• Repas à deux pas du château de Nijo.

    Bonjour mesdemoiselles !

    En 1601, Ieyasu Tokugawa, fondateur du shogunat des Tokugawa ordonne aux nobles féodaux de l'ouest du Japon de participer à la construction du château de Nijō. La construction est achevée en 1626 sous le shogunat de Iemitsu Tokugawa. Initialement construit pour servir de garnison, il fit office de résidence temporaire des shoguns Tokugawa lors de leurs visites à la capitale de l'époque : Kyoto.

    Le terme shogun (ou shogoun), du japonais shōgun (将軍?), signifie « général » ; c'est l'abréviation de seiitaishōgun (征夷大将軍?), que l'on peut traduire par « grand général pacificateur des barbares ». Néanmoins, après qu'il fut attribué à Minamoto no Yoritomo, il devint un titre héréditaire de la lignée Minamoto, indiquant le dirigeant de facto duJapon (dictateur militaire), alors même que l'empereur restait le dirigeant de jure (en quelque sorte le gardien des traditions). Le titre de seii taishogun fut par la suite abandonné lors de la constitution au xixe siècle du kazoku, c'est-à-dire de la noblesse japonaise.

    Le palais Ni no maru a été édifié en 1626 sur les ordres d'Iemitsu à l'occasion de la visite de l'empereur Go-Mizunoo.

    En 1788, le Palais Intérieur (Honmaru) est détruit par un incendie qui ravage Kyoto. Le centre du palais restera vide jusqu'en 1862.

    En 1867, c'est dans le palais Ninomaru que le shogun Yoshinobu Tokugawa dut rendre officiellement le pouvoir à l'autorité impériale, mettant fin au shogunat.

    Un an plus tard, en 1868, les cabinets impériaux déménagent au château de Nijô. L'empereur y tient les premières assises de son gouvernement. C'est le début de la restauration Meiji.

    Les 3 300 m2 du palais Ni no Maru sont construits presque exclusivement en bois de cyprès. L'intérieur du palais est décoré de peintures murales dorées représentant des pins ou des tigres, dans le but d'impressionner les visiteurs. De somptueux panneaux sculptés y sont également disposés. Les shoguns cherchaient à montrer ainsi leur richesse et leur puissance. Les peintures murales sont des réalisations de l'école Kanō, dont beaucoup ont été réalisées pour décorer lechâteau de Fushimi et transportées ici après son démantèlement en 1623 : il est encore difficile, faute d'archives, d'identifier précisément certains de leurs auteurs.

    Le château est parsemé de plusieurs jardins, vergers de cerisiers du Japon et de ginkgos. Le jardin du Ni no Maru a été dessiné par l'architecte et maître de thé Kobori Enshū. Il est situé entre les deux fortifications, à côté du palais du même nom. Le jardin possède entre autres un grand bassin avec trois îles et de nombreuses pierres placées avec précision, ainsi que des pins miniatures.

    Le jardin Seiryū-en (清流園?) est la partie la plus récente de l'ensemble du château de Nijō, construit en 1965 dans la partie nord du complexe architectural. Il a été imaginé pour faciliter la réception des hôtes de marques de la ville de Kyoto, et l'organisation d'événements culturels. On y trouve deux maisons de thé et un arrangement de plus de 1 000 pierres.

    Ce palais donne un parfait exemple de l'importance de l'architecture dans les rapports sociaux. Les visiteurs de bas rangs sont reçus dans les premières pièces du palais moins richement décorées, vers la sortie, tandis que les visiteurs importants sont reçus dans les pièces intérieures. Les portes coulissantes permettant l'arrivée des gardes dans les pièces ne sont pas dissimulées, dans le but d'intimider les visiteurs.

    À l'arrière du bâtiment, le palais abrite les appartements privés du shogun, où seules les femmes pouvaient pénétrer.

    Une des caractéristiques du château de Nijô est le « plancher rossignol » qui recouvre les couloirs. Il est construit de telle sorte que le moindre pas fasse crisser les lattes de bois, qui émettent un son semblable au pépiement d'un oiseau. Ce plancher est construit pour détecter tout intrus ou assassin possible.

    Le château de Nijō est constitué de deux anneaux de fortifications, le plus petit étant inséré dans le plus grand. Ils sont tous deux constitués d'une muraille entourée d'une large douve. Les pavillons du Ni no Maru sont également entourés d'un mur simple et relativement bas. La muraille extérieure est percée de trois portes (nord, est et ouest) tandis que la fortification intérieure n'en a que deux (est et ouest). On trouve dans le coin sud-ouest les fondations d'une pagode à cinq étages (Goju no Tō) qui a été détruite par un incendie en 1750. Les murs intérieurs protègent le palais Honmaru et son jardin. Entre les deux fortifications sont le palais Ni no Maru, les cuisines, la salle des gardes et plusieurs jardins.

    La porte principale du Ninomaru


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  • Le 6 août 1945 à 8 h 15 (heure locale), le bombardier B-29 piloté par Paul Tibbets, baptisé Enola Gay du nom de sa mère, décolle de la base de Tinian, avec à son bord une bombe atomique à l'uranium 235 d'une puissance de 15 kilotonnes, surnommée Little Boy. L'équipage est composé de douze hommes, dont quatre scientifiques. Deux autres B-29 l'escortent, emportant les instruments scientifiques destinés à l'analyse de l'explosion.

    La bombe, recouverte de signatures et d'injures à l'adresse des Japonais est armée en vol et larguée à 8 h 15, à près de 9 000 mètres au-dessus de la ville. À 8 h 16 min 2 s heure locale, après 43 secondes de chute libre, la bombe explose à 587 mètres du sol, à la verticale de l’hôpital Shima, situé au cœur de l'agglomération, à moins de 300 mètres au sud-est du pont Aioi, initialement visé car reconnaissable par son plan en « T ».

    Tout le monde a déjà vu au moins une fois la photo du Dôme, symbole de la paix. Ce bâtiment, construit en 1915 par un architecte tchécoslovaque, était utilisé avant la guerre comme Palais d'exposition industrielle de la préfecture d'Hiroshima. Avec une architecture moderne de style européen, il était à l'époque très populaire parmi les habitants d'Hiroshima. Ici a eu lieu une grande exposition de la pâtisserie japonaise en 1921, et pour la première fois au Japon a été fabriqué et vendu le gâteau allemand le baumkuchen. 

    Ce centre industriel que fut ce Palais d'exposition industrielle de la préfecture d'Hiroshima, était situé à 160 mètres environ de l'hypocentre de l'explosion. Les personnes qui s'y trouvaient à ce moment-là ont toutes été tuées sur le coup, mais comme c'était un bâtiment robuste construit en béton, la partie du Dôme a été épargnée de la destruction totale. En 1996, il est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, et continue actuellement à représenter à travers le monde l'espoir d'une paix.

    La tv chinoise est là pour préparer un documentaire qui sera diffusé dans quelques jours, à la date anniversaire des événements.

    Le parc du Mémorial de la Paix, bien que situé au cœur de la ville d'Hiroshima, est un endroit calme et spacieux. Ce triangle de terre entouré par deux rivières, un des centres historiques de la ville, où se trouvait un quartier commerçant entouré par un quartier résidentiel, était, comme vous pouvez l'imaginer, un quartier très animé du centre ville. La bombe atomique a cependant intégralement détruit le quartier et tué tous ses habitants. Après la guerre, ce terrain d'où tout avait disparu, deviendra le parc du Mémorial de la Paix, symbole de la destruction et de la renaissance, conçu par le célèbre architecte japonais Kenzo Tange et achevé en 1954. 

    Dans ce parc, de nombreux monuments ou bâtiments ont été construits pour commémorer les morts et dans l'espoir de la paix, comme le musée du Mémorial de la Paix d'Hiroshima, le cénotaphe pour les victimes de la bombe atomique ou la statue des enfants de la bombe atomique.

    Parfaitement alignés, le cénotaphe, monument en forme d’arche, la flamme de la paix et au dernier plan le Genbaku. La flamme ne s’éteindra que lorsque toutes les nations se seront déséquipées de l’arme nucléaire.

    En visitant chaque endroit, vous ne pourrez vous empêcher de songer au contraste entre la dévastation qui a suivi le bombardement atomique et le paisible et magnifique parc actuel, et de graver dans votre cœur que la paix est un bien précieux.

    L'heure où tout est arrivé.

    70 000 personnes furent tuées ce jour-là. Sadako avait alors deux ans et se trouvait à deux kilomètres du lieu de l'explosion. Alors que la plupart de ses voisins furent tués, elle ne fut pas blessée ou ne sembla pas l'être.

    Jusqu'en 1954, elle ressemblait à une petite fille normale et joyeuse. Bonne élève, elle passa une enfance sans problème majeur, grandit normalement et se lança dans la course à pied de compétition.

    Cependant, en 1954, après un relais où elle avait contribué à la victoire de son équipe, elle se sentit extrêmement faible et commença à défaillir. Les vertiges passant, Sadako pensa qu'ils n'étaient causés que par la fatigue, mais ce n'était pas le cas. Dès lors de plus en plus d'alertes se produisirent. Plus tard ses vertiges furent tels qu'elle tomba et ne put se relever. Ses camarades de classe appelèrent l'institutrice qui contacta ses parents. Ces derniers l'emmenèrent à l'hôpital de la Croix-Rouge où fut diagnostiquée une leucémie, autrement dit le « mal de la bombe atomique » auquel peu survivaient à cette époque.

    La meilleure amie de Sadako, Chizuko, lui raconta l'ancienne légende japonaise des 1000 grues et lui apporta un origami. Selon celle-ci, quiconque confectionne mille grues en origami voit un vœu exaucé. Sadako s'attela dès lors à la tâche, espérant que les dieux, une fois les mille grues pliées, lui permettraient de guérir et de recommencer la course à pied. La famille de Sadako s'inquiéta à son propos et vint souvent lui rendre visite à l'hôpital et l'aider à faire les origamis. Après qu'elle eut plié 500 grues, elle se sentit mieux et les médecins dirent qu'elle pouvait rentrer chez elle pour quelque temps, mais après moins d'une semaine elle se sentit de nouveau mal et dut retourner à l'hôpital.

    Elle confectionna au total 644 grues de papier. Elle mourut le 25 octobre 1955 à l'âge de douze ans. Elle avait plié ses grues avec tout le papier qu'elle pouvait trouver, y compris des étiquettes de ses flacons de médicament.

    L'histoire de Sadako eut un profond impact sur ses amis et sa classe. Ils finirent de plier les 1000 grues et continuèrent cette activité afin de collecter de l'argent en provenance des écoles japonaises pour construire une statue en l'honneur de Sadako et de tous les enfants frappés par la bombe.

    Aujourd'hui, une statue à la mémoire de Sadako, placée sur un piédestal en granit et tenant une grue en or dans ses bras ouverts, se dresse dans le Parc de la Paix d'Hiroshima avec à sa base cette inscription :

    Ceci est notre cri.
    Ceci est notre prière.
    Pour construire la paix dans le monde

    Tous les ans, des enfants du monde entier plient des grues et les envoient à Hiroshima. Les origamis sont disposés autour de la statue. Grâce à Sadako, la grue en papier est devenue un symbole international de la Paix.

    Avant de partir pour Osaka, nous allons goûter à la spécialité d'Hiroshima : l' Okonomiyaki

    Le plat se prépare en couches successives sur un teppan (plaque chauffante) avec tout d’abord la « crêpe » faite d’un mélange de farine de blé et de poissons séchés réduits en poudre et d’eau, ensuite on y place du chou coupé en lamelles, puis au choix des morceaux de viande (porc en lamelles), des crevettes, du poulpe, du calamar, etc.

    Puis viennent les nouilles (soba ou udon) sans oublier d’asperger le tout avec la fameuse sauce okonomi, faite d’un mélange de vinaigre de saké, de miel et de purée de légumes. Après cela, on retourne l’ensemble sur des œufs brouillés cuits sur la même plaque et on laisse le tout cuire jusqu’à ce que le chou soit tendre et la viande bien cuite.

    Comparée à celle du Kansai, la quantité de chou est supérieure, et la présence des nouilles en fait un repas consistant.

    Le parking à vélos avec tapis roulant (il n'y a pas de vélos sur les trottoirs !)

    Un tour dans un magasin aux rayonnages interminables de mangas, de jeux et de personnages...


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  • La journée à Kanazawa débute par le marché couvert d'Ohmi. Le poisson est à l'honneur bien sûr.

    Les fruits sont hors de prix : 5€ les 2 grappes de raisin, 7€ les 2 pêches.... Autant dire que vous n'en voyez pas souvent sur la table du restaurant.

    Du poisson pour bien démarrer la journée...

    Un tour chez le tailleur pour un nouveau kimono ou yukata.

    Le quartier Nagamachi est l’ancien quartier d’habitation des samouraïs. Ses petites rues sinueuses, bordées de murs d’enceinte avec tuiles et petits canaux, cachent de nos jours de grandes et belles maisons modernes. Il reste toutefois ici une maison traditionnelle, la demeure Nomura datant de la période d’Edo (18ème siècle), et qui a été restaurée au début du 20ème siècle par un riche armateur japonais.

    Cette luxueuse maison de bois foncé a été habitée par 12 générations de la famille Nomura, jusqu’à l’ère Meiji. 

    On peut observer le jardin depuis les différentes pièces de la maison. Savamment composé de pierres, d’eau et de plantes, ce jardin ornemental est tout simplement magnifique. Assistez pour finir votre visite à la cérémonie du thé dans la chambre du premier étage, avec vue plongeante sur le jardin.

    Famille de samouraïs au service du clan dirigeant de la ville, les Nomura usaient de leurs épées pour faire régner l'autorité des Maeda. L'influence d'une des plus puissantes familles de la ville de Kanazawa se reflétait à la splendeur sophistiquée de leur demeure, aujourd'hui restaurée et ouverte au public.

    Architecture raffinée, peintures murales à couper le souffle et plafond décoré à vous en faire tourner la tête, les charmes de cette maison ancienne sont nombreux. Une promenade dans le petit jardin dévoile une cascade qui déverse sont flot chantonnant dans un étang où dansent des carpes. Le charme opère sur les visiteurs, instantanément transportés à l'époque d'Edo, loin des voitures et des bruits de la ville. Ils découvrent le rythme de vie de samouraïs richissimes au fil des pièces en enfilade.

    Malheureusement cette gloire fut éphémère pour la famille Nomura. La restauration du pouvoir impérial à l'ère Meiji (1868-1912) entraîna le déclin des seigneurs féodaux comme les Maeda, qui emportèrent dans leur chute les mercenaires, dont les Nomura. Un retour vers un âge d'or qu'on ne cesse de raviver.

    Le quartier Nagamachi avec ses petites rues sinueuses, bordées de murs d’enceinte avec tuiles et petits canaux, cachent de nos jours de grandes et belles maisons modernes.

    Ici comme partout règne l'ordre.

    La mode actuelle est aux voitures " tranche de pain de mie".
    Les plaques jaunes sont réservées aux petites autos.

    Déjeuner rapide puis promenade au kenroku-en.

    Le Jardin Kenrokuen est un magnifique jardin japonais d’une superficie de 11,4 hectares situé sur les hauteurs de la partie centrale de Kanazawa et à proximité du Château de Kanazawa. La famille Maeda qui dirigeait le Domaine de Kaga (régions actuelles d’Ishikawa et de Toyama) à l’époque féodale a entretenu ce jardin génération après génération. De par son ampleur et sa beauté, il est considéré comme l’un des plus beaux jardins de seigneur féodal du Japon.

    Il comporte un grand étang artificiel en son centre et est parsemé de collines et de pavillons où les visiteurs peuvent s’arrêter pour admirer l’ensemble des lieux. Le grand bassin nommé « Kasumigaike » a été aménagé tel un océan, et l’île placée en son centre, sur laquelle on croyait qu’un sage ermite immortel vivait, symbolise l’espérance de la longévité et de la prospérité. Le nom « Kenrokuen » (signifiant littéralement « jardin aux six aspects »), lui a été donné car il jouit des six aspects que peu de jardins peuvent offrir en un même lieu :

    espace, quiétude, travail humain, vénérabilité, cours d’eau et magnifique vue.

    Pas de floraison pour l'heure....

    Au bord de l’étang Kasumigaike se trouve une lanterne de pierre réalisée à l’image des hauts chevalets placés sous les cordes des instruments traditionnels pour les accorder (telle la harpe japonaise koto) qui est devenue le symbole du Jardin Kenrokuen. On trouve également une fontaine qui jaillit dans cet étang en exploitant la pression naturelle résultant de la différence du niveau de l’eau des bassins de l’étang.

    Le Kenroku-en abrite 8 750 arbres et 183 espèces de végétaux.

    C'est dimanche, les familles viennent flâner dans le parc.

    Le temps à Kanazawa est assez pluvieux. La moyenne des températures est semblable à celle de Tôkyo bien que faiblement plus fraîche. Les températures sont principalement de 4 °C en janvier, 15 °C en avril, 25 °C en juillet-août, 15 °C en octobre et 5 °C en décembre.

    Il reste un peu de temps pour visiter le musée d'art contemporain du XXIe siècle qui se trouve juste à l'autre extrémité du parc...


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  • Ouvert il y a bientôt 7 ans, le Musée du 21e siècle de Kanazawa est aujourd’hui un des hauts lieux de l’art moderne. En partenariat avec des artistes et musées étrangers, il organise de nombreuses expositions de dimensions internationales.

    L’architecture du musée du 21e siècle de Kanazawa a été confiée à Sejima Kazuyo et Nishizawa Ryue, deux architectes emblématiques de la nouvelle architecture japonaise, fondateurs de la prestigieuse agence SANAA (Sejima Kazuyo + Nishizawa Ryue /SANAA) dont le travail a été récompensé par le prix Pritzker 2010, comparable au Nobel d’architecture. Ce sont eux qui ont été appelés par ailleurs à construire le Louvre de Lens.

    Colour activity house 2010 glass, stainless steel, PVB film H300 × φ1000cm 2010 Olafur ELIASSON

    L’un des points d’attraction du musée est une installation de l’artiste argentin qui vit à Paris, Leandro Erlich. « Swimming Pool » est comme toujours chez ce plasticien un travail sur l’illusion d’optique. Vue de l’extérieur : une piscine au fond de laquelle des visiteurs habillés marchent. Vue de l’intérieur, du dessous, le plafond est constitué d’une paroi de verre qui donne l’illusion de l’eau.

    Parmi les installations permanentes il y a aussi un mur de plantes vertes – comme au musée du quai Branly- par Patrick Blanc, un « Blue planet sky » de James Turrell, grande ouverture sur le ciel, conçue telle la vision d’une œuvre d’art et encore une statue de Jan Fabre représentant un personnage posté sur le toit du musée - c’est lui même- en train de mesurer le ciel. Un rêve oriental.

    Jan Fabre

     

    Vite, vite, un saut dans dans le car et direction le quartier des geishas Higashi. 

    Pas de geishas mais des jeunes gens bien sympathiques.

    Kanazawa aura été bien agréable, de belles visites, une sensation de quiétude. Demain départ pour Kyoto. 

     


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  •  

    Après le jardin zen, départ pour le  kinkaku-ji.
    Comme partout, les distributeurs s'alignent en rang serré (toujours propres et intacts).

    Le fameux Kinkaku-ji, également connu comme le "pavillon d'or", se trouve au nord-ouest de la ville, pas très éloigné du Ryoan-ji. C'est l'un des temples bouddhistes les plus visités à Kyoto. Et pour cause, sa majestueuse construction principale est... un pavillon recouvert de feuilles d'or.

    Bon, je n'ai pas réussi à trier les photos, donc il y a un peu de répétition...

     

    Construite en 794 sur le modèle des capitales de la Chine ancienne, Kyoto a été la capitale impériale du Japon depuis sa fondation jusqu'au milieu du XIXe siècle. En tant que foyer de la culture japonaise depuis plus de mille ans, Kyoto retrace le développement de l'architecture japonaise en bois, notamment l'architecture religieuse, et l'art des jardins japonais qui a influencé la conception des jardins dans le monde entier.

    La plupart des 198 bâtiments et des douze jardins qui constituent les dix sept éléments du bien ont été construits ou conçus entre le Xe et le XVIIe siècles.

    Tous les dix-sept éléments du bien inscrit sont des établissements religieux, sauf le château de Nijo-jo. En tout ils couvrent une superficie totale de 1.056 hectares et sont entourés d'une zone tampon de 3.579 hectares.

    Dans les années 1220, le site abrite la villa Kitayamadai de Saionji Kintsune (1171-1244, chef du clan Saionji qui fait partie d'une branche des Fujiwara) ainsi que le temple Saionji, inauguré en 1224. Après le déclin des Saionji, la villa et le temple ne sont plus entretenus ; seule une mare demeure de cette époque.

    Yoshimitsu (1358-1408), le 3e des shoguns Ashikaga, abdique en 1394 pour laisser la place à son fils Yoshimochi. Trois ans plus tard, en 1397, il achète le site au clan Saionji et commence à y construire une nouvelle villa, Kitayamaden, en faisant de son mieux pour en faire un lieu exceptionnel, destiné à accueillir plusieurs reliques bouddhistes. Il y réside jusqu'à sa mort. Après sa mort et conformément à ses volontés, son fils Yochimochi en fait un temple Zen de l'école Rinzai.

    Le temple a été incendié plusieurs fois pendant la guerre d'Ōnin (1467-1477) et seul le pavillon d'or a survécu. Le jardin a cependant gardé son aspect de l'époque.

    Le 2 juillet 1950, le Pavillon d'or a été entièrement incendié, par un moine mentalement déficient ; cet événement est au centre du roman de Yukio Mishima, Le Pavillon d'or. Le bâtiment actuel, reconstruit à l'identique, date de 1955.

    En 1987, il est rénové et reçoit une nouvelle couche, cinq fois plus épaisse, de feuilles d'or. Il semblerait que la nouvelle couche de feuilles d'or auraient été enduite d'un vernis-laque à base d'urushiol (l'huile produite par le sumac vénéneux) pour ainsi préserver la couche d'or contre les intempéries. Cette laque était utilisée autrefois pour protéger différentes choses utilisées par l'homme, comme les armes, œuvres d'art, objets ménager et même les meubles.

    En 1994, le Pavillon d'or est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

    Le pavillon d'or (金閣, kinkaku?), situé dans son jardin a rendu le temple célèbre. Le bâtiment est entièrement recouvert d'or pur, à l'exception du rez-de-chaussée. Il sert de shariden, contenant des reliques de Bouddha.

    D'un point de vue architectural, c'est un bâtiment harmonieux et élégant qui regroupe trois types d'architecture différents :

    • le rez-de-chaussée (Hō-sui-in) est de style Shinden-zukuri, le style des palais de l'époque Heian.
    • Le premier étage (Chō-on-dō) suit le style Buke-zukuri des maisons de samouraï.
    • Le deuxième étage (Kukkyō-chō) est de style Karayō, celui des temples Zen.

    Au sommet du toit couvert de bardeaux se trouve la sculpture d'un fenghuang doré, ou « phoenix chinois » (鳳凰, hōō?).


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  • La journée n'est pas finie, après le château de Nijo, direction Kiyomizu.

    Le temple Kiyomizu ou Kiyomizu-dera (清水寺?) fait référence à un complexe de temples bouddhiques et shintoïstes mais est principalement utilisé pour un seul : l'Otowa-san Kiyomizu-dera (音羽山清水寺?) à l'est de Kyoto, qui est l'un des endroits les plus célèbres de la ville. Il a été enregistré au patrimoine mondial culturel de l'UNESCO en 1994.

    Le Kiyomizu-dera trouve ses origines en 798, vers la fin de l'époque Nara ; selon la tradition, il aurait été construit parSakanoue no Tamuramaro. Les édifices actuels datent de 1633; ils ont été reconstruits par Iemitsu Tokugawa2. Le temple tient son nom de la chute d'eau qui se trouve à l'intérieur de son enceinte, eau provenant des collines environnantes, kiyoi mizu (清い水?) signifiant eau pure ou eau de source.

    Le bâtiment principal du Kiyomizu-dera est célèbre pour sa plateforme, soutenue par des centaines de piliers, à flanc de colline et qui donne une vue impressionnante de Kyoto. Il y a aussi une pagode à trois étages et d'autres structures classées.

    Le complexe contient de nombreux autres temples dont l'un des plus connus est le Jishu-jinja (shinto), dédié à Okuninushino-Mikoto, un dieu de l'amour et des « bonnes rencontres ». À l'intérieur du Jishu-jinja se trouvent deux « pierres d'amour » placées à dix-huit mètres l'une de l'autre, distance que les visiteurs célibataires essaient de franchir les yeux fermés. L'accomplissement de ce trajet est vu comme un présage de future rencontre amoureuse. On peut être aidé pour réaliser le parcours, mais alors cela signifie qu'un intermédiaire sera nécessaire pour rencontrer l'âme sœur. Le premier jour de chaque mois, on y célèbre une cérémonie pour le bon amour.

    Le sanctuaire apparaît dans le film Mémoires d'une geisha de Rob Marshall sorti en 2005.

    En contrebas du bâtiment principal se trouve la chute d'eau Otowa-no-taki, d'où trois canaux plongent dans une mare. Les visiteurs du temple boivent de cette eau dans des coupelles en fer, eau qui aurait des propriétés thérapeutiques. Il est dit que boire de l'eau des trois canaux confère santé, longévité et succès dans les études.

    L'expression japonaise « se jeter du Kiyomizu-dera » (清水の舞台から飛び降りる, Kiyomizu no butai kara tobioriru?) est l'équivalent de l'expression française « se jeter à l'eau ». Cette expression a pour origine une tradition de l'époque d'Edo qui prétendait que si une personne survivait à un saut depuis la plateforme du temple, son vœu se réaliserait. Durant l'époque d'Edo, 234 sauts ont été comptabilisés avec un taux de survie de 85,4 %. Le saut ne fait, en effet, que quinze mètres, et une importante végétation en contrebas de la plateforme peut amortir le pèlerin. La pratique a depuis été interdite.

    Et ce n'est toujours pas fini, retour au centre avec la visite du quartier Gion.

    Une des curiosités du Japon : les sacs de nœuds électriques. Ce qui jure avec leur recherche de la perfection, de la propreté, de l'organisation. Peut-être ce type d'installation serait préférable au système enterré en cas de séisme ?

    Dans le cœur de Kyoto, à quelques minutes de la gare à peine en transports, Gion (prononcez "gui-on'" et non "jion") est l'un des plus fameux quartiers historiques de l'ancienne capitale. Il s'avère très apprécié des touristes en particulier car on peut y croiser relativement fréquemment des Geisha (en l'occurrence, on les appelle plutôt des Geiko ou des Maiko).

    On ne verra pas de geishas mais un grand nombre de jeunes filles et de femmes portant des yukata.

    Les maisons ont été construites de cette manière à cause des impôts fonciers qui se basaient sur la longueur des façades de rue.
    De ce fait les maisons étaient construites avec une petite façade mais une grande profondeur pour éviter d’avoir à payer trop de taxes.

    Journée bien remplie, l'heure de rentrer.

     


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  • JOUR 1

    FRANCFORT / TOKYO

    Taxi (merci J.Claude), train et car pour rejoindre Francfort.

    Envol de Francfort pour Tokyo avec la compagnie Lufthansa. Durée du vol : 10h10

    JOUR 2

    TOKYO

    Arrivée en début d’après-midi. Accueil et première découverte

    de la capitale en bus, avec le Palais Impérial et

    le Parlement. Puis visite de l’observatoire de la mairie de

    Tokyo qui offre un point de vue imprenable sur la ville.

    Dîner dans un restaurant local, à proximité de l’hôtel.

    JOUR 3

    TOKYO

    Départ de l’hôtel et découverte du Parc Ueno, cadeau

    impérial datant du début du 20e siècle. Puis visite du Musée

    National de Tokyo qui abrite la plus fabuleuse collection

    d’art japonais du pays. Déjeuner et balade dans le

    quartier Asakusa. Visite du temple Sensoji, l’un des plus

    significatifs de la capitale, précédé de la rue Nakamise.

    Poursuite de la découverte de la ville avec le sanctuaire

    Meiji qui se dresse au milieu d’un parc luxuriant de

    10 000 arbres, puis du quartier décalé Harajuku, lieu de

    prédilection des jeunes tokyoïtes, et d’Omotesando,

    surnommé les Champs Élysées. Dîner dans un restaurant

    local et nuit à l’hôtel.

    JOUR 4

    TOKYO / TAKAYAMA (TRAIN)

    Métro de l'hôtel à la gare.

    Départ en TGV pour Takayama (4h30) au coeur des Alpes

    japonaises, arrivée pour déjeuner.

    Balade dans les ruelles du quartier Kamisanno Machi

    entre anciennes demeures, échoppes et brasseries de

    saké, visite du musée des chars puis installation à l’hôtel.

    Dîner dans un restaurant local et nuit à l’hôtel.

    (les bagages seront transportés séparément à Takayama)

    JOUR 5

    TAKAYAMA / KANAZAWA (140 KM)

    Le matin, visite de Takayama Jinya, l’ancienne demeure

    du gouverneur de la province. Route pour le village de

    Shirakawago, réputé pour ses hautes maisons aux toits

    de chaume. Déjeuner puis balade dans le village et visite

    de la maison traditionnelle Wasake. Route pour Kanazawa,

    installation à l’hôtel et dîner

    JOUR 6

    KANAZAWA

    Découverte de la cité médiévale de Kanazawa : promenade

    sur le marché d’Ohmi puis balade hors du temps

    dans l’ancien quartier des samouraïs de Nagamuchi et

    visite de la magnifique demeure de la famille Nomura.

    Déjeuner. L’après-midi, visite du splendide jardin Kenrokuen,

    l’un des trois plus beaux du Japon, puis découverte

    du quartier des geishas Higashi, avec ses ruelles et

    ses boutiques. Dîner dans un restaurant local.

    JOUR 7

    KANAZAWA / KYOTO (270 KM)

    Départ matinal pour Kyoto. Déjeuner puis visite du château

    Nijo, ancienne demeure du shogun, et du temple

    Kiyomizu qui offre une vue imprenable sur la ville. Puis

    balade dans le quartier de Gion, le quartier des geishas

    qui possède encore de nombreuses petites rues au

    charme désuet. Dîner à proximité de l’hôtel.

    JOUR 8

    KYOTO /NARA / KYOTO

    Le matin, découverte du temple Ryoanji et son exceptionnel

    jardin zen, océan miniature de contemplation

    puis visite du célèbre temple Kinkakuji, également connu

    sous le nom du Pavillon d’Or, dans le décor d’estampe de

    son lac cerné de collines boisées. Déjeuner puis route

    pour Nara (UNESCO) et découverte du patrimoine culturel

    de cette ancienne capitale devenue ville-musée à ciel

    ouvert. Visite du temple Todaiji, pavillon de bois abritant

    un bouddha de bronze, et visite du sanctuaire shintoïste

    vermillon Kasuga avec son allée aux 3000 lanternes de

    pierre et de bronze. Retour à Kyoto et dîner à proximité

    de l’hôtel.

    JOUR 9

    KYOTO / MIYAJIMA / HIROSHIMA (380 KM)

    Route pour Hiroshima. Déjeuner en route. L’après- midi,

    arrivée à Miyajima, l’un des plus beaux paysages de l’archipel

    nippon. Embarquement à bord du ferry pour rejoindre

    l’île. Visite du sanctuaire d’Itsukushima (UNESCO)

    et son célèbre torii avant une promenade dans le quartier

    de Sando. Arrivée à Hiroshima en fin de journée puis installation

    à l’hôtel. Dîner à proximité de l’hôtel.

    JOUR 10

    HIROSHIMA / OSAKA (340 KM)

    Départ matinal en bus pour la visite du parc du Mémorial de

    la Paix (UNESCO) et de son musée construit en 1960 pour

    rendre hommage aux victimes de la bombe. Déjeuner et

    départ pour Osaka. Arrivée en fin d’après-midi et balade

    dans le quartier Namba. Dîner à proximité de l’hôtel.

    JOUR 11

    OSAKA / FRANCFORT

    Transfert très matinal à l’aéroport et envol à destination

    de Francfort. Durée du vol : 11 h. Arrivée en fin de journée.

    Taxi (merci Marie).


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  • Itsukushima est sans doute la visite la plus évidente de Miyajima. L'île reste l'une des destinations favorites de voyage au Japon et le passage par son célèbre sanctuaire est d'ailleurs presque inévitable.

    Il faut dire que la zone qu'il englobe, y compris le célèbre torii, constitue non seulement l'une des trois plus belles vues du Japon selon les Nihon Sankei mais appartient également au patrimoine mondial de Unesco. Excusez du peu. Cette grande porte rouge mesure 16 mètres de haut et pèse 60 tonnes. Situé à 160 mètres du sanctuaire, le torii originel a été bâti il y a plus de 1.400 ans mais reconstruit à plusieurs reprises au cours de son histoire ; la version actuelle remonte aux années 1870.

    Alors, un court transfert avec le ferry et nous voici sur l'île.

    L’île d’Itsukushima, dans la mer intérieure de Seto, est un lieu saint du shintoïsme depuis les temps les plus reculés. Les premiers sanctuaires ont probablement été érigés au VIe siècle. Le sanctuaire actuel date du XIIIe siècle.

    Les bâtiments d’Itsukushima-jinja appartiennent à la tradition architecturale shintoïste au Japon, dans laquelle une montagne ou un objet naturel devient le centre d’une croyance religieuse vénéré depuis un sanctuaire, généralement construit au pied d’une montagne. Les bâtiments du sanctuaire, harmonieusement disposés au sein du bien, sont situés sur la mer et le paysage, trinité composée de l'architecture humaine au centre, de la mer au premier plan et de la montagne à l’arrière-plan, sont reconnus comme un modèle de beauté panoramique au Japon. Les sites témoignent d'une grande qualité artistique et technique et sont uniques parmi les bâtiments de sanctuaires existants au Japon. Le sanctuaire est une œuvre architecturale exceptionnelle et unique qui combine création humaine et éléments naturels. C'est le témoignage tangible des grandes réalisations de Taira no Kiyomori.

    C'est la marée basse... 

    Le bien comprend dix-sept bâtiments, trois autres structures qui forment deux complexes de sanctuaires (le complexe Honsha, le sanctuaire principal, et le complexe Sessha Marodo=jinja) et des bâtiments annexes, ainsi qu’une zone boisée autour du Mont. Misen.

    Le bien est un temple shintoïste, religion polythéiste basée sur la vénération de la nature, dont l'origine remonte aux temps primitifs. Au cours de sa longue histoire, il s'est développé en une religion devenue unique dans le monde, en adoptant des influences venues du continent à combiner avec ses propres traditions indigènes. La vie spirituelle japonaise est profondément enracinée dans cette religion.

    Trois étangs de forme ronde sont situés autour du Sanctuaire d’Itsukushima.

    On raconte que ces étangs sont apparus en une nuit lorsque le Sanctuaire fut construit pour la première fois sous le règne de l’Impératrice Suiko. C’est pourquoi à cette époque les hommes furent convaincus que la construction du sanctuaire répondait à la volonté divine.

    Ces étangs ont servi de réservoir à eau lors d’incendies survenus à marée basse, mais ils donnèrent également un caractère unique au sanctuaire.
    L’étang situé tout près du sanctuaire Marodo s’appelle Kagami-no-ike (L’étang Miroir). Il fait partie des 8 fameux paysages de Miyajima. Le reflet de la lune dans l’Etang Miroir était tellement beau qu’il a été utilisé à maintes reprises dans des Tanka (poème à 31 syllabes) et dans des Haikus.

    L’idée de construire un bâtiment sur l’eau peut paraître insensée, mais il s’agissait peut-être d’une tentative de reconstruire le mythique Ryugu-jo (Palais Dragon) pour la déesse de la mer, vénérée à Itsukushima.

    Ou bien encore s’agit-il d’une manifestation de la croyance en la Terre Pure bouddhiste sous la période Fujiwara. En effet, on pensait que lorsque les gens mouraient, leur âme était transportée en bateau vers le « monde suivant » : le Gokuraku Jodo (La Terre Pure bouddhiste).

    Quelle qu’en soit la raison, ce sanctuaire est un magnifique site qui mêle harmonieusement l’oeuvre de l’Homme et celle de la Nature.

    C'est aujourd'hui une journée particulière puisque c'est le kangensai.

    Ce festival a lieu à une date flottante correspondant au 17e jour du 6e mois du calendrier lunaire, se situant entre la fin juillet et le début août. La date précise se trouve sur le site de l'office du tourisme de Miyajima.

    Les lanternes que l’on voit actuellement dans le Sanctuaire d’Itsukushima sont faites de bronze et datent de début 1900, elles ont été fabriquées d’après le modèle de celles de 1366.

    16:00 : Cérémonie Shinto Hatsurensai au Sanctuaire d’Itsukushima

    Le kangen est une musique de cour associant la flûte, des tambours et des instruments à corde. Dans l'ancienne capitale, les nobles aimaient assister à des concerts kangen sur des bateaux flottant sur les étangs ou les rivières. Il y a à peu près 800 ans, Taira-no-Kiyomori (1118-1181), le seigneur de guerre des dernières années de l'époque Heian, fit construire le sanctuaire de Itsukushima sur l'île de Miyajima et y introduisit nombre de coutumes de l'époque afin de célébrer une cérémonie dédiée aux dieux. Ce rituel shinto ce développa par la suite en un festival raffiné et dynamique, réminiscence de la période Heain où la culture des nobles était florissante. C'est aujourd'hui l'un des trois principaux festivals sur l'eau du Japon.

    La seule et unique scène Nô construite sur l'eau.

    La première représentation de théâtre Nô au sanctuaire fut donnée en 1568 avec la venue du plus prestigieux acteur de Nô de l’école Kanze. D’après les documents historiques, la pièce fut jouée au bord de la mer sur ce qui semblait être une scène temporaire près du sanctuaire.

    La mer remonte, il est temps d'embarquer.

    Cette cérémonie, l'une des plus belles du Japon, honore chaque année les dieux shinto. Les habitants de Miyajima racontent que Taira-no-Kiyomori (1118-1181), chef guerrier des dernières années de la période Heian fit construire le sanctuaire Itsukushima. Les coutumes ancestrales de l'île furent alors regroupées et célébrées à l'occasion d'un festival dédié aux divinités du sanctuaire. La gracieuse fête de Kangensai, aux milliers de lanternes accrochées aux navires qui se reflètent dans l’eau, aux habits colorés des participants et à la musique si particulière, était née . 

    17:00 : Le sanctuaire portable est transporté vers le bateau Goza et la flotte quitte le Sanctuaire en direction du Torii.

     

    17:40 : De la musique de cérémonie Gagaku est jouée au Torii. Après la représentation, les bateaux naviguent en direction du Sanctuaire Jigozen.
    Pour la suite : 21:00 : Quand les bateaux arrivent sur le rivage en face du Sanctuaire de Nagahama, les gens de Miyajima l’accueillent avec des lanternes de papier. On joue a nouveau de la musique Gagaku puis les bateaux quittent le rivage, on fait pivoter 3 fois le bateau Goza à l’aide des bateaux à rame Eba et les bateaux se dirigent vers le Sanctuaire Omoto. 

    • 21:40 : Spectacle de musique Gagaku sur le rivage en face du Sanctuaire Omoto.
    • 22:00 : Spectacle de musique Gagaku en face de l’Hitasaki qui se trouve au bord de la scène ouverte du Sanctuaire d’Itsukushima.
    • 22:30 : Spectacle de musique Gagaku en face du Sanctuaire Marodo. Les bateaux entrent dans le Masugata et pivotent 3 fois tout en continuant à jouer de la musique Gagaku. C’est le grand final du Festival.
    • 23:00 : Le sanctuaire portable est rapporté au Sanctuaire d’Itsukushima.

    La journée n'est pas tout à fait finie pour nous, il faut reprendre le ferry puis le car, direction Hiroshima.


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  • Nara est une petite ville située dans la région du Kansai sur l'île de Honshu, à seulement 42 kilomètres au sud de Kyoto. Elle est également la capitale de la préfecture éponyme. Reconnue pour son patrimoine historique, cette ancienne capitale du Japon se caractérise par ses cerfs qui s'y déplacent en liberté.

    Les principaux lieux d'attraction pour les touristes sont regroupés autour de la gare de Nara. Le parc de Nara est plus connu comme le « Parc aux cerfs », biches et cerfs apprivoisés s'y ébattant en toute liberté.
    A l'ouest se trouve le temple Kofukuji, édifié en 710. Un grand nombre de statues bouddhiques de grande valeur sont exposées dans la Maison du Trésor National, et l'enceinte du temple renferme une pagode à cinq étages qui se reflète dans les eaux de l'étang Sarusawa.

    Mais c'est peut-être le temple Todaiji, abritant le Grand Bouddha de Nara, qui est le plus célèbre des monuments anciens de la ville. Le Daibutsu-den, où se trouve la statue de bronze, est la plus grande construction de bois du monde.

     (j'aime bien ces photos...)

    Le temple Todaiji abrite une majestueuse statue en bronze de Bouddha assis, mesurant la bagatelle de 18 mètres de haut et de 250 tonnes. Il se loge ainsi entre ses comparses de Kamakura (13m) et Nokogiriyama (31m).

     

    Les enfants font la queue pour passer dans le trou d'une immense poutre de ce temple. Apparemment ce trou à les mêmes dimensions que la narine de Bouddha, et cela porterait bonheur de passer dedans. Le trou est tellement petit que les enfants doivent tendre les deux bras en l'air et se faire tirer par quelqu'un... Quelques adultes se prêtent à l'expérience...

    Après les bords de l'étang, direction la colline. Au-dessus du Todaiji, sur la colline Wakakusa, on trouve un ensemble de plusieurs bâtiments comprenant des temples bouddhistes et des sanctuaires shintoïstes. 

    Appelé aussi salle du deuxième mois, ce temple a été fondé en 752, puis reconstruit en 1669. C'est dans cet endroit que le 12 mars de chaque année se déroule le rite du puisage de l'eau célébrant l'arrivée du printemps. Cette salle abrite deux statues de Kannon, et de la terrasse on a une belle vue sur l'ensemble de Nara et de ses temples.

    Bon, seuls les plus courageux monteront sur la colline....

    Après cette visite, il faudra redescendre  et continuer car la ville réserve encore quelques surprises.

    - t'écris à qui ?

    Bon, la journée n'est pas finie, à quelques minutes de là, visite du sanctuaire shintoïste vermillon Kasuga avec son allée aux 3000 lanternes de pierre et de bronze.

    Comme tout sanctuaire shintô, Kasuga Taisha offre une respiration à la visite effrénée des temples de Nara. Sa paisible atmosphère se teinte d’étrangeté solennelle lorsque vous vous engagez dans l’allée longeant ses enceintes, bordée de lanternes de pierre. 

    Kasuga Taisha est un sanctuaire shinto, mausolée de la famille Fujiwara, situé à Nara. Inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco, le complexe est notamment connu pour ses nombreuses lanternes suspendues en bronze et celles en pierre jalonnant le sentier de promenade. On dit parfois que dans un voyage, l'important n'est pas la destination mais le chemin pour y arriver. Cette maxime s'applique relativement bien au grand sanctuaire Kasuga, tant sa visite démarre bien avant d'arriver sur le lieu même.

    Le long sentier qui y mène offre en effet des paysages à l'ambiance saisissante, entre ces mille hautes  lanternes en pierre gagnées par la mousse et les lichens. La balade sublime s'agrémente de rencontres anecdotiques avec les cerfs shika, marque de fabrique de Nara, qui s'y promènent volontiers et ne cessent ainsi d'amuser les voyageurs.

    Si les bâtiments remontent à 768 de nombreuses reconstructions ont eu lieu au fil des siècles. Dédié au dieu de la protection de Nara, Kasuga appartient bien entendu à la sélection du Patrimoine mondial de l'Unesco dans le cadre des monuments historiques de l'ancienne Nara.

    Comme dans tous les temples japonais, les plaquettes à vœux "ema"  où s’inscrivent les vœux des visiteurs locaux ou étrangers.

    La journée se termine par cette allée silencieuse, mystérieuse, énigmatique pour nous occidentaux. 


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  • Après la visite d'Hiroshima le matin, c'est une longue après-midi de car jusqu'à Osaka (vitesse limitée à 80 km/h et déviation). Petit arrêt, admirons ces belles assiettes...

    Ah oui, c'est tout en plastique...

    Les aires d'arrêt sont d'une propreté impressionnante.

    18h30, le car arrive dans Osaka, la banlieue bouchonne un peu (vraiment un peu) mais pas la ville.

    Arrêt pour la visite du quartier Namba.

    Ici, tout n’est que néons et bars, restaurants et pachinko (centres de jeu), électricité d’une population éclectique…

    Une promenade le long de la Dôtonbori-gawa (rivière) ou encore une déambulation dans une galerie couverte ? Ce quartier animé ne désemplit qu’aux premières lueurs du jour.

     

    Tout est géant, démesuré. 

     

    Il y du monde mais on déambule agréablement, il n'y a ni cri ni bousculade.

    En sortant de l'artère principale, le décor est bien différent, un petit temple par-ci, un petit sanctuaire par-là...

    Et puis des écrans géants...

    Voilà, il est temps de regagner l'hôtel avant de reprendre le vol retour.

    Repas sélect ce soir.

     Et le chef nous apprend à rouler les ingrédients dans la feuille d'algue.


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  • Kyoto se réveille, les élèves en uniforme rejoignent leur école, les hommes en chemisette blanche se dirigent vers leur bureau, les piétons et les autos respectent les feux; tout cela dans un calme impressionnant. Il n'y a pas d'embouteillage (1 million et demi d'habitants quand même).

    Le ramassage scolaire.

    Les vélos se déplacent sur les trottoirs. Ceux-ci sont d'une grande propreté bien qu'il n'existe pas de poubelle !

    La gare, ce sera pour ce soir...

    Ryōan-ji (竜安寺 / 龍安寺?, littéralement Temple du repos du dragon) est un monastère zen situé dans le Nord-Ouest de Kyōto, construit au xvie siècle, à l'époque de Muromachi. Il fait partie du Patrimoine mondial de l'UNESCO, étant l'un des monuments historiques de l'ancienne Kyoto. Le temple appartient à l'école Myōshin-ji de la branche rinzai du bouddhisme zen.

    Le site du temple appartenait à l’origine au clan Fujiwara.

    Le monastère a été fondé en 1450 par Hosokawa Katsumoto. Détruit lors de la guerre d'Onin par un incendie, il est rebâti par son fils, Hosokawa Masamoto, à partir de 1488. Après un nouvel incendie en 1797, le monastère est profondément remanié.

    Pour beaucoup, le nom du temple évoque son célèbre jardin de pierres, de style karesansui, qui est considéré comme l’un des chefs-d’œuvre de la culture zen japonaise.

    Le jardin a été construit à la fin du xve siècle ou au début du xvie siècle, entre 1499 et 1507. Sa superficie est d'environ 200 mètres carrés. Il est entouré au sud et à l'ouest d'un muret couvert d'un toit de tuile, à l'est d'un autre muret, et au nord d'une véranda en bois derrière laquelle se trouve le hōjō (les appartements du supérieur du monastère). À l'extérieur se trouvent des érables et des pins rouges qui n'étaient sans doute pas présents à l'origine.

    La construction sur un terrain plat est une nouveauté à l'époque. Quinze pierres, entourées de mousse, y sont disposées en groupes, d'est en ouest, de cinq, de deux, de trois, de deux puis de trois. Le petit nombre de pierres est aussi une nouveauté par rapport aux autres jardins secs de la même période : celui du Daisen-in par exemple en compte plus de cents, sur une surface deux fois plus petite. Le jardin de pierres du Ryoanji appartient à la catégorie des « jardins de néant » (mutei).

    La paternité du jardin a été attribuée diversement à Hosokawa Katsumoto ou au peintre Sōami. Ces attributions sont probablement légendaires. Sur l'une des pierres du jardin sont gravés les noms de deux kawaromono (ja) (une sorte d'intouchables japonais) : Kotarō et Hiko(?)jirō. On sait par ailleurs qu'un Kotarō et un Hikojirō ont travaillé au jardin du Shōsenken (au monastère Shōkokuji) dans les années 1490-1491. Aussi ces deux personnes pourraient bien être les véritables auteurs du jardin de pierres du Ryoanji.

    Les pierres ont été disposées de telle sorte qu’il ne soit pas possible de voir les quinze pierres à la fois, d’où que se trouve l’observateur.

    Le jardin se compose simplement d’un lit de fins graviers de kaolin harmonieusement ratissés. Le kaolin ratissé symbolise l’océan, les rochers les montagnes.

    Devant les bâtiments du temple se trouve un lac, souvent éclipsé par la renommée du jardin de pierre. Une île avec un petit autel s’y trouvent à laquelle on accède par un pont en passant sous un torii.


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  • Après Takayama, direction Shirakawago. Le déjeuner en arrivant.

    Blottis au cœur des montagnes, Shirakawa-go et Gokayama sont de tranquilles villages traversés par une rivière et entourés de rizières. Pourtant ces villages mitoyens sont classés au patrimoine mondial de l'humanité depuis 1995, grâce à leurs maisons traditionnelles construites dans le style gassho-zukuri. La principale caractéristique de ces maisons en bois est leur toit de chaume en forme de triangle pentu, comme des mains en prière (gassho), afin de supporter le poids de la neige, abondante dans cette région. 

    Ce sont de grandes maisons de 18m de long sur 10m de large sur quatre niveaux, où plusieurs générations vivent ensemble. Le dernier niveau est traditionnellement réservé à l'élevage de vers à soie.

    Les maisons de style Gassho que l’on peut observer dans les villages historiques de Shirakawa-go et Gokayama sont des exemples assez uniques en leur genre au Japon. Situés dans une vallée au pied des hautes montagnes escarpées de la région de Chubu, au centre du Japon, ces trois villages étaient isolés et, pendant longtemps, l’accès à la région fut difficile. Le bien inscrit est constitué des villages «d’Ogimachi», dans la région de Shirakawa-go, et de «Ainokura» et «Suganuma», dans la région de Gokayama. 

    Ils sont tous situés le long de la rivière Sho dans les préfectures de Gifu et de Toyama. En raison du contexte social et géographique, un type particulier d’habitat s’est développé : les maisons de style Gassho, un style de fermes unique dans son genre qui profite avantageusement d’un système très rationnel de structures développé pour s’adapter à l’environnement naturel et aux spécificités socio-économiques du site, notamment, la culture du mûrier et l’élevage du ver à soie. Ces grandes maisons ont des toits de chaume très pentus. Des groupes de plusieurs maisons ont été conservés, et dans la plupart des cas, les dépendances et annexes l’ont été également, ce qui a permis aux paysages associés de demeurer intacts.

    Ogimachi, Ainokura et Suganuma sont des exemples rares de villages dans lesquels des maisons de style Gassho sont conservées à leur emplacement d’origine et en groupe, telles qu’elles se sont développées le long de la rivière Sho. Bien que, depuis la Seconde guerre mondiale, dans chaque village, le nombre de maisons de style Ghasso ait diminué, le bien inscrit présente des groupes de maisons, toutes de style Ghasso, ayant subsisté, ce qui permet aux villages de garder leur aspect et leur caractère traditionnels. En outre, aucune modification conséquente n’a été apportée aux systèmes de routes et de canaux et les modèles traditionnels d’utilisation des terres, y compris des arbres, des forêts et des terres agricoles, ont été conservés.

    Les effets négatifs de la construction d’une autoroute à moins d’un kilomètre d’Ogimachi et de Suganuma sur le paysage panoramique ont été atténués par la plantation de végétaux sur le bord des voies et sur les talus, par une conception très contrôlée des ponts et par d’autres types de protection visuelle depuis le village d’Ogimachi.

    Le caractère entier et intact de l’intégrité du bien est ainsi garanti.

    Tout en témoignant d’une époque, les trois établissements humains constituent en eux-mêmes des éléments historiques éminents. Les villages existent depuis le 11e siècle et chacun d’entre eux a développé un fort sentiment communautaire. Les systèmes sociaux et les modes de vie traditionnels ont permis de conserver les maisons de style Gassho et l’environnement historique qui y est associé. Du point de vue du cadre, de la fonction et des systèmes traditionnels de gestion, le degré d’authenticité est élevé.

    Le travail d’équipe, une coutume communautaire, a permis de conserver les toits de chaume en bon état et les pratiques et principes de restauration en vigueur depuis fort longtemps au Japon ont été mis en œuvre lorsque des travaux de conservation plus importants se sont avérés nécessaires. Une attention toute particulière est accordée au recours à des matériaux et des techniques traditionnels, l’utilisation de nouveaux matériaux étant très strictement encadrée. En effet, la construction modulaire standardisée de semblables structures traditionnelles en bois se répandant, il convient d’être prudent en matière de reconstruction et de remplacement de maisons. Les maisons de style Ghasso conservent leur authenticité en matière de forme et de conception ainsi que de matériaux et de substance.

    En grimpant la petite colline à l'entrée du village, on bénéficie d'une vue splendide.

    Descente et poursuite de la balade dans le village.

    Habitude nippone répandue, même si les chiens restent rares.


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  • Ce matin, la petite troupe suit le guide, direction le métro. On est peu serrés, normal mais on ne perd personne. Direction la gare ferroviaire pour prendre le TGV japonais, le Shienkansen. Pas de valises, elles prendront le camion (merci l'organisation). Quatre heures trente pour rejoindre Takayama dans les Alpes japonaises. La rame est à quai mais on n'entre pas. Ici, le service de nettoyage est à pied d'oeuvre avant l'arrivée des voyageurs. Une armada de petites mains gantées, armées de chiffons et d'aspirateur travaillent au bien-être... Les portes du wagon s'ouvrent non pas à la minute mais à la seconde près. Le luxe, c'est le silence et la propreté.

    Nous arrivons à Takayama, pile à l'heure du repas. Comme d'habitude, le menu est composé de spécialités locales.

    Visite du musée du char dans l’enceinte du sanctuaire Sakurayama Hachiman-gû, le Takayama Yatai Kaikan, salle d’exposition aux hauts plafonds, présente quatre des onze yatai, ces chars à trois étages, qui défilent lors du Takayama Matsuri d’automne les 9 et 10 octobre. 

    Certains datant du XVIIe siècle, leurs sculptures et panneaux laqués demandent un soin particulier, ce qui explique aussi la rotation de ces véritables œuvres d’art rudement mises à l’épreuve lorsqu’elles s’élancent, lentement mais sûrement, dans les rues de la ville.

    Balade dans les ruelles du quartier Kamisanno Machi entre anciennes demeures, échoppes et brasseries de saké.

    Traversée par les eaux vives de la Miya gawa et entourée de sommets protecteurs, Takayama est une ancienne place fortifiée nichée dans une vallée de la préfecture de Gifu.

    C'est la capitale de l'ancienne province de Hida, d'où son autre nom, "Hida Takayama". Elle surnommée la "petite Kyoto des Alpes japonaises" car ses rues sont tracées en damier à l’image de l’ancienne capitale impériale.

    Hida Takayama fut édifiée en 1585 par le seigneur féodal Kanamori, sur ordre du grand daimyo Toyotomi Hideyoshi. Les artisans charpentiers de cette province étaient réputés pour leur habileté. Leur savoir-faire se retrouve dans les plus beaux édifices bouddhiques et demeures seigneuriales érigés dans les capitales de Nara et de Kyoto.

    Les marchés de Takayama Jinya et de Miyagawa sont très populaires à Takayama. Tous les matins, les épouses des fermiers des villages environnant y viennent avec leurs produits frais (légumes et fleurs). Les différentes productions marquent le passage des saisons dans les montagnes environnant la ville.

    Le lendemain matin, visite du Takayama Jinya. Cette ancienne demeure du gouverneur de la province, laisse deviner la richesse du lieu.

    Au cœur de la ville se dresse une imposante porte ornée de tissus violets. Un mur d'enceinte impénétrable entoure la propriété, de sorte que les curieux doivent entrer pour assouvir leur curiosité.

    Ce lieu, appelé Takayama Jinya, est l'ancienne demeure du gouverneur de la province (le daimyô). Dans cette région aux richesses abondantes, le shôgunat envoya, en 1692, un représentant. Son rôle était d'administrer la province en y rendant la justice et en s'assurant que l'impôt sur le riz était bien prélevé puis stocké dans les greniers à grains, collés aux flancs de la demeure.

    En 1969 le bâtiment fut classé et ouvert au public, se transformant ainsi en un musée qui illustre la vie typique d'un daimyôde l'époque d'Edo (1603-1868). Une promenade pieds nus à travers les enfilades de pièces au sol de tatamis fait découvrir à travers le mobilier et les objets exposés une époque désormais révolue. Cuisine, salle de réunion, pièces à vivre et salle d'interrogatoire, chaque aspect de la vie du gouverneur est représenté. Les portes coulissantes s'ouvrent sur de délicieux jardins miniatures qui reposent les yeux et permettent une évasion l'espace d'un bref instant, avant de continuer la visite vers la pièce suivante.

    Ce dédale de pièces mène ensuite aux entrepôts qui servaient à stocker les différentes ressources taxées par le gouvernement. Tous les matins, un marché se tient devant l'entrée du Takayama Jinya, joli prétexte pour des emplettes locales avant une belle incursion dans l'histoire.

    Notez le macaron jaune et orange, il indique que le chauffeur est âgé.


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  • Vol direct depuis Frankfort, calme et rapide. Quelques centimètres de plus aux jambes le rendront même agréable ! 
    Aussitôt arrivés, sans passer poser la valise, un bain dans cette mégalopole de 16 millions 600 mille habitants intra muros et presque 43 millions dans l'agglomération.

     Notez le passage en biais des carrefours.

    On retrouve ici, le bronze de Hatchi, le chien de race akita, héros d'une belle histoire et mis en scène dans un film émouvant (j'adore ce film !).

    Pour Parker (Richard Gere), professeur de musique à l'université, l'arrivée du chien Hatchi dans la famille fut un heureux événement. L'animal prit sa place auprès de chacun, mais c'est avec Parker qu'il passait le plus de temps. Chaque matin, le chien accompagnait son maître à la gare où il prenait son train, et chaque soir, l'animal venait l'y attendre. Cet attendrissant rituel rythmait la vie de tous ceux qui en étaient témoins... jusqu'au jour tragique où Parker ne revint pas. Hatchi continua à l'attendre. Il l'attendit chaque jour, jusqu'à la fin. À force de fidélité et de patience, l'animal devint non seulement une légende, mais il bouleversa tous ceux qui connurent son histoire.

     Premiers kimonos. Malicieux...

    Game center coloré...

    Visite de l’observatoire de la mairie de Tokyo qui offre un point de vue imprenable sur la ville.

    Bon, plus imprenable certains jours.

    On circule à vélo sur les trottoirs.

    Quartier décalé Harajuku, lieu de prédilection des jeunes tokyoïtes, et d’Omotesando, surnommé les Champs Élysées.

    Lendemain matin, départ en métro.

    Chemise blanche, pantalon sombre et petit sac, telle est la tenue de tous les hommes.

    Direction la gare pour prendre le fameux Shinkansen, le TGV japonais.

    C'est clair, non ?

    Voilà le squale !

    Les souterrains comme tous les lieux publics sont rutilants (nous vivons comme des sauvages ...)

     

     

     


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