• La basilique de la Nativité (كنيسة المهد) à Bethléem est l'une des plus vieilles églises du monde, bâtie selon la tradition, sur le lieu présumé de la naissance du Jésus de Nazareth. Elle a été érigée au IVe siècle par l'empereur romain Constantin Ier et restaurée sous Justinien au VIe siècle. Les Croisés fortifient l'église et réduisent la porte justinienne au XIIe siècle probablement pour se protéger des envahisseurs ou conserver l'impression de grotte (l'arc brisé gothique au-dessus de la porte actuelle est un vestige de cette porte de l'époque croisée). Elle est à nouveau abaissée après 1515 et réduite à sa forme (entrée rectangulaire avec jambages et architrave) et dimension actuelle afin d'assurer la sécurité du lieu. Selon la tradition, elle a été construite très basse pour éviter l'entrée de combattants ottomans à cheval et pour forcer le fidèle à se baisser, d'où son nom de « Porte de l'Humilité ». Certains Juifs orthodoxes refusent d'emprunter cette porte. Cette entrée sert également de sortie, ce qui n'est pas sans danger en cas d'urgence, comme un incendie par exemple. La clé de la porte est aux mains des orthodoxe qui l'ouvrent à l'aube et la ferment vingt minutes avant le coucher du soleil. 

    Classée au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2012, la basilique reçoit chaque année plus de deux millions de visiteurs. Le 29 juin 2012, elle devient le premier site palestinien au Patrimoine mondial. Dans cette démarche de revalorisation de l'église, Israël et les Etats-Unis dénoncent une motivation strictement politique de la part de l'Autorité palestinienne

    L'église possède également un ensemble complexe de lampes éternelles suspendues.

    Située sous la basilique, la grotte rectangulaire de 12,3 m de long, 3,5 m de large et 3 m de hauteur, illuminée par 53 lampes, consacre le site où Jésus serait né selon la tradition chrétienne. Ses parois naturelles, décorées à l'époque de Constantin, sont recouvertes de marbre à l’époque byzantine. Deux escaliers latéraux semi-circulaires, construits à l'époque justinienne, mènent à deux portes en bronze, de la même époque, qui permettent d'accéder à la Grotte. Devant l'afflux de pèlerins, la visite est très réglementée (file d'attente, timing assuré par un factionnaire, entrée par la porte sud, sortie par la porte nord).

    L'église est actuellement administrée conjointement par l'Église orthodoxe de Jérusalem, l'Église catholique et l'Église apostolique arménienne. Toutes les trois maintiennent des communautés monastiques sur le site. Un firman (décret royal) a fixé, en 1852 sous l'Empire ottoman, les droits, devoirs, privilèges et titres de propriétés des diverses autorités ecclésiastiques qui ont la garde des Lieux saints. Ce « statu quo », toujours en vigueur à ce jour, est garanti par le traité de Berlin (1878).

    • L’Église orthodoxe de Jérusalem possède la partie principale de la basilique, l'ensemble des cinq nefs, le chœur et le transept sud dans la basilique, ainsi que l'autel de la Nativité dans la grotte.
    • L'Église apostolique arménienne possède le transept nord et l'autel. Et, occasionnellement, l'autel de la Nativité dans la grotte.
    • Le Patriarcat latin de Jérusalem possède l'autel de l'Adoration des Mages dans la grotte de la Mangeoire. Mais, également, l'étoile d'argent située sous l'autel de la Nativité.

    Comme la queue pour entrer dans la grotte est longue, nous remontons en voiture et direction le monastère de Mar Saba. Le monastère de Mar Saba ou laure de Saint-Sabas (Λαύρα Σάββα τοῦ Ἡγιασμένου) appelée aussi Grande Laure est un monastère orthodoxe hiérosolymitain situé à quelques kilomètres de la ville de Bethléem dans le désert de Judée, en Cisjordanie. C'est un des plus anciens monastères chrétiens.

    Le monastère a été fondé au Ve siècle par saint Sabas le Sanctifié (vers 443-532). La première église, dans une chapelle, à la manière cappadocienne, est dédiée à Théotokos (Mère de Dieu) le 12 décembre 490 ; la seconde date du 1er juillet 501. Le monastère accueillit au VIIe siècle saint Jean Damascène, saint de l’Église orthodoxe et de l’Église catholique.
    L'entrée est interdite aux femmes. Je visite donc seul. De nombreux prêtres (moines ?) sont présents.

    Vue depuis l'arrière du monastère.

    Et nous repartons vers Bethléem....


    votre commentaire
  • Nous logeons au pied des jardins en terrasses. Impressionnants ! C'est notre avant dernier jour; sitôt les valises bouclées, nous laissons l'auto à mi-hauteur et nous gravissons la colline, 30 à 40 mn de marche pour atteindre l'entrée supérieure des jardins d'où démarrent les visites guidées (obligatoires). A cette heure là, elle sera en russe...

    Entrée intermédiaire et sortie de la visite guidée.

    Les terrasses baha'ies du centre mondial baha'i, connues aussi comme les jardins suspendus de Haïfa, sont des jardins en terrasses autour du mausolée du Báb sur le mont Carmel près de Haïfa. Décrites comme l’une des huit nouvelles merveilles du monde, c’est une des attractions touristiques les plus visitées d’Israël. L’architecte en est Fariborz Sahba, d’origine iranienne, maintenant établi au Canada.

    Le Mont Carmel a toujours été lié à l'abondance et la fertilité, comme en témoigne son nom "kerem," ou le vignoble.

    Le Mont Carmel est un lieu sacré pour les juifs et chrétiens. Il l’est également pour la foi Baha’i qui y a établi son centre mondial, administratif et spirituel.

    Depuis des temps ancestraux, le Mont Carmel a été qualifié par les Baha’is, de « Montagne du Seigneur ».

    Il abrite le Mausolée du Báb à la coupole dorée, ainsi que la Maison universelle de justice. Tout autour de la Maison universelle de justice, sont construits, un centre d’études des textes, un bâtiment des archives et le Centre international d’enseignement.

    Le Mausolée du Báb est l'un des symboles les plus particuliers de Haïfa. Il est entouré de spectaculaires jardins en terrasses sculptées dans la montagne.

    Un peu d’histoire :

    Le Mont Carmel était déjà connu pour être un lieu saint dans l'Antiquité. Pour les Baha’is, il revêt une importance particulière car il est le Centre Mondial de leur foi.

    A la fin du XIXe siècle, le fondateur de la religion Bahá'í, Bahá'u'lláh, fut chassé de son pays de naissance, la Perse (l’Iran d’aujourd’hui). Son exil forcé l’a mené d'abord à Bagdad, puis à Constantinople (aujourd'hui Istanbul), Adrianopol (Edirne), et enfin à Akko (anciennement Saint Jean d’Acre), qui était à l’époque une colonie pénitentiaire dans l'Empire Ottoman. Sa dernière demeure fut Bahji, qui se trouve juste à l'extérieur d’Akko.

    Nous arrivons à l'entrée supérieure.

    Les terrasses baha'ies se composent de neuf cercles concentriques formant la géométrie principale des 18 terrasses. Les jardins s'étendent sur presque un kilomètre depuis le Mont Carmel, couvrant environ 200 000 mètres carrés de terres. Ils sont reliés entre eux par des séries d'escaliers le long desquels coulent deux canaux artificiels en cascades.

    Les lieux saints bahá’is témoignent d’une valeur universelle exceptionnelle, car le mausolée de Bahá’u’lláh et le mausolée du Báb, les lieux les plus saints de la foi bahá’ie constituent un témoignage exceptionnel de la tradition puissamment enracinée du pèlerinage bahá’i qui s’est développée au siècle dernier et qui attire de nombreux fidèles venus de partout dans le monde. Ils ont aussi un sens profond et sont précieux pour les adeptes de la foi bahá'ie en tant que sites sacrés associés aux deux fondateurs de ce courant religieux.

    Le site est composé de deux structures historiques : le manoir et le sanctuaire de Bahá’u’lláh. Le sanctuaire de Bahá’u’lláh est le lieu de sépulture du prophète, représentant donc un lieu saint de pèlerinage pour les membres de la foi Bahaï. Les croyants à travers le monde, tournent leur cœur et leur visage en direction du sanctuaire du Bahá’u’lláh chaque jour alors qu’ils chantent certaines prières et ils aspirent à se rendre en pèlerinage sur le site au moins une fois dans leur vie. Ce site était connu sous le nom de Bahjí ou el-Bahjí, ce qui signifie « lieu du bonheur » avant même que Bahá’u’lláh n’y vive. 

    Bahá’u’lláh a vécu en Perse au 19ème siècle, époque au cours de laquelle les préjudices et la superstition régnaient. C’est dans cet environnement qu’il a diffusé une théorie plus sophistiquée avec un dieu unique, dont le but était d’éduquer la race humaine par ses messagers révélant la volonté de dieu à l’humanité d’une génération à l’autre. Toutes les religions enseignent les mêmes principes spirituels fondamentaux, bien qu’elles puissent être différentes l’une de l’autre dans leur théorie sociale secondaire. Bahá’u’lláh indique que l’humanité entre dans l’âge de la maturité tant attendu, au cours duquel elle découvrira tout son potentiel, l’unité de la race humaine. Il est évident qu’une telle théorie était totalement contraire aux opinions ancrées et aux valeurs de son temps. Le nouveau mouvement a été persécuté aussi bien par les religieux que par le gouvernement. Un grand nombre des premiers disciples fut exécuté par des moyens les plus cruels. En dépit de sa noble lignée, Bahá’u’lláh a lui aussi souffert de ces persécutions, il a été envoyé dans un sombre cachot à Téhéran appelé « le trou noir » 

     

     


    votre commentaire
  • Nous nous trouvons à deux pas du centre de Jérusalem, nous démarrons donc la journée du lundi par le mur occidental ou mur des lamentations. Un franc soleil est de la partie. L'animation est intense, visiblement on y fête quelque chose. Le mur est ouvert à toutes les confessions, 24h/24, 365 jours par an. Il est conseillé de porter des vêtements décents et les hommes doivent avoir la tête couverte (des kippas en papier sont disponibles sur place). Les photos sont interdites mais apparemment plus aujourd'hui.

    Le passage (cette passerelle) qui mène à l'esplanade des mosquées est fermé.

    Le Mur des Lamentations, dans la vieille ville de Jérusalem, est le site le plus sacré pour les juifs. Il s’agit en effet de l’endroit le plus proche du temple de Salomon, lieu où était déposée l’Arche d’Alliance avant la destruction du temple par les Babyloniens au VIe siècle av. J.-C. Ce mur est plus exactement le vestige du mur de soutènement de la terrasse du temple. Sur cette terrasse se trouvait également le Second temple, tel qu’il a été reconstruit et embelli par Hérode, roi des Juifs, à partir du Ier siècle avant J.-C. puis détruit par les Romains en 70 après J.C.

    Le mur occidental fait près de 500 mètres de long. Mais seuls 57 mètres sont visibles en surface. Le reste est soit masqué par les maisons du quartier soit enseveli. Selon la coutume, les juifs qui viennent prier devant le mur y font des vœux. Au Moyen Âge, les pèlerins pouvaient écrire leur nom avec leur main pleine de peinture directement sur les pierres. Mais de nos jours les vœux sont écrits sur des petits morceaux de papier qui sont glissés dans les fentes entre les pierres du mur. Même des personnalités non juives comme le Pape François ou l’ex-président américain Barack Obama se sont pliés à cette tradition. Deux fois par an on va dénicher ces petits papiers pour les rassembler et les mettre dans des sacs afin de les enterrer sur le mont des Oliviers, de l’autre côté de la vallée en face de la Vieille Ville. Cette tradition d’insérer des papiers dans le Mur est née au 19e siècle, quand ceux qui avaient la chance de visiter les lieux étaient chargés de déposer les prières de ceux qui n’avaient pu les accompagner.

    On trouve des croyants de différentes origines et de différentes tendances.

    Certains hommes portent une tefilla. Les téfilines (judéo-araméen : תפיליןtefillin, singulier hébreu : tefilla), appelés phylactères (grec ancien : φυλακτήριον phylacterion, « amulettes ») dans les sources chrétiennes, sont des objets de culte propres au judaïsme rabbinique. Constitués de deux petits boîtiers cubiques contenant quatre passages bibliques et attachés au bras et à la tête par des lanières de cuir, ils sont portés lors de la lecture du shema et de la prière matinale des jours profanes par les hommes ayant atteint leur majorité religieuse.

    Il existe une séparation entre hommes et femmes. Prières, chants et cérémonies ont lieu du côté masculin.  Les femmes sont aux premières loges de l'autre côté.

    Beaucoup d'Américains sont présents aujourd'hui.

    et les séances photos pour immortaliser le moment sont nombreuses.

    Jérusalem schnoebelen

    Il est troublant de songer que trois grandes religions monothéistes ont un même lieu saint en commun. C'est pourtant ce qu'est au christianisme, à l'islam et au judaïsme le dôme du Rocher dont l'immense coupole dorée domine la vieille ville de Jérusalem. Pour les musulmans, c'est de là que Mahomet est monté au ciel ; pour les juifs pratiquants, c'est le site du plus important lieu saint sur terre ; et pour les chrétiens, c'est l'ancien site de l'église Templum Domini, à l'origine de l'ordre du Temple. 

    Après cela, direction la via Dolorosa. Ce chemin s'étend sur environ 500 mètres et est marqué par neuf des quatorze stations du chemin de croix. Les cinq dernières stations sont à l'intérieur de l'église du Saint-Sépulcre. Il s'agit d'un lieu de pèlerinage très important pour les chrétiens.

    L’église du Saint-Sépulcre également appelée basilique de la Résurrection est une église chrétienne située dans le quartier chrétien de la Vieille ville de Jérusalem. Cette basilique est vénérée par une grande partie des chrétiens qui y vont en pèlerinage depuis le IVe siècle, dépassant au début du XXIe siècle le million de pèlerins par an sur les 1,9 million de visiteurs qu'accueille Israël. Il s’agit d'un sanctuaire englobant selon la tradition le lieu de la crucifixion (le Golgotha), ainsi que la grotte où le corps du Christ fut déposé après sa mort (le Saint-Sépulcre ou tombeau de Jésus). Par inférence, c'est là qu'aurait eu lieu la résurrection (Anastasis en grec, « Résurrection »).

    Ltombeau de Jésus est selon diverses traditions chrétiennes ou légendes, placé en différents lieux. La tradition la plus ancienne la fixe près de son lieu de Crucifixion, dans l'Église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, et plus précisément le Saint-Sépulcre depuis que les empereurs romains sont devenus chrétiens. À la fin du XIXe siècle, un autre site est proposé pour la crucifixion et la tombe de Jésus, appelé Calvaire de Gordon. Au fil des siècles, le tombeau et l’église le surplombant ont été les cibles de nombreux saccages, d’attaques violentes, d’incendies et ont même été les victimes de plusieurs tremblements de terre. L’église a été totalement détruite en 1009 et a été rebâtie. Bien qu’il soit archéologiquement impossible de certifier que le tombeau est la sépulture du Juif Jésus de Nazareth, qui selon le Nouveau Testament a été crucifié à Jérusalem en 30 ou 33, de nouvelles datations situent bien la période de construction du complexe mortuaire à l’époque de Constantin Ier, le premier empereur romain chrétien.

    LPierre de l’Onction, ou Pierre de l’Embaumement est, selon la tradition chrétienne, la pierre sur laquelle le corps du Christ fut lavé et enveloppé dans le Saint-Suaire par Joseph d’Arimathie et Nicodème avant la Mise au tombeau.

    La place devant le St Sépulcre. On y voit l'échelle, « L'échelle inamovible », « l'échelle du statu quo » est une échelle en bois située sous l'une des fenêtres de la façade de l'église. Sur les ordres pontificaux du pape Paul VI en 1964, l'échelle doit rester en place jusqu'au moment où l'Église catholique et l'Église orthodoxe atteignent un état d'œcuménisme. L'échelle est depuis liée à l'accord de Statu quo.

    Bon, la journée n'est pas finie; filons vers le mont des Oliviers...mais ressortons plutôt par l'autre porte, celle située à côté du mur, la porte des maghrébins.


    votre commentaire
  • Après Nazareth, nous filons plus à l'est vers le lac de Tibériade. Il n'est plus question d'en faire le tour, ça bouchonne beaucoup...

    Prochain arrêt : Capharnaüm;  un village de pêcheurs de l'ancienne province de Galilée, sur la rive nord-ouest du lac de Tibériade (ou lac de Génézareth, ou mer de Galilée) au nord de l'État d'Israël. Sous la dynastie des Hasmonéens, ce village faisait de 6 à 10 hectares et sa population avoisinait les 1 700 personnes.

    Une église byzantine est construite sur (vraiment au-dessus) les restes de ce qui est appelé « la maison de saint Pierre », dont on remarque encore les vestiges.

    Capharnaüm est citée seize fois dans les évangiles, ce qui en fait le lieu le plus cité après Jérusalem : « Lorsque Jésus entendit que Jean avait été jeté en prison, il revint en Galilée. En quittant Nazareth, il se rendit à Capharnaüm, situé à proximité du lac, dans la région de Zabulon et de Naphtali et il y séjourna (Matthieu 4 : 12-13) », se fixant dans la maison de saint Pierre à partir duquel il rayonne durant son ministère. 

    La journée se termine, il est temps de passer au mont des Béatitudes, situé à 5mn.

    Le mont des Béatitudes est une colline située au Nord d'Israël, dans l'ancienne province de Galilée. Jésus y aurait prononcé le Sermon sur la montagne.

    Son altitude négative (environ 25 mètres sous le niveau de la mer, près de 200 mètres au-dessus du lac de Tibériade) en fait un des plus bas sommets émergés du monde.

    Une église byzantine a été édifiée non loin du mont vers le IVe siècle, et demeura fréquentée jusqu'au VIIe siècle. Les ruines d'une citerne et d'un monastère sont toujours visibles. La chapelle catholique franciscaine actuelle est construite en 1938 par l'Italie, d'après les plans de l'architecte Antonio Barluzzi. Le pape Jean-Paul II y a célébré une messe en mars 2000. Le pèlerinage du chemin de Jésus passe par le mont avant de rejoindre d'autres sites que ce dernier aurait fréquentés durant sa vie.

    L’Évangile : Le sermon sur la montagne (Matthieu 5,1-12)

    Quand Jésus vit la foule, il gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent. Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux ! Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise ! Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés ! Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés ! Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde ! Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu ! Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu ! Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux ! Heureux serez-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! C’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés. »

     

    Il se fait tard et il faut encore rentrer sur Haïfa...heureux de cette journée bien remplie...


    votre commentaire
  • Nous repartons à travers les ruelles, ici, les commerces sont destinés aux habitants et pas aux touristes.

    A la porte, il y a foule, c'est la station des bus.

    Nous partons à pied jusqu'au sommet en face. Le mont des oliviers. Le mont des Oliviers (הר הזיתים en hébreu, جبل الزيتون en arabe) est une colline à l'est de Jérusalem ; il englobe en fait les deux collines situées immédiatement au nord de celle-ci. Le lieu est important pour les trois religions abrahamiques.

    La première impression est celle d'un immense cimetière juif, le plus grand au monde. Selon la tradition juive, le Mashia'h (Messie), qui amènera la résurrection des morts, passera en premier lieu par le mont des Oliviers avant d'entrer dans Jérusalem (cf. Za 14, 4). Ce sont donc les personnes enterrées en ce lieu qui seront les premières ressuscitées.

    Le mont des Oliviers est un lieu récurrent de la prédication de Jésus rapportée par le Nouveau Testament. C'est en particulier le lieu de l'Ascension (cf. Ac 1,9-12).

    Outre le cimetière, la colline est couverte de nombreux monuments chrétiens :

    • au plus bas, la basilique de Gethsémani, où se trouve, devant l'autel, une roche sur laquelle Jésus aurait prié avant sa Passion ;
    • à mi-pente, au long d'un sentier qui mène de Jérusalem à Béthanie (el Lazaryeh), on commémore la Déploration du Christ sur Jérusalem qui refusait d'accueillir son message, l'église Dominus flevit, chapelle latine en forme de larme et dont le retable consiste en une baie vitrée donnant sur un panorama sur l'esplanade du Temple et le dôme du Rocher ;
    • autour de cette chapelle, d'autres églises, y compris une église orthodoxe aux clochers ornés de bulbes dans le plus pur style russe, construite in extremis par l'Empire russe avant la révolution de 1917, l'église Sainte-Marie-Madeleine ;
    • donnant au midi, le monastère orthodoxe de l'Ascension s'étend sur une surface de 5,4 hectares. Il est dominé par un campanile de 64 mètres de hauteur ;

     

    L’église est dédiée à sainte Marie-Madeleine, disciple de Jésus qui aurait été la première à l’avoir vu après sa résurrection (Marc 16:9).

     L’église Ste Marie Madeleine a été construite entre 1885 et 1888 par David Grimm sur ordre du tsar Alexandre III de Russie afin d’honorer sa mère, l’impératrice Maria Alexandrovna. Le bâtiment est construit dans le style traditionnel russe des XVIe et XVIIe siècles et possède sept dômes dorés en forme d’oignon. Un couvent lié à l’église est situé dans la vallée du Cédron. 

    Les corps de la grande-duchesse Élisabeth Féodorovna et de sa domestique Varvara Yakovleva ont été enterrés dans l’église plusieurs années après leur assassinat par les Bolcheviks.

    La princesse Alice de Grèce, née Battenberg, nièce de la grande-duchesse Élisabeth et mère du duc d’Édimbourg, est également enterrée dans l’église.

    Il est temps de retourner au centre, un bus démarre au sommet de la colline et nous ramène jusqu'à la porte.


    votre commentaire
  •  

    A la porte de Damas, la station de bus fonctionne efficacement, toutes les 5 mn un bus arrive et un autre repart. Le billet n'est pas cher., 8shl. Le bus 231 nous dépose à l'entrée de Bethléem. Il faut alors marcher pour voir le mur et l'église de la Nativité ou alors prendre un taxi après avoir négocié le prix. Nous choisissons cette dernière solution et rajoutons la direction du monastère Mar Saba.

    Le mur est proche de l'arrêt du bus mais l'église est à plus de 2km...

    Le chauffeur attend, nous partons pour l'église de la nativité


    votre commentaire
  •  

    "Israël interdit l'entrée sur son territoire des ressortissants français," a annoncé mercredi 4 mars 2020 après-midi Moshe Bar Siman Tov, dans le cadre d'une conférence conjointe au ministère de la Santé à Jérusalem.

    Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a également annoncé l'imposition d'une quarantaine de deux semaines pour les voyageurs en provenance de France et de plusieurs autres pays européens. "On va demander à toutes les personnes qui arrivent de France, d'Allemagne, de Suisse, d'Espagne et d'Autriche, et aux Israéliens qui viennent de là-bas d'entrer en isolement", a déclaré M. Netanyahou lors d'une conférence de presse au ministère de la Santé à Jérusalem. Voir suite ici  

    La basilique de la Nativité à Bethléem va fermer par précaution face au coronavirus

    Quatre cas de coronavirus ont été découverts à Bethléem, les premiers en Cisjordanie, ont rapporté jeudi des médias palestiniens.

    Les quatre personnes ont été diagnostiquées positives au coronavirus après avoir séjourné dans un hôtel de la région de Bethléem, dont le personnel a été placé en quarantaine. Le ministère de la Santé de l'Autorité palestinienne a immédiatement décrété l'état d'urgence à Bethléem, Jéricho et dans le nord de la Cisjordanie. Suite ici.

     

    jour 1

    dimanche 16 fév

    Départ Basel 7:20  et arrivée à Tel Aviv-Yafo à 12h 25 (1 h de décalage horaire)

    Prise de la voiture chez Alamo dans le Terminal 3 (1er étage)
    / Route vers Jérusalem 56km/ 1 heure / Installation à l'hôtel; parking à proximité / 

    1€=4sh              5€= 20sh            10sh=2.6€      50sh=13€ en fait le taux effectif est plutôt à 1€ pour 3.5 ILS

    Petite visite dans la vieille ville. Averse

    israel autotour sécurité circuit cisjordanie schnoebelen

    La carte éditée par le ministère des affaires étrangères déconseille fortement la bande de Gaza et déconseille l'entrée en Cisjordanie. Nous n'irons qu'à Bethléem et longerons la mer morte. 

     autotour circuit israel schnoebelen

    nuit du 16 au 17: Jérusalem

    IBIS JERUSALEM CITY CENTER

    4 Elisar St.
    9423601 JERUSALEM – ISRAEL

    Tél : 972 732228888
    h8728@accor.com

     

    lundi 17 fevrier

    La visite de la vieille ville de Jérusalem à pied. Édifiée il y a 5000 ans, élue capitale par le roi David il y a 3000 ans, mise à sac par les Romains, puis dominée par les Ottomans pendant 4 siècles, la vieille ville est un fouillis inextricable de ruelles, partagé en quatre quartiers, juif, chrétien, musulman, et arménien.
    Visite du Mur des Lamentations, le lieu le plus sacré du judaïsme (c'est lundi, jour de grande affluence et de fêtes).
    L’esplanade des Mosquées et son dôme qui abrite le rocher reconnu comme le lieu de sacrifice d’Abraham est fermé. Continuation pour le chemin de croix, la Via Dolorosa se terminant au Saint-Sépulcre, la plus sacrée des basiliques byzantines et croisées.

    Départ à pied pour le Mont des Oliviers ou le Mont Scopus pour admirer le point sur la vieille ville. Retour en bus.

     

    mardi 18

    La journée de visite de Bethléem et Mar Saba en taxi
    De minarets en clochers, Bethléem affiche sa diversité religieuse. Les pèlerins affluent du monde entier pour visiter la basilique de la Nativité, érigée en 323 par Constantin, sur la grotte décrite comme le lieu de naissance du Christ par les Évangiles. On y entre par une porte basse, la porte de l’Humilité. La Nativité est gérée par les différentes églises chrétiennes. Moines franciscains, curés grecs orthodoxes et prêtres arméniens se disputent jalousement les dalles de marbre à nettoyer, malgré la législation datant de 1852 qui régit horaires de messe, parcours des processions, et jusque la quantité d’encens que chacune des congrégations est autorisée à brûler ! Il faut assister à la relève d’une congrégation à l’autre, et à la danse des balais qui s’en suit.

    Lieu de naissance de Jésus : l’église de la Nativité et la route de pèlerinage, Bethléem

    Le bien inscrit est situé à 10 km au sud de Jérusalem sur les sites que les Chrétiens reconnaissent traditionnellement, depuis le IIe siècle, comme le lieu de naissance de Jésus. Une église y a été construite en 339 et l’édifice qui lui a été substitué après un incendie survenu au VIe siècle conserve des vestiges du sol du bâtiment original, en mosaïques élaborées. Le site comprend également des églises et des couvents grecs, latins, orthodoxes, franciscains et arméniens ainsi que des clochers, des jardins en terrasses et une route de pèlerinage.

     

     

    mercredi 19 fevrier

    Route pour Massada, arrêt au monastère St Georges (Jéricho) puis à Ein Gedi (mer morte) / 200km / 3h30 (bonne route)

     

     

     

     

    nuit du 19 au 20: massada / ARAD

    Dead Sea Sun Guest House 

    בית ההארחה דד-סי סאן

    Bareket 36, Arad, 89067, Israël
    ברקת 36 (ערד, 89067)

    Téléphone :+972 52-395-9996

    Bareket 36, Arad, 89067, Israël ברקת 36 (ערד, 89067)

     

     

     

     

     circuit autotour israel masada schnoebelen

    jeudi 20 fevrier

    MASADA/ SHIVTA/ 300km / 4h

    Dressée sur un éperon rocheux, Masada *** est une forteresse naturelle d'une beauté majestueuse qui domine la mer Morte en plein désert de Judée. Symbole de l'ancien royaume d'Israël et de sa destruction brutale, elle fut la dernière poche de résistance des patriotes juifs face à l'armée romaine, en 73 de notre ère. Ce palais-forteresse fut construit dans le style classique du début de l'empire romain par Hérode le Grand, roi de Judée, qui régna de 37 à 4 av. J.-C. Les camps militaires, les fortifications et la rampe d'assaut qui entourent le monument sont l'exemple le plus complet de travaux de siège de l'époque romaine conservés jusqu'à ce jour.

     
     
    5/ Route de l’encens – Villes du désert du Néguev

    Dans le désert du Néguev, les quatre anciennes villes nabatéennes d’Avdat, Haluza, Mamshit et Shivta **, ainsi qu’une série de forteresses et de paysages agricoles, jalonnaient la route par laquelle transitaient l’encens et les épices. Tous ces sites constituent un témoignage du commerce extrêmement rentable de l’encens et de la myrrhe, entre le sud de la péninsule Arabique et la Méditerranée, qui prospéra du IIIe siècle av. J.-C. au IIe siècle apr. J.- C. Leurs vestiges de systèmes d’irrigation extrêmement perfectionnés, de constructions urbaines, de fortins et de caravansérails, témoignent de la façon dont ce désert inhospitalier fut colonisé pour le commerce et l’agriculture.

     

    En fin de journée (coucher de soleil) : Large makhtesh crater ***Makhtesh Ramon (de l'hébreu מכתש רמון, littéralement cratère Ramon) est un makhtesh, cirque d'érosion karstique situé dans le désert du Neguev. Il mesure 40 km de long, 2 à 10 km de large et 500 m de profondeur. La ville de Mitzpe Ramon se situe sur l'arête nord du cirque.

     

     

    nuit du 20 au 21: massada / ARAD

    Dead Sea Sun Guest House 

    בית ההארחה דד-סי סאן

    Bareket 36, Arad, 89067, Israël
    ברקת 36 (ערד, 89067)

    Téléphone :+972 52-395-9996

    Bareket 36, Arad, 89067, Israël ברקת 36 (ערד, 89067)

     

     circuit autotour israel avdat shivta schnoebelen

    vendredi 21 février

    Route vers  / CESAREE / / HAIFA /

    Visite de Césarée ** Ville antique et moderne, elle est de nos jours parsemée d’impressionnantes ruines antiques.

    Continuation vers Haïfa, le plus grand port d’Israël, avec sa vue magnifique sur la baie du haut du mont Carmel, et du temple Bahai avec ses jardins. Fondée au bord de la Méditerranée, Haïfa est la 3e ville d’Israël et la capitale industrielle du Nord, entièrement tournée vers son port.

     

     

     

     

    nuit du 21 au 22: HAIFA

    Templers Boutique Hotel טמפלרס מלון בוטיק

    36 Ben Gurion Blvd.German Colony, Haïfa, 35023, Israël
    בן גוריון 36

     (חיפה, 35023)

    Téléphone : 

    +972 4-629-7777

     

     

     circuit autotour israel haifa, cesaree

    samedi 22 fevrier

    Haïfa / Akko / Nazareth / Tour du lac de Tibériade

    Route vers Akko ***

    1/ Akko, qui fut aussi Ptolémaïs et Saint-Jean-d’Acre, est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le port historique est plein d’un charme un peu austère que la lumière méditerranéenne pare de tons chauds. On visite d’imposantes fortifications (XVIIIe-XIXe siècles pour l’essentiel) ; on imagine l’effervescence marchande du Khan al-Umdan, le grand caravansérail (XVIIIe siècle) ; on entend le bruit des cuillers des frères hospitaliers de Saint-Jean dans leur réfectoire gothique ; on admire l’élégance de la mosquée Al Jezzar (XVIIIe siècle)…

    Acre est une ville portuaire fortifiée historique où les établissements humains se sont succédés sans interruption depuis l'époque phénicienne. La cité actuelle est caractéristique des villes fortifiées ottomanes des XVIIIe et XIXe siècles, avec sa citadelle, ses mosquées, ses khans (caravansérails) et ses bains publics. Les vestiges de la ville des Croisés, qui datent de 1104 à 1291, sont pratiquement intacts, tant en sous-sol qu'en surface, donnant une image exceptionnelle de ce qu'étaient l'organisation de l'espace urbain et les structures de la capitale du royaume des Croisés de Jérusalem, au Moyen-âge.

    2/ Route vers Nazareth : Visite de Nazareth***. promenade dans la ville où Joseph exerçait son métier de charpentier (la tradition situe son atelier à l’emplacement de l’église Saint-Joseph - 1914). La basilique de l’Annonciation (1959-1964), édifiée au-dessus de la grotte où aurait vécu la Vierge, est la plus vaste église du Proche-Orient. Ces édifices du XXe siècle sont les derniers venus d’un empilement de bâtis dont la base remonte à l’époque de la vie de Jésus. Nazareth une des villes les plus importantes de la chrétienté pour visiter l'église de l'Annonciation. Berceau du christianisme, Nazareth est la ville où selon la tradition, l'archange Gabriel vint annoncer à Marie l'imminente immaculée conception par le Saint-Esprit, et où grandit Jésus, le messie, jusqu'à l'âge adulte.

    Route vers Capharnaüm : A Capharnaüm, ancien village de pêcheurs sur la rive nord de la mer de Galilée, deux belles synagogues byzantines, dont une aurait reçu la visite de Jésus. Tabgha est selon le Nouveau Testament, le site de la multiplication des pains et des poissons, où Jésus nourrit 5000 personnes, avec cinq miches de pains et deux poissons. Et c’est au sommet du mont des Béatitudes que Jésus aurait prononcé son sermon sur la montagne.

    LAC DE TIBÉRIADE

    Tout autour de l’hôtel, la nature invite aux activités de plein air. Les eaux bleues du lac de Tibériade scintillent : c’est la mer de Galilée des Évangiles. C’est là que Jésus a appelé ses premiers disciples, lesquels pêchaient l’endémique Tristramella sacra, dont on craint qu’il soit désormais éteint, mais aussi Tilapia zillii, le poisson de saint Pierre, que l’on peut encore manger avec du citron. Les sites évangéliques sont nombreux dans cette région où l’activité de Jésus fut intense.

     Panorama sur le lac depuis le mont des Béatitudes à 200 m d’altitude. Au sommet de la montagne, une église fut construite en 1938, à l’emplacement où Jésus prononça son sermon. Près de cette église ont été découverts les vestiges d’une église de l’époque byzantine.

    Retour sur Haïfa.

     

    nuit du 22 au 23: HAIFA

    Templers Boutique Hotel טמפלרס מלון בוטיק

    36 Ben Gurion Blvd.German Colony, Haïfa, 35023, Israël
    בן גוריון 36

     (חיפה, 35023)

    Téléphone : +972 4-629-7777

     

     

     

     

    circuit autotour lac tiberiade israel nazareth

     

    dimanche 23 fév

    1/ Lieux saints bahá’is à Haïfa et en Galilée occidentale

    Les lieux saints bahá’is, à Haïfa et en Galilée occidentale, sont inscrits en raison de leur profonde signification spirituelle et de leur importance dans la grande tradition de pèlerinage de la foi bahá’ie. Le bien comprend les deux lieux les plus sacrés de la religion bahá’ie, car associés à ses pères fondateurs : le mausolée de Bahá’u’lláh à Acre* et le mausolée de Báb à Haïfa***, avec leurs jardins environnants et les monuments et bâtiments associés. Ces deux temples font partie d’un ensemble plus vaste de bâtiments, monuments et sites répartis en sept différents points de Haïfa et de Galilée occidentale et font partie intégrante du pèlerinage bahá’i.

    Montée à pied jusqu'au sommet puis visite guidée des jardins en russe !

    Route vers Tel Aviv
    Quartier Florentin *** musée à ciel ouvert : street art

     Le quartier de la plage

    nuit du 23 au 24:

    Tel Aviv : Eden  
    צה"ל, Bet Dagan, , Israël Téléphone : +9720524262203

     

     

    lundi 24 fév

     

    Départ à Tel Aviv TLV à 13:20  et arrivée à 16:55 à Basel

     

     

     

     

     


    votre commentaire
  • Ce matin, nous partons d'Arad pour la forteresse de Masada (ou Massada), 10mn de route. Le ciel est menaçant mais nous avons plusieurs visites au programme de la journée.

    Dans le désert, nous apercevons de très rares villages.

    Massada (de l'hébreu מצדהmitsada, « forteresse ») est un site constitué de plusieurs palais et de fortifications antiques perchés sur un socle de granit, situé en Israël au sommet d’une montagne isolée sur la pente est du désert de Judée et en surplomb de la mer Morte.

    Nous allons monter par ici alors que la plupart des touristes utilise le téléphérique sur l'autre versant. On voit une colonne de jeunes gens  monter à droite de la rampe.

     

    À l’origine, Massada était une simple garnison fortifiée par les premiers princes hasmonéens. Selon Flavius Josèphe, un historiographe romain du Ier siècle, Hérode le Grand aménagea la forteresse en trois étapes successives de travaux, entre 37 et 15 av. J.-C. comme refuge contre d’éventuelles révoltes intérieures et menaces d’invasion égyptienne. En 66, au début de la Grande Révolte contre les Romains, un groupe de rebelles juifs, les Sicaires du parti nommé zélotes, prirent Massada à la garnison romaine qui y était stationnée. En 70, ils furent rejoints par d’autres Juifs et leurs familles expulsés de Jérusalem lorsque la ville fut prise par les Romains.

    Pendant les trois années suivantes, ils utilisèrent Massada comme base pour se défendre contre les Romains.

     

    La rampe impressionnante érigée par les romains.

     

    La chute de la forteresse reste énigmatique et est à la source d'un récit mythologique  En 72, un légat, le général commandant l’armée romaine de Judée, Lucius Flavius Silva, marcha sur Massada avec la Légion X Fretensis et 6 cohortes auxiliaires pour faire le siège de la forteresse. Les légionnaires construisirent un mur d’encerclement (mur de circonvallation de trois kilomètres de long), puis érigèrent huit camps et enfin une gigantesque rampe d'accès de 100 m de haut contre la face ouest du plateau, avec des milliers de tonnes de pierres, de terre battue et de troncs d’arbres : un exploit technique. Flavius Josèphe ne signale aucune tentative importante de contre-attaque des Sicaires pendant la construction. Les Sicaires étaient sûrs que la forteresse serait imprenable, car ils possédaient les armes prises à l’ancienne garnison romaine, de l'eau en quantité dans des citernes creusées dans la falaise et beaucoup de vivres dans les entrepôts de la forteresse. On raconte aussi que lors de la construction de cette rampe, les Romains utilisèrent des prisonniers hébreux afin d'éviter les attaques des Sicaires, ceux-ci ne pouvant se résoudre à tuer leurs frères pour leur survie. La forteresse avait été conçue pour soutenir un long siège. Environ 8 000 Romains encerclaient un millier de rebelles. La géographie des lieux, le désert, rendaient impossible toute fuite.

    La rampe fut achevée au printemps 73, après environ sept mois de siège, ce qui permit aux Romains d’enfoncer enfin la muraille de la forteresse avec un bélier monté sur une tour mobile. Mais quand les légionnaires pénétrèrent dans la forteresse le 16 avril, ils découvrirent que les défenseurs avaient mis le feu à tous les bâtiments, à l’exception des entrepôts de nourriture, et qu’ils s’étaient suicidés en masse plutôt que d'affronter une capture ou une défaite certaine. 

     Le palais-forteresse de Masada, construit par Hérode le Grand, roi de Judée qui régna de l'an 37 av. J.-C. à l'an 4 de notre ère, et en particulier le palais « suspendu » avec ses trois terrasses, est un exemple exceptionnel d'architecture somptueuse, d'ingénierie élaborée et de construction dans des conditions extrêmes. 

    Le palais construit dans la partie nord de ce site montagneux grandiose est composé d'un groupe exceptionnel de bâtiments impériaux de style romain classique. Le réseau d'alimentation en eau était particulièrement sophistiqué, les eaux de ruissellement recueillies au cours d'une seule journée de pluie suffisant à faire vivre un millier de personnes pendant deux à trois ans. Ce système a permis de transformer un rocher stérile et isolé au climat aride en une luxueuse retraite royale.

    Un téléphérique sur le flanc est de la montagne prend maintenant en charge les touristes qui ne souhaitent pas emprunter le sentier du Serpent. La rampe romaine existe toujours sur le côté ouest et peut être gravie à pied en une quinzaine de minutes, contre quarante par le chemin du Serpent.

    Et nous redescendons par la rampe; ici il n'y a personne, aucun autobus n'attend son groupe.

    En avant pour la route de l'encens, le désert du Néguev et la ville de Shivta.

    J'vous ai déjà vus, non ?

    On fait du covoiturage ?

    Pour en savoir plus sur la légende de Masada.


    votre commentaire
  • En partant de Saint Jean d'Acre, nous arrivons rapidement à Nazareth. 


    votre commentaire
  • Saint-Jean-d’Acre, appelée Acco ou Ptolémaïs dans l'Antiquité et au Moyen Âge, est le nom donné par les chrétiens à la ville qui deviendra plus tard Acre, située aujourd'hui en Israël. La prise de Saint-Jean-d'Acre en 1291 par les Mamelouk aboutit à la fin du royaume de Jérusalem et clôt la période des croisades médiévales.

    Acre, où les établissements humains se sont succédés sans interruption depuis l'époque phénicienne, a eu une importance particulière pendant la période des croisades en Terre sainte. De par sa position sur une péninsule comprenant une baie naturelle, la ville a pris une importance internationale de 1104 à 1291 en tant que capitale du royaume des croisés de Jérusalem, après être devenue le principal port des croisés en Terre sainte. Si ce port est devenu, grâce à sa situation stratégique, un centre de commerce international, ses limites physiques, délimitées par les remparts et la mer, en ont fait une cité médiévale à l'habitat particulièrement dense.

    Après une longue période de déclin pendant laquelle la ville est néanmoins restée le principal port d'entrée pour les pèlerins chrétiens se rendant à Jérusalem, elle a connu un renouveau au XVIIIe siècle en tant que capitale de cette partie de l'empire ottoman. Elle doit son caractère unique aux nombreux vestiges de la ville des croisés demeurés jusqu'à aujourd'hui presque intacts sous la ville ottomane typique et mis au jour ces dernières années par des fouilles scientifiques. Le paysage urbain actuel de la ville portuaire fortifiée est caractéristique des perceptions musulmanes de l'urbanisme, avec des rues étroites qui serpentent et d'élégants bâtiments publics et résidentiels. Illustrant les échanges entre l'architecture médiévale européenne et moyen-orientale, la ville possède quelques édifices exceptionnels, notamment une citadelle, des mosquées, des khans et des bains publics.

     

    La saison touristique n'a pas encore commencé, les groupes de visiteurs sont rares également; de plus c'est shabbat, donc la ville est calme ce matin. Seules les prières d'un culte orthodoxe discret se font entendre dans une des petites ruelles. Une minuscule église où se retrouvent encore quelques fidèles.

     

    L'entrée de la forteresse est soignée.

    A mi-journée, il est temps de filer vers Nazareth, le lac de Tibériade et le Mont des Béatitudes. 


    votre commentaire
  • La Route de l'encens était un réseau de routes marchandes couvrant plus de deux mille kilomètres, destiné à faciliter le transport de l'encens et de la myrrhe depuis le Yémen et le sultanat d'Oman, dans la péninsule Arabique, jusqu'à la Méditerranée.

    Les quatre villes nabatéennes d'Haluza, Mamshit, Avdat et Shivta, avec les forteresses associées et les paysages agricoles qui les reliaient à la Méditerranée, sont situées sur une portion de cette route, dans le désert du Néguev, dans le sud d'Israël. Elles se répartissent sur une centaine de kilomètres de désert, depuis Moa, le long de la frontière jordanienne à l'est, jusqu'à Haluza dans le nord-ouest. Ensemble, elles témoignent du commerce extrêmement lucratif de l'encens qui a prospéré entre le sud de l'Arabie et la Méditerranée du IIIe siècle av. J.-C. jusqu'au IIe siècle de notre ère, et de la façon dont le désert aride a été colonisé par l'agriculture grâce à des systèmes d'irrigation extrêmement sophistiqués

    Les villes nabatéennes et leurs routes marchandes apportent un témoignage éloquent de l'importance économique, sociale et culturelle de l'encens dans le monde hellénistique et romain. Les routes étaient également un moyen de passage non seulement pour l'encens et d'autres marchandises mais aussi pour les hommes et les idées. Shivta est l’une des cinq ruines construites et habitées par les Nabatéens entre 500 avant notre ère et 700 de notre ère.

    A son apogée, autour de l’an 600, Shivta comptait 1700 foyers en son sein ; Un nombre plus important de personnes moins privilégiées vivaient sans doute plus loin. Elle comptait trois magnifiques églises décorées de marbre, colonnes, statues, fresques et autres mosaïques.

    l’UE a décidé de financer une nouvelle campagne de fouilles en 2017. Menée par l’université de Haifa pendant deux saisons, son objectif était de découvrir les raisons pour lesquelles la ville avait été abandonnée par ses habitants.  Des archéologues accompagnés de chimistes, biologistes… ont pris des échantillonnages de sols, de sédiments dans le réservoir central, de restes des déchets trouvés dans les maisons et les entrepôts, et les résultats sont en cours de publication.   

    Quant à la question qui nous intéresse tous, la conclusion est qu’après la conquête arabe et la conversion à l’Islam, les pélerinages chrétiens et la production de vin se sont tout naturellement interrompus. Comme cela faisait bien longtemps que les caravanes ne passaient plus par la voie terrestre, les habitants de la ville ont dû chercher un moyen de réinventer des moyens de subsistance. N’y réussissant pas, Shivta est entrée dans une période de récession économique. Ce n’est donc ni la peste, ni une invasion, ni un tremblement de terre comme on l’a longtemps cru qui a vidé Shivta de ses habitants. Le nombre d’habitant a diminué petit à petit, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que 20 familles. Shivta était devenue un endroit où il ne faisait plus bon vivre. En partant, les familles bouchaient les entrées de leurs maisons avec des pierres et du ciment, dans l’espoir de revenir quand les affaires reprendraient. Ce qui ne s’est jamais produit. 

    La journée n'est pas tout à fait terminée, il nous reste le cratère à voir.

    Makhtesh Ramon (de l'hébreu מכתש רמון, littéralement cratère Ramon) est un makhtesh, cirque d'érosion karstique situé dans le désert du Neguev. Il mesure 40 km de long, 2 à 10 km de large et 500 m de profondeur. 

     

    Ce sont les dernières minutes de cette journée; la lumière est magnifique.

    Le soleil a disparu, il reste à retourner à Arad.


    2 commentaires
  • Notre circuit a démarré et finit par Tel Aviv. Pour cette dernière journée, il s'agit de voir la "ville blanche". Mais la circulation est dense, le stationnement impossible et il ne sera pas possible de parcourir la ville en auto. A défaut, on réussira à voir le quartier florentin.

    Le quartier de Florentine, à l'est de Neve Tzedek, est la parfaite illustration des contrastes urbains de la ville: de petits ateliers côtoient les bâtiments résidentiels; les populations jeunes vivent aux côtés des anciens résidents; les bourgeois se mélangent aux locaux…  Le charme de l’ancien se mêle aux couleurs vives du quartier, avec notamment les bâtiments de style Bauhaus, aujourd’hui à différents stades de délabrement (bien que beaucoup soient en cours de rénovation pour leur redonner leur splendeur d'antan). 

    Florentine est l'un des quartiers les plus charmants de Tel-Aviv et bien qu’il ne soit pas aussi rénové que Neve Tzedek, il n’en reste pas moins intéressant à sa manière.

    Conçu en tant que simple quartier calme et populaire, Florentine a attiré une population conforme à ces normes. Ses résidents y ont implanté leurs commerces, ont travaillé dans ses ateliers et dans ses petites usines industrielles, profitant des avantages économiques du train reliant Jaffa et Jérusalem qui desservait cette zone au sud de de Tel-Aviv entre 1892 et 1948. 

    Malheureusement pour eux, la gare de Jaffa a finalement fermée, ses voies ont été détruites, ralentissant le développement économique du quartier jusqu’à l’arrêter. Les habitants de Florentine, dont les finances pouvaient le permettre, commencèrent à émigrer petit à petit vers les quartiers nord de la ville. Aujourd’hui, certains résidents sont restés aux cotés des travailleurs migrants vivant dans les bâtiments anciens, tandis que de nombreux étudiants et jeunes adultes s’y sont installés, profitant du caractère unique du quartier, de sa vie nocturne animée et, bien évidemment, du coût raisonnable de ces loyers.

    Nous continuons par le bord de mer. Quelques surfeurs jouent avec les vagues. de nombreux telaviviens profitent des premiers rayons de soleil...


    votre commentaire
  •  Après 3 jours à Jérusalem, il est temps de voir le reste du pays. Nous prenons la direction de l'est, vers Jéricho en Cisjordanie avec un arrêt au monastère saint Georges (à droite) dans le wadi qelt, une vallée. 

    saint georges cisjordanie israel

     

    Le monastère grec orthodoxe Saint-Georges-de-Koziba se trouve le long de la route qui relie Jérusalem à Jéricho. Situé dans l’une des plus célèbres gorges du désert de Juda, le Wadi Al-Qelt, il évoque le Psaume 23 « si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure ». Le monastère de saint Georges édifié en 476 est taillée dans la roche et forme une icône architecturale unique. En 614, le monastère fut détruit par les Perses et presque tous les religieux qui y habitaient furent tués ; leurs restes sont toujours conservés au monastère. L'ensemble du complexe est dédié au moine Georges, arrivé à la fin du VIe siècle. 

    Un peu plus loin, on laisse la voiture, on prend le sentier (pentu) et en une petite quinzaine de minutes on accède au monastère.

    Au fil des siècles, les moines orthodoxes ont choisi de vivre dans les espaces réservés du monastère, visité par des touristes du monde entier, malgré les difficultés d'accès au complexe. L’église orthodoxe célèbre la fête de saint Georges le 20 janvier. Les pèlerins arrivent tôt dans la soirée à pied ou à dos d'âne. Le lendemain, la fête a lieu à l'aube. Présidé par le patriarche orthodoxe de Jérusalem Théophile III, avec les moines et le clergé, en présence de pèlerins locaux et étrangers.

     

    Beaucoup de femmes viennent ici pour demander la grâce de la maternité. Selon les évangiles apocryphes, Joachim a poussé son troupeau jusque-là, a pleuré pendant 40 jours la stérilité de sa femme Anne et a reçu par l’ange l'annonce de la naissance de la Vierge Marie.

     

    Le soleil est devenu plus franc, nous retournons au point de vue de tout à l'heure.

     

    Ensuite, on reprend la route, direction le sud, nous longeons la mer morte. La route est excellente, meilleure qu'à Tel Aviv et surtout il n'y a pas grand monde. Un seul check-point. 

    Un bain, pas de bain ? J'hésite. Elle est vraiment poisseuse et je n'ai pas de serviette...


    Mais oui et des kangourous aussi...

    Bon, ben il y en a...


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique