

    Le béton armé n'est pas destiné à devenir de facto une œuvre d'art ; pourtant depuis Le Corbusier, on a commencé à y croire. Désormais avec Tadao Ando, on passe à la vitesse supérieure avec des réalisations prodigieuses, surprenantes, avec un brin de mystère (voir mon article sur le château La Coste). Merci AL

    Laura se pose beaucoup de questions. Comment réussir sa vie? Est-il possible de manger tout ce que l'on aime sans prendre dix kilos? Comment trouver l'amour? Trop de doutes pour être heureuse, trop d'envies pour se contenter du banal... Jusqu'au jour où un accident va complètement effacer sa mémoire. La voilà à nouveau débutante face à la vie, obligée de tout redécouvrir : les bonbons, les soutiens-gorges, les garçons, l'électricité et les lois qui gouvernent l'Univers... Libérée des a priori, portée par un coeur affamé et un cerveau qui se cherche, Laura entame une aventure unique et hilarante. En ne sachant plus rien, elle a peut-être enfin une chance de devenir elle-même... Gilles Legardinier confirme brillamment qu'il n'a pas son pareil pour allier le rire à l'émotion. Qui n'a jamais rêvé de tout oublier pour recommencer? Attention : les scènes de cette comédie sont vécues par des non-professionnels, il est vivement conseillé de les reproduire chez vous!

    Excellent divertissement ; ça ressemble à 1 de ces téléfilms américains qui se regardent calé au fond du canapé le dimanche après-midi et qui, sur air de romance et un goût de guimauve nous racontent des histoires du quotidien avec les habituelles thématiques : la vie, la mort, l'amour, les rapports entre personnes. Legardinier écrit parfaitement ses rôles féminins.
    On adore aussi quand les livres d'occasion coûtent 0,90 € !

    Tu épouseras une fille qui n'est pas du village, pas de la région, pas même de notre pays ; elle sera musicienne. » : cette prophétie de l'astrologue, Pikej se la répète depuis toujours pour ne pas sombrer dans le désespoir. Quand on fait partie des intouchables, dans l'Inde des années 70, on assure à peine sa survie, alors le bonheur. Grâce à son talent pour le dessin, Pikej intègre une école d'art à New Delhi et vit chichement de ses portraits croqués dans la rue. Et puis un jour, c'est Lotta von Schedvin qui lui en demande un. Elle est suédoise, s'est toujours sentie attirée par l'Inde et veut devenir professeur de musique. Le coup de foudre est immédiat. Mais Lotta repart en Suède, et il semble improbable qu'ils se revoient jamais. Pikej n'a pas le moindre sou pour prendre l'avion. Qu'à cela ne tienne, il pédalera ! À travers l'Asie centrale et l'Europe, il se lance sans hésiter dans un incroyable périple de 7000 kilomètres à vélo pour la rejoindre. 
     
    Aujourd'hui Lotta et Pikej sont mariés, ont deux enfants et vivent dans une maison de campagne aux alentours de Borås en Suède. Malgré les innombrables obstacles, Pikej a accompli son voyage : tout est possible avec un peu de ténacité et beaucoup d'amour. 

    Per J. Andersson, né en 1962 à Hallstahammar, est un écrivain et journaliste suédois spécialiste de l'Inde, et a déjà publié de nombreux ouvrages sur ce pays. Correspondant et collaborateur de plusieurs journaux suédois depuis plus de 30 ans, il a également fondé le magazine de voyage Vagabond, très connu en Suède. Il séjourne régulièrement en Inde chaque année, et anime le blog Indien Online : https://per-j-andersson.blogspot.fr/

    L'écriture à la 3e personne et la traduction posent un texte sans relief mais le récit historique est très intéressant et le scénario invraisemblable.

                            

     

     

     Non, la retraite ce n'est pas le début de la fin ! Ce n'est pas non plus le consumérisme à outrance de mannequins « seniors » qui courent après leur jeunesse. C'est le début d'une vie enfin libre. Elle est dans le mouvement, l'action, la plénitude. L'occasion rêvée de réaliser des projets longtemps différés, d'être créatif et citoyen.   Bernard Ollivier revient sur la décennie qui fut la sienne depuis qu'il a cessé d'être salarié. Le moins que l'on puisse dire est que le bilan est plus que positif : comme une renaissance, une invitation à le suivre sur ce chemin du temps retrouvé pour soi et pour les autres.

    Sensas, j'ai commandé les 3 volumes sur son voyage...Merci Amélie.

    Le 2 juin dernier, le Français Thomas Pesquet, 38 ans, astronaute, rentrait sur Terre après avoir passé 6 mois dans la Station spatiale internationale. La réalisation d’un rêve d’enfant pour ce type hors-norme qui après avoir été sélectionné parmi 8413 candidats, suivit une formation intense pendant 7 ans, entre Cologne, Moscou, Houston et Baïkonour… Dans cette bande dessinée de reportage, Marion Montaigne raconte avec humour – sa marque de fabrique – le parcours de ce héros depuis sa sélection, puis sa formation jusqu’à sa mission dans l’ISS et son retour sur Terre.

    Une présentation très drôle vraiment. Merci Nouméa. 

     Les 100 000 Malgré Nous alsaciens ont envoyé à leurs familles une quantité innombrable de lettres. Emouvantes, bien rédigées, elles racontent la vie quotidienne, les privations, l'ambiance pesante au travail forcé, sur le front et dans les camps de prisonniers - l'espoir aussi. Cet ouvrage réunit pour la première fois 130 de ces lettres, traduites, commentées et richement illustrées. Le livre-événement en cette année de commémoration, 70 ans exactement après le décret instituant l'incorporation de force. 

    Merci AL

    Le destin tragique de Marcel Grob, jeune Alsacien de 18 ans, enrôlé de force en juin 1944, dans la Waffen SS. Philippe Collin et Sébastien Goethals se basent sur l'histoire vraie d'un de ces "malgré nous" pour raconter comment et dans quelles conditions ces jeunes Alsaciens furent incorporés et durent combattre dans la SS. 

    Une bande dessinée en noir et blanc ou sepia sur un sujet grave.

    Merci à la personne qui m'a envoyé cet article ! 

    Il s'agit d'un roman qui se déroule en pleine période révolutionnaire, et raconte comment les juifs de France accèdent à la citoyenneté. On y suit le personnage de Théodore Cerf, un petit orphelin juif devenu une figure des Lumières.

    Le Livre des égarés démarre à la fin du XVIIIe siècle, sur une scène de pogrom dans un village d'Alsace. Il raconte l'histoire de l'accession des juifs de France à la citoyenneté française, conduite par le personnage de Théodore Cerf, un petit orphelin devenu une figure des Lumières.
    Ce roman se passe sur fonds de l'antisémitisme de toute une société et d'une concurrence entre les juifs pauvres venus de l'Est de France et des riches juifs bien établis à Paris et à Bordeaux.
    C'est l'histoire de cette marche vers la justice, l'intégration, la dignité, et de la réconciliation entre les juifs et les chrétiens que nous conte François Debré dans ce très beau livre.

    Magnifique roman historique qui se lit d'une traite. Une écriture agréable (sans le vocabulaire historique toujours fastidieux) et une histoire prenante. Merci Gene.

    Lire ici, la présentation dans les DNA

    Un guide pour un prochain voyage...

    Merci AL


    Je suis preneur d'informations pour un périple sur les côtes.



    La neige, qui ne l'a, dans sa vie, vue, sentie, touchée, écoutée, attendue, rêvée ? Elle est la muse de ce livre. Elle réunit des écrivains et des peintres d’origines diverses qui se sont attachés à la représenter, la percevoir, l’interpréter, en s’y donnant corps et âme. Mais le sujet est sans fin… Aussi, ce sont les circonstances, plus que la raison, qui ont dicté le choix des textes et des images, lorsqu’un trait d’union pouvait s’établir entre eux. Sur l’immense panorama de la neige sont alors apparues des pages gaies, douloureuses, drôles, hostiles, sensuelles, spirituelles… Chacun pourra y retrouver sa propre petite musique de la neige. Avec ses notes blanches ou noires, la complicité du temps, elle est une berceuse, une ronde enfantine, une balade romantique, une épopée guerrière, une quête mystique, une aventure lointaine, une glissade, un éclat de rire…

    Trois femmes, trois âges, trois amies que les hasards de l'existence et les épreuves ont rapprochées dans un lieu comme aucun autre. Trois façons d'aimer. Aucune ne semble conduire au bonheur. Séparément, elles sont perdues. Ensemble, elles ont une chance. Accrochées à leurs espoirs face aux tempêtes que leur réserve le destin, avec l'énergie et l'imagination propres à celles qui veulent s'en sortir, elles vont tenter le tout pour le tout. Personne ne dit que ça ne fera pas de dégâts... Fidèle à son humanité et à son humour, grâce à son regard unique fait de sensibilité et d'un exceptionnel sens de l'observation de la nature humaine, Gilles Legardinier nous entraîne cette fois au cœur d'une troupe réjouissante, à la croisée des chemins. 

    Ecriture alerte, vive, rafraîchissante après les noirceurs de Franck Thilliez .
    Je ne connaissais pas Legardinier avant cet article : de l'Alsace

    La Ferme des animaux  est un roman court de George Orwell, publié en 1945. Découpé en dix chapitres, il décrit une ferme dans laquelle les animaux se révoltent, prennent le pouvoir et chassent les hommes. Il s'agit d'un apologue écrit sous la forme d'une fable animalière, mais également d'une dystopie. Dans ce roman, Orwell propose une satire de la Révolution russe et une critique du régime soviétique, en particulier du stalinisme, et au-delà, des régimes autoritaires et du totalitarisme.
    Une fable curieuse.
    affaire fillon lecture politique lecture genevoix

    En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, sa mère rwandaise et sa petite soeur, Ana, dans un confortable quartier d'expatriés. Gabriel passel e plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays »d'Afrique brutalement malmené par l'Histoire.
    Merci ma boîte aux lettres magique.

    Superbe livre sur une histoire tragique.

    J'ai aimé le livre de F. Hollande, j'ai adoré ceux de N. Sarkozy mais là… pas du tout. J'ai l'impression de revenir 40 ans en arrière. Des "amis" se fréquentent et font des plans ensemble.  Ce n'est qu'une succession de repas et de parties de chasse entre anciens de la même  (haute et renommée) école. Ils parlent chasse, voiture, grands vins et affaires. Beurk ! Si vous n'aimez pas F. Fillon au départ, il y a de fortes chances pour que vous ne l'aimiez pas plus à la fin du livre. Et il n'y a aucune personne qui vous semblera sympathique dans ce lot…Les enfants auraient pu paraître sympathiques mais on s'aperçoit qu'ils pensent comme le père et qu'ils méprisent les Français; j'ai été choqué de lire que la fille dise : "les français ne vous méritent pas..." Waouh, on est des veaux pour cette jeune gamine... écœurant. Fillon pourrait passer pour une victime, un type abattu mais non ! Pas de chaleur, pas de sentiments. L'écriture de ce journaliste y est pour quelque chose. Il veut entrer dans ce monde et veut adopter les codes et habitudes, aller à la chasse, boire du bon vin, rouler en Audi...mais ça ne fait pas un bon livre pour autant...J'ajouterai que de nombreuses coquilles n'ont pas été corrigées.. incroyable.
    En ce qui concerne le mystère, vous n'appendrez rien de plus... Aucune explication, aucun justificatif… la vérité est à mille lieues… 

    C'est de circonstance (son entrée au Panthéon en novembre 2020 pour parachever les commémorations du centenaire de la 1ère guerre).

    On suit au jour le jour les déplacements de la section de M.Genevoix avec les détails de l'inorganisation de l'armée française. 

    Si l'auteur est prestigieux, je préfère le texte de Dominique Richert (Cahier d'un survivant) qui est est plus précis avec un texte saisissant

     Autres lectures, ici.


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  • Partis de Varsovie le matin, nous ne sommes qu'à quelques kilomètres de GdansK. Il reste un peu de temps pour faire une pause au château de Malbork. LE CHÂTEAU DE MALBORK est un chef-d'œuvre de l'architecture militaire et résidentielle du Moyen Age. C'est le plus grand château gothique du monde, d'une superficie d'environ 21 hectares.

    A une heure de route de Gdansk, Malbork, capitale de l’état teutonique de 1309 à 1457, vous transporte dans la Pologne du Moyen-âge : siège des Grands Maîtres de l’Ordre des Chevaliers Teutoniques, le château est la plus grande forteresse médiévale d’Europe.

    Ensemble exceptionnel d’architecture défensive, avec ses murs en brique rouge, il comprend le château supérieur, le château moyen et le château bas, entourés de trois enceintes successives renforcées de donjons et de tours. Transformé en musée, le château abrite aujourd’hui des collections d’art médiéval: sculptures, vitraux, pièces de monnaie, médailles, armes, céramiques, étoffes..., ainsi qu’une des plus importantes collections de pièces d’ambre au monde.

    Vu L'heure déjà bien avancée, il ne nous sera pas possible de tout visiter. A 15 heures, les salles commencent à fermer ! Cependant, munis de nos audioguides (allemand ou anglais) avec GPS nous filons à travers la forteresse. 

    Malbork a été construit en plusieurs étapes à partir de début des années 1270, devenant avec le temps un élément fondamental du système de forteresses des Chevaliers teutoniques en Prusse. Au début (à partir de 1280), il fut l'un des châteaux des commandeurs de l'ordre teutonique. Puis, il devint en 1309 le siège des Grands Maîtres de l'Ordre. Considérablement agrandie au XIVe siècle, la forteresse comporta alors trois parties distinctes : le Haut Château (monastère), le Moyen-Château (siège du Grand Maître et du grand commandeur, centre politique et administratif de l'Etat monastique), et l'Avant-château (vaste zone d'activités économiques). 

    Capitale de l'Ordre de la Maison de Sainte-Marie-des-Teutoniques de Jérusalem, le château est devenu un important centre diplomatique, militaire, économique et religieux. Jusqu'à la première moitié du XVe siècle, Malbork était connu dans tout l'Europe comme l'une des deux principales bases des croisades pour la Lituanie et la Samogitie, ainsi que pour les jeux spectaculaires, les fêtes et les tournois qui y étaient organisés et qui attiraient en Prusse de nombreux chevaliers de divers pays européens.

    En 1410, après la défaite des chevaliers teutoniques à Grunwald, la forteresse de Malbork, que l'armée polono-lituanienne ne pouvait pas conquérir, a permis à l'Ordre teutonique d'échapper à la destruction. Mais l'aggravation de la crise politique et économique de l'Etat monastique a conduit à la révolte des sujets (1454) et à l'intégration du pays dans la couronne polonaise. En l'an 1457, le roi polonais a acheté Malbork aux mercenaires germaniques. Depuis lors, pendant plus de trois siècles, ce bastion fut une résidence temporaire des rois polonais, une base militaire en Prusse et le siège des starostes, qui détenaient le pouvoir administratif, militaire, de police et judiciaire.

    En 1945, Malbork est de revenu dans les mains des Polonais. Très endommagé à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le château a été peu à peu reconstruit. Il fait encore l'objet d'importants travaux de restauration. En 1997, le château de Malbork a été inscrit sur la prestigieuse Liste du patrimoine mondial de l' UNESCO.

    L'une des salles les plus importantes du château est le Grand Réfectoire, qui au Moyen Age était la plus grande salle de réception de la forteresse de Malbork. Les grands maîtres de l'ordre des chevaliers teutoniques accueillaient ici leurs nombreux visiteurs venus de toute l'Europe. Ils y organisaient également des chapîtres de l'ordre (rencontres).

    Soutenue par trois piliers, la salle de réception, édifiée vers 1340 mesure 30 mètres de long, 15 mètres de largeur et 9 de hauteur. Elle est située de l'aile ouest du Moyen-Château, et est contiguë du côté nord au Palais des Grands Maîtres, elle fait partie des salles d'apparat du château. L'intérieur ayant été rendu très dangereux par des problèmes de construction, il fut fermé au public pendant 25 ans. Grâce à des travaux de restauration et de recherches approfondies financés à 60% par le Mécanisme Financier Norvégien, on est parvenu à restituer aux intérieurs leur aspect historique et architectural tel qu'au début du XXe siècle.

    En partant pour Gdansk, on peut s'arrêter sur la rive opposée et faire une dernière photo. Maintenant, il est temps de filer vers la ville...


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  • Et là, chouette, le ciel se dégage, le bleu apparaît.

    Grâce au pont tournant qui a retrouvé sa place après une rotation de 15 mn, nous traversons brièvement un bras de la Nowa Motlawa.

    Belle vue sur la grue.

    L'Histoire de Gdansk remonte à plus de mille ans. De par sa position au croisement d'importantes routes commerciales, tant par terre que sur mer, la ville a joué un rôle en tant que lieu de rencontres de différentes cultures, de nationalités et de religions les plus diversifiées.
    La première fois que le nom de Gdansk apparaît sous forme écrite remonte à l'année 997. Dans la deuxième moitié du dixième siècle un campement fut établi, figurant également comme forteresse militaire et port.

     Dans la foulée d'un commerce sans cesse plus important se sont crées des corporations et très vite Gdansk devint la principale ville de Poméranie. Même pendant la prise de la ville par l'Ordre Teutonique  en 1308,  Gdansk  a continué à se développer. En 1361 elle rejoint la Hanse, une association coopérative entre commerçants et villes crée en Europe du Nord. Cela contribua grandement à l'essor du commerce et renforça la position de la ville. Après la défaite de l'Ordre Allemand en 1410, Gdansk fut incorporée en 1457 à la Couronne de Pologne. En signe de reconnaissance pour les grands mérites de la ville, le roi Kazimierz Jagiellonczyk attribua à la ville plusieurs privilèges, dont l'indépendance en tant que ville autonome. 

    On distingue une pointe du musée de la guerre à droite.

    Là nous entrons dans la rue principale de la ville.

    Bordée de remarquables maisons, cette place, formée par un simple élargissement de la rue Longue, constitue le véritable cœur de la ville. Ces riches maisons patriciennes furent patiemment reconstruites après guerre. 

    Les  trois cent ans qui suivent sont communément appelés "l'âge d'or" de Gdansk. Pendant cette période la ville était une des plus riches et plus importantes en Europe. La liberté des cultes née au seizième siècle, a changée la ville en un melting pot de diverses nationalités et religions. Cette "communauté des différences" a largement contribué au développement futur de la ville. A cette époque Gdansk fut un des rares endroits au monde où régnait une telle atmosphère de tolérance.   
    Les guerres avec la Suède et les divisions de la Pologne au dix-huitième siècle ont causés beaucoup de tord à la Pologne. En 1793 la ville fut séparée de la Pologne et annexée à la Prusse. Ce qui en suivit était une longue période de déclin, en cause également les guerres Napoléoniennes.

    Gdansk est une ville hanséatique et a donc profité des richesses du négoce.

    Lors du Traité de Versailles, on proclama en 1919 la République de Gdansk, plus connue à l'international comme Danzig. Il en résulta que la cité faisait à nouveau partie de l'élite des villes portuaires en Europe. Lorsqu'en 1933 les nazis conquièrent le pouvoir en Allemagne, Gdansk devint la cible d'une terreur fasciste sans cesse grandissante.
    Le 1 septembre 1939, vers 4.30h du matin, la Deuxième Guerre mondiale débuta à Gdansk, lorsque le cuirassé allemand Schleswig-Holstein ouvrit le feu sur le poste de douane polonais situé sur la presqu'île de Westerplatte. La résistance héroïque sur Westerplatte et dans les bureaux de la poste polonaise en ville, sont un nouvel épisode tragique de plus dans l'Histoire de Gdansk.

    La guerre et la bataille extrêmement rude lors de la libération de la ville, ont fait que Gdansk en 1945 était quasi totalement détruite. La reconstruction a pris des dizaines d'années, mais il en résulta que la ville retrouva sa gloire d'antan. Gdansk réussit à capter à nouveau l'attention du Monde et devint le symbole des idéaux de Liberté des Polonais.
    A partir de 1945 la Pologne rejoint le "Bloc de l'Est" dominé par l'Union Soviétique. Pendant la période entre la fin de la Deuxième Guerre mondiale et finalement la chute du communisme en 1989, les habitants de Gdansk se sont rebellés pas moins de sept fois contre le commandement communiste.  

    En 1980 naquit à Gdansk le premier syndicat libre Solidarnosc, dirigé par le charismatique électro mécanicien Lech Walesa, qui reçut en 1983 le Prix Nobel de la Paix et fut Président de Pologne de 1990 à 1995. Les grèves sur le chantier Lénine de l'époque, au mois d'août 1980, étaient le signe du début de la fin de l'ère communiste en Pologne et même à travers l'Europe.
    Après la disparition du Rideau de Fer la ville de Gdansk devint rapidement une des destinations touristiques les plus prisées en Pologne. Majestueuse, dynamique et chaleureuse, elle mérite à coup sûr à nouveau le titre de "Perle du Nord".

    L'histoire millénaire de Gdansk était non seulement une époque de commerçants mais également d'artistes. De nos jours Gdansk est restée une ville qui affectionne les Arts et qui a une longue tradition théâtrale et possède des salles de cinéma modernes. L'opéra et la musique classique y sont également bien représentés. Les différents festivals organisés principalement pendant la saison estivale attirent la grande foule. Le soir le ciel est souvent illuminé par d'éclatants feux d'artifices des plus romantiques.

    Dans le coin nord-ouest de la place, la fontaine de Neptune, est surmontée d'une statue en bronze fondue par Peter Hussen, en 1615. Dos à Neptune se dresse la somptueuse façade à arcades de la cour d'Artus.

     

    On ne se lasse pas d'admirer les façades aux couleurs pastels datant du dix-septième et dix-huitième siècle, par ci par là décorées de feuilles d'or (sur Dlugi Targ, la Place du Long-Marché et autour). Pour ceux qui ont vu le film Die Blechtrommel (Le Tambour) ou ont lu le livre du même nom de Günther Grass, ils revivront des souvenirs particuliers dans les pas du petit personnage central au caractère bien trempé Oscar. Aussi on y percevra encore l'atmosphère du mouvement révolutionnaire ouvrier Solidarnosc, né dans cette ville.

    Après cette balade, demi-tour; nous repassons devant la cathédrale.

    La rue Mariack ne profite guère de la lumière.

    La journée n'est pas terminée, maintenant, direction le musée de la 2de Guerre Mondiale puis les chantiers navals et la mer Baltique... en avant...


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  • La journée de route depuis Varsovie nous amène à Gdansk après un arrêt au château de Malbork.
    Un petit restaurant en face de l'hôtel nous accueille pour le dîner.

    Visiblement, ils servent de la vodka. On fera un essai demain, avec un mini assortiment, histoire de découvrir la variété des saveurs...

    Le lendemain matin, grisaille, bruine et fraîcheur finissent par nous réveiller. Direction, "la grue", point de repère pour cette balade.

    On passe devant la halle au marché.

    L’église Sainte-Marie ou basilique de l'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie est un édifice religieux catholique de la ville polonaise de Gdansk.

    Devant la basilique, la rue Mariacka.

    Avec 105,5 mètres de long et un transept de 66 mètres de large, elle peut accueillir jusqu'à 25 000 personnesElle est la troisième église en briques du monde par son volume.

    La construction de l'église médiévale a commencé en 1343, à l'époque où la ville peuplée d'Allemands s'appelait Dantzig, et s'est terminée en 1502. Après la Réforme, l'église Sainte-Marie a d'abord été utilisée à la fois par les catholiques et les protestants, en tant qu'église simultanée, mais par la suite a été réservée au seul culte luthérien. Jusqu'en 1945, Sainte-Marie était la deuxième grande église protestante du monde, depuis devancée par l'église principale d'Ulm (180.000 m³). À la suite de l'expulsion des Allemands, l'édifice fut remis aux catholiques polonais.

    Le 20 novembre 1965, le pape Paul VI élève l'église à la dignité de basilique. Le 2 février 1987, elle devient co-cathédrale de l'Archidiocèse de Gdańsk avec la cathédrale d'Oliwa.

    La Seconde Guerre mondiale a gravement endommagé l'église. Quarante pour cent des trésors artistiques ont péri. Le toit de l'église a été entièrement refait en béton armé avec une charpente en acier, technique qui a permis de réduire le poids du toit. La reconstruction de l'église s'est achevée en 1956.

    Il y a une horloge astronomique qui est remarquable. « Elle a été fabriquée en 1470. Elle est à la fois une œuvre d’art et un monument des techniques horlogères du Moyen-âge. Elle fut restaurée il y a une dizaine d’années. »

    De nombreuses boutiques proposent des bijoux et des objets en ambre. L'ambre est particulièrement liée à la côte littorale baltique, car c'est ici que ses gisements sont présents le plus abondamment, aussi les liens de Gdańsk ont-ils un caractère particulier et des traditions vieilles de plusieurs siècles, remontant aux temps de la route de l'ambre. En 2006, dans le site historique de l'avant-porte, dans la rue Długa (Salle des tortures, Gorge et Tour d'emprisonnement) un nouveau détachement du Musée historique de la ville de Gdańsk fut ouvert – portant le nom de Musée de l'ambre. C'est le premier musée en Pologne consacré entièrement à l'ambre. .

    Nous arrivons au bord du canal. C'est là que se trouve la grue. La grue médiévale de Gdańsk est une grue portuaire et une porte. La "porte de l'eau" d'une apparence inconnue existait déjà au même endroit en 1363. Elle fait partie du musée maritime national de Gdańsk et est par ailleurs la plus grande et plus ancienne grue portuaire médiévale d'Europe.

    Depuis sa création elle sert à charger et décharger la cargaison, au ballastage et à monter les mâts de bateaux. Le mécanisme de levage consiste en deux tympans d'un diamètre de six mètres environ. La machine est capable de lever une charge de deux tonnes à une hauteur de 27 mètres ou, après avoir accouplé les deux roues, une charge de quatre tonnes à une hauteur de 11 mètres.

     


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  • vosges thann alsace

    La neige est tombée là-haut mais elle est hors limites; ce sera donc le coteau thannois. La chapelle saint Urbain, patron des vignerons, sous l'œil placide de la sorcière.

    "Si la Saint Urbain est ensoleillé, les vendanges donneront un bon vin" . Au Moyen Age, si le temps était au gel ou à la pluie à la Saint urbain, la colère s'emparait des habitants. Il était alors coutume de plonger la statue de Saint Urbain dans la rivière pour le punir et lui faire boire l'eau que le vigneron serait amené à boire au lieu de vin. La statue du saint porte comme symbole la grappe de raisin. 
    Saint Urbain était fêté le 25 mai, date ultime où peuvent encore se produire des gelées tardives. Dans le calendrier actuel, Saint Urbain a cédé la place à Sainte Sophie, dernier jour des saints de glace.


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  • varsovie pologne schnoebelen

    Nous logeons en banlieue, à proximité de l'aéroport mais en 20 minutes, nous nous retrouvons en plein centre ville; pas d'embouteillage... Pourtant la ville compte 1,8 million d'habitants et l'agglomération 3 millions. De petits parkings permettent de stationner près du centre historique.

    varsovie

    Le rynek, s'éclaire petit à petit. Magnifique ! C'est le berceau de Varsovie, établi aux XVe-XVIe siècles. Fait notable, certaines des habitations qui encadrent la place ont survécu aux bombardements nazis. C'est notamment le cas de la maison portant le numéro 36, aussi appelée "Sous le nègre". Cette demeure appartenait à un commerçant qui a choisi pour effigie la tête d'un Africain, placée au-dessus de la porte d'entrée. Ce commerçant avait certainement envie de se démarquer de ses homologues, qui préféraient généralement avoir pour enseigne un navire. Au centre de la place trône l'emblème de la ville, la Sirène de Varsovie. Selon la légende, le roi de la mer Baltique aurait eu deux filles, des sirènes. La première a décidé de prendre la direction du port de Copenhague. La seconde, elle, a remonté la Vistule et s'est donc retrouvée dans la capitale polonaise.

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    Arrivés sur la nouvelle place du marché, l'impression d'être dans une petite ville de province vous gagne; pas de circulation, pas de bruit, pas d'agitation. Une qualité de vie incroyable pour une capitale, 8e plus grande ville de l'union européenne.

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    Marie Skłodowska-Curie est une physico-chimiste de talent dont les recherches l’ont propulsée vers une renommée mondiale. Native de Varsovie, la ville grouille de lieux qui rappellent aux passants l’histoire de sa vie partagée entre la Pologne et la France.

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    La route de l'ambre est, avec la route de l'étain, l'une des plus importantes voies de commerce de l'Antiquité classique. Cette route reliait, dès l'âge de bronze, la mer Baltique à la mer Méditerranée en suivant le cours de la Vistule, de l'Elbe et du Danube. Les marchands y amenaient des objets et articles de parure de bronze, ramenant en contrepartie de l'ambre, du sel, des fourrures.
    Depuis la préhistoire, l'ambre a été utilisé comme parure par l'homme, c'est sans doute l'une des premières pierres précieuses à laquelle il s'est intéressé.  Aujourd'hui encore, l'ambre de la Baltique est pour les Polonais un objet de légendes et de mystères car il possède la "lumière du monde".
    La Pologne a conservé un savoir-faire artisanal reconnu mondialement pour travailler l'ambre sous toutes ses formes et en faire des bijoux ou œuvres d'art. Gdansk, capitale mondiale de l'ambre y concentre de nombreux ateliers d'art, réputés pour leurs créations.

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    Pendant ce temps, un musicien s'est installé sur la place avec son orgue de barbarie, apportant une jolie note rétro très agréable.

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    En partant du rynek on emprunte la rue swietojanska où nous pouvons observer deux monuments religieux côte à côte : la cathédrale Saint-Jean et l'église des Jésuites. Toutes deux ont subi d'importants dégâts pendant la Seconde Guerre mondiale et, à l'instar des nombreux monuments de la Vieille Ville, l'effort fourni par les Varsoviens pour les reconstruire à l'identique a été considérable. Ne vous étonnez pas si une statue d'ours est positionnée à l'entrée de l'église des Jésuites, l'explication en est toute rationnelle : il s'agit d'un prince de Mazovie qui, éconduit par une demoiselle, choisit de se transformer en ours. Pour lui rendre son apparence d'origine, il suffit de l'embrasser sur la bouche. Cela devrait intéresser nos lectrices car, selon la légende, il était très riche?

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    Nous passons à l'extérieur des remparts pour jeter un coup d'œil à la statue du petit insurgé. Le monument du petit insurgé (en polonais: Pomnik Małego Powstańca), est un monument de Varsovie, commémorant les enfants soldats qui ont combattu et qui sont morts pendant l'insurrection de Varsovie en 1944. Il est situé dans la Ulica Podwale, au pied des remparts de la vieille ville. 

    La statue représente un jeune garçon portant un casque trop grand pour sa tête et tenant une mitraillette. Il est réputé être un jeune combattant sous le pseudonyme de « Antek », mort à l'âge de 13 ans, le 8 août 1944. Le casque et la mitraillette proviennent de l'équipement pris sur les soldats allemands pendant l'insurrection.

    Le monument imaginé par Jerzy Jarnuszkiewicz en 1946, a de nombreuses fois été copié en taille réduite. La statue a été dévoilée le 1er octobre 1983 par le professeur Jerzy Świderski - un cardiologue, courrier pour la résistance pendant le soulèvement (pseudonyme: « Lubicz ») servant dans le régiment Gustaw de l'Armia Krajowa.

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    Nous arrivons sur la grande place où se trouve le château royal.

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    La colonne de Sigismund (en polonais: Kolumna Zygmunta), est un monument des plus célèbres de Varsovie. situé sur la Plac Zamkowy (place du palais royal). Le monument commémore le roi Sigismond Vasa, qui en 1596, avait transféré la capitale de la Pologne de Cracovie à Varsovie.

    Haute de 22 mètres, la colonne ornée de quatre aigles porte la statue du roi, vêtu d'une armure archaïque, portant une croix dans une main et brandissant son épée dans l'autre.

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    Le Palais de la Culture et de la Science (en polonais : Pałac Kultury i Nauki, PKiN) est un gratte-ciel édifié à Varsovie entre 1952 et 1955. Il compte 3 288 pièces réparties sur 42 étages et mesure 231 mètres (au sommet de l’antenne de télévision) sur 3,3 hectares de terrain. À l’époque de sa construction et jusqu’en 1990, c’était le deuxième bâtiment le plus haut d’Europe après l’Université d'État de Moscou. C’est encore — en 2012 — le plus grand bâtiment de Pologne et le 9e plus haut de l'Union européenne. Le visiteur peut accéder jusqu’aux terrasses du 31e étage, qui offrent une vue imprenable sur la ville.

    varsovie pologne schnoebelen

    Dans un contexte de guerre froide, Staline décida au début des années 1950 que le peuple soviétique allait offrir l'une des « sœurs » de l'architecte Lev Roudnev au peuple polonais. La construction du gratte-ciel débuta donc le 2 mai 1952 et fut achevée le 22 juillet 1955. La cérémonie d'ouverture eut lieu le 21 août 1955.

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    Nous empruntons une partie de la ”Voie royale” (nos "Champs Elysées") entre la Nowy Swiat et le Château royal, on peut admirer la statue de Copernic, grand astronome qui a bouleversé l’idée de système solaire. Cette œuvre du sculpteur danois Bertel Thorvaldsen, inaugurée en mai 1830, fut détruite par les Allemands en 1944 et reconstruite d’après le moulage original conservé au musée Thorwaldsen à Copenhague.varsovie pologne schnoebelen

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     Atlantes : Terme d'architecture grecque, forgé sur le nom d'Atlas, géant qui soutenait la voûte du ciel sur ses épaules. L'atlante désigne une statue masculine qui, à l'égal des caryatides, sert de support dans un édifice.

    Les atlantes jouaient le rôle des colonnes, des piliers ou encore des ordres d'applique auxquels ils s'associaient. L'utilisation la plus spectaculaire de cette figure se rencontre à Agrigente, dans le grand temple de Zeus, édifié vers ~ 460. Ces figures sont aussi appelées télamons.

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    La tombe du soldat inconnu polonais (en polonais : Grób Nieznanego Żołnierza) se trouve à Varsovie, place Pilsudski.

    Ce monument rappelle le sacrifice des soldats polonais lors de la Première Guerre mondiale pour l'indépendance de la Pologne. Il a été érigé en 1925, sous un portique, unique vestige de l'ancien Palais Saxon situé à l'extrémité est du Jardin saxon, ancien jardin à l'anglaise du palais de Saxe. Le soldat inhumé est un combattant anonyme défenseur de la ville de Lwow (aujourd'hui en Ukraine).

    La tombe du soldat inconnu est gardée par des militaires.

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    varsovie pologne schnoebelen

     

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    Retour sur le stare miasto. A droite, le palais royal de Varsovie (en polonais : Zamek Królewski w Warszawie) était la résidence officielle des rois de Pologne à Varsovie. Détruit en 1944, il a été reconstruit pendant les années 1970 et est ouvert au public à partir de 1984. De nos jours, il est utilisé pour des cérémonies officielles, comme antenne du musée national de Varsovie, exposant à leur emplacement originel des œuvres d'art qui s'y trouvaient en 1939 et qui ont pu être sauvegardées pendant la Seconde Guerre mondiale et comme lieu d'expositions.

    varsovie pologne schnoebelen

    Encore un dernier passage sur la jolie petite place avant de rejoindre le parking en contrebas.

    La beauté des lieux, la quiétude de ces places, de ces rues; la qualité de vie de cette capitale sont évidentes et placent Varsovie en tête des capitales les plus agréables. Nous garderons ces belles images en mémoire.

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    La journée se termine, il est temps de retourner dans la banlieue. Demain, direction le nord avec la forteresse de Malbork.


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  • Nous quittons Torun sous un crachin et descendons vers Poznan. Petit arrêt devant cette belle église en bois qui nous rappelle la Malopolska et ses magnifiques églises.

    Notre hôtel, à la frontière du centre-ville historique est en face d'un bel ensemble architectural de briques, de verre et d'acier. Un vrai vaisseau dans le ciel le lendemain matin.

    Le Stary Browar (en français, la Vieille Brasserie) est un centre commercial et artistique, proche du centre historique de la ville de Poznań. Il est adjacent à un complexe de bureaux de grande hauteur, qui regroupe le Poznań Financial Centre et l'Andersia Tower.

    Sur une superficie totale d'environ 130 000 m2, la vieille brasserie abrite environ 200 boutiques, 30 espaces de restauration, un théâtre, un cinéma, une salle de concert, un hôtel et un jardin public. Le bâtiment a été conçu par Studio ADS, à partir de la friche de l'ancienne brasserie Huggerów.

    Nous avançons vers le rynek de Poznan; la ville se réveille doucement, c'est dimanche.

    Lumières ce matin sur cette bonbonnière magnifique.

    Poznan est l’une des plus vieilles et grandes villes polonaises, située à l'ouest de la Pologne, sur la Warta. Le berceau de l'Etat polonais et capitale historique de la région de la Grande Pologne, elle est le chef-lieu de la voïvodie de Grande-Pologne ainsi que du powiat de Poznań. Avec plus de 500 000 habitants, Poznań est la cinquième ville la plus peuplée de Pologne, après Varsovie, Cracovie, Łódź et Wrocław. Elle se situe aussi sur l'axe de communications Berlin-Varsovie-Moscou et à un peu plus de 160 kilomètres de la frontière allemande.. 

     

    La place est plus lumineuse qu'à Varsovie car les bâtiments sont moins élevés.

    Au milieu de la place du marché à Poznan se dresse le magnifique hôtel de ville de style Renaissance. En 1551 on installa dans la tour de l'hôtel de ville un carillon, composé de chèvres qui chaque jour à midi pile se cognent à douze reprises avec leurs cornes. Selon la légende autrefois s'étaient de vraies chèvres qu'il s'agissait. Plus précisément le jour de l'inauguration du clocher. Elles avaient échappé aux mains d'un cuisinier, qui comptait bien les faire rôtir. Lorsque la foule aperçut les chèvres à cet endroit étrange, on décida d'ajouter un mécanisme à la tour permettant de les faire réapparaître.

    Des travaux sont en cours sur l'hôtel de ville, je zappe donc les vues sur le bas du bâtiment et le chantier qui englobe une petite partie de la place.

    Ensemble emblématique de la ville.

    Il faut récupérer l'auto et filer vers Wroclaw...


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  • jour des morts toussaint cimetiere

    Les cimetières figurent rarement au sommaire des guides de voyage; ce n'est pas très vendeur, ça ne fait guère rêver... Mais ignorer ces lieux serait une erreur. Je vous invite ici à en parcourir quelques-uns ici.


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  • Notre autotour finit par Wroclaw. Un petit air de Strasbourg avec ses canaux...ou de Venise.  Avec ses 110 ponts routiers et passerelles qui relient les berges de l’Oder, Wroclaw est parfois appelée la Venise polonaise (seules Venise, Amsterdam, Saint-Pétersbourg et Hambourg en comptent plus). 

    Depuis plus de mille ans Wroclaw se reflète dans les eaux de l’Oder. Portant les traces des règnes tchèque, allemand et polonais, Wroclaw est une ville véritablement européenne. La capitale de la Basse-Silésie, 4e ville du pays avec ses 637 000 habitants, Wroclaw est le centre culturel, économique, universitaire et touristique le plus important du sud-ouest de la Pologne. Ses merveilleuses maisons, ses églises, l’université et une pléiade de lauréats du Prix Nobel, sont autant de témoignages de l’ancienne splendeur de Wroclaw.

    Nous passons d'une île à l'autre et entrons ici dans le centre-ville historique.

    C'est dimanche aujourd'hui; beaucoup d'enfants ont reçu un ballon et de nombreuses femmes portent une fleur ou un petit bouquet à la main, cadeau de leur chéri.

    Nous passons sous le beau bâtiment de l'université (très réputée avec ses 10 lauréats du Prix Nobel).

    La Maison baroque au Soleil d’Or (Kamienica pod Zlotym Sloncem) abrite le Musée de Pan Tadeusz.

    Nous avançons lentement, après la grandiose université, les premiers cafés apparaissent.

    Au fil de vos pas, nous croisons d’étranges petites statues en bronze. Ces Krasnale veillent sur la ville depuis la commémoration du mouvement anarchiste « Alternative Orange » en 2001. Aujourd’hui, la chasse aux lutins est devenue une occupation à part entière. Près de 400 figurines ont élu domicile dans la ville, certaines plus cachées que d’autres. Je crois qu'il existe un plan pour les trouver tous mais il est bien plus drôle de les rencontrer au hasard, au détour d'une rue...  Ils ont même leur propre site Internet: http://krasnale.pl/en  

    Et nous voilà au rynek, la place du marché. Celle-ci est la plus grandiose, la plus impressionnante de toutes celles que nous avons vues. Les bâtiments de Varsovie étaient plus originaux, ceux de Gdansk plus fastueux mais ici, la taille change la perception générale. La place est grande, beaucoup plus grande et les couleurs s'allument en ce milieu d'après-midi. C'est magnifique ! De plus, comme c'est dimanche, l'animation est maximale, les familles déambulent, les cafés ne désemplissent pas. Ballons et fleurs se multiplient apportant un sourire sur tous les visages (même masqués  !)

    L’ancienne Grand Place, avec ces maisons de l’époque renaissance au style maniériste avec en alternance des reconstructions de l’après-guerre, est une des plus vastes d’Europe. La musique y résonne jour et nuit, lui procurant un charme indéniable. L’Hôtel de Ville de style gothique tardif est le siège du Musée d’Art Bourgeois.

    C'est bien de ce côté-ci que l'animation est la plus élevée. Cafés et restaurants appréciés attirent la jeunesse.

    La construction de l'hôtel de ville s'étend sur une période d'environ 250 ans, de la fin du XIIIe siècle au milieu du XVIe siècle. Le plan de la structure et le sol changent au cours de cette longue période, en réponse à l'évolution des besoins de la ville. La date exacte de la construction initiale n'est pas connue, mais se situe entre 1299 et 1301, quand une structure d'un étage avec des caves et une tour, appelée le consistoire, est construite. Les parties les plus anciennes de l'édifice actuel, la salle des Bourgeois et les étages inférieurs de la tour, dateraient de cette époque. La destination principale de l'édifice est alors plus le commerce que l'administration municipale.

    Les xve et xvie siècles sont des périodes de prospérité pour la ville. Le programme d'agrandissement s'accélère, en particulier au cours de la période 1470-1510, lorsque plusieurs salles sont ajoutées, la salle des Bourgeois reçoit une nouvelle voûte. L'étage supérieur commence à prendre forme avec le développement de la grande salle et l'ajout du Trésor et du Petit Trésor.

    D'autres innovations au cours du xvie siècle comprennent l'ajout des armoiries de la ville en 1536, et la reconstruction de la partie supérieure de la tour en 1558-1559. C'est la dernière étape du programme principal de construction du bâtiment qui prend l'aspect que nous lui connaissons encore aujourd'hui.

    C'est le moment de la pause.

    Une borne originale et utile pour tout cycliste.

    Nous continuons notre marche (les trottinettes nous font de l'oeil) et passons sur l'autre île. La cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Wrocław (en polonais : Archikatedra św. Jana Chrzciciela we Wrocławiu) est une église catholique de la ville ainsi que la cathédrale de l'archevêché de Wrocław.

    Elle a été construite en style gothique de 1244 à 1341 et constitue l'un des symboles de Wrocław. Ses tours jumelles, de 98 mètres de hauteur, marquent la physionomie de la ville.

    Il est 18 heures, une messe rassemblant beaucoup de monde s'y déroule. La participation des familles et des jeunes est forte ; les chants résonnent avec ferveur et beauté. 

    Il y aurait encore des ponts à traverser, des îles et des rues à admirer mais les pieds ne sont pas emballés par cette perspective d'autant que la lumière diminue fortement.

    Fin de la 1ère journée dans cette belle ville. Après un dîner rapide au centre-ville, retour sur notre île.

    Lendemain matin : avant de partir pour la campagne alentour, un petit arrêt devant ce bâtiment étrange. La Halle du centenaire, un jalon de l’histoire de l’architecture en béton armé, a été construite entre 1911 et 1913 par l’architecte Max Berg. C’est un bâtiment à plan central au cœur du Parc des Expositions servant de salle d’exposition polyvalente. La Halle du centenaire forme un quadrilobe symétrique (trèfle), avec un vaste espace circulaire au centre qui peut accueillir 6 000 sièges. Le dôme nervuré de 23 m est coiffé d’une lanterne d’acier et de verre. La Halle du centenaire est un exemple précurseur du début de l’architecture et de l’ingénierie moderne ; elle illustre un important échange d’influences au début du XXe siècle et elle est devenue une référence majeur dans l’évolution postérieure des structures en béton armé; d'où son classement sur la liste de l'Unesco. 

     

    Fin du séjour : dernière pause avant de filer sur Varsovie et de prendre le vol retour.


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