• Après la mer Morte, direction le mont Nébo.

    Du haut du mont Nébo, près de l’actuelle Madaba en Jordanie, on englobe d’un coup d’œil les hauteurs de Jérusalem, d’Amman, la mer Morte, Jéricho et les rives du Jourdain.

    C’est sur cette montagne de « l’ancien pays de Moab », évoqué par la Bible, que Moïse put contempler la Terre promise avant de mourir sans y pénétrer (Deutéronome 34,4). Perpétuant sa tradition, des moines s’y installèrent du IVe au IXe siècles. Les vestiges de leur monastère et d’une basilique byzantine abritant de magnifiques mosaïques constituent aujourd’hui le Mémorial de Moïse.

    Au ive siècle, un sanctuaire chrétien primitif (église quadrangulaire triconque) est construit sur le sommet occidental du mont Nébo, réputé abriter le mausolée de Moïse mais dont on ne connaît pas l'endroit exact de la sépulture, si elle existe car l'historicité de ce personnage biblique est inaccessible. 

    Une chapelle baptismale est ajoutée en 530. Le sanctuaire est modifié et restructuré en plan basilical à la fin du VIe siècle jusqu'au début du VIIe siècle. Ce sanctuaire suscite des pèlerinages dès le IVe siècle comme le mentionne le Peregrinatio Aetheriae d'Égérie qui évoque le sanctuaire tenu par des moines égyptiens.

    Les pèlerinages en Terre Sainte à cette époque partent de Jérusalem, passent par l'oasis de Jéricho, Ayun Musa (les chutes de Moïse, le mont Nébo et se terminent par une baignade dans les sources chaudes de Ma'in.

    Le travail, comparé à celui des mosaïstes contemporains du territoire de Madaba, se distingue par son élégance et sa nouveauté ; il fut terminé en août 530, comme on peut le lire sur l'inscription qui accompagne la composition du tapis central décoré de scènes de chasse et de scènes champêtres disposées sur quatre registres superposés.

     

    Arrivée à Madaba.

    A seulement 30 kilomètres d'Amman, par l'historique Route des Rois (vieille de 5000 ans) se trouve l'un des lieux les plus illustres de la Terre Sainte. Après avoir traversé un chapelet de sites anciens, la première ville que l'on atteint est Madaba, aussi appelée « Ville des mosaïques » 

    Connue pour ses spectaculaires mosaïques byzantines et omeyyades, Madaba abrite la fameuse carte en mosaïque de Jérusalem et de la Terre Sainte datant du VIe siècle. Avec ses deux millions de pièces taillées dans des pierres locales très colorées, cette carte représente les collines, vallées, villes et villages de la région jusqu'au delta du Nil. 

    Cette carte recouvre le sol de l'église grecque orthodoxe de Saint  Georges, située au nord ouest du centre de la ville. Cette église fut bâtie en 1896 ap. J.C., sur les ruines d'une église byzantine bien plus ancienne, datant du VIe siècle. Le panneau en mosaïque comprenant la carte mesurait à l'époque environ 15,6 x 6 m, couvrant une surface de 94 m², dont il ne reste aujourd'hui qu'un quart.

    D'autres chefs-d'œuvre en mosaïque ont été retrouvés dans l'église de la Vierge et des Apôtres et dans le le archaeological Park and Museum, représentant toute une profusion de fleurs et de plantes, d'oiseaux et de poissons, d'animaux et de bêtes exotiques, ainsi que des scènes inspirées de la mythologie ou des activités quotidiennes liées à la chasse, à la pêche et à l'agriculture. Il existe des centaines d'autres mosaïques datées entre les Ve et VIIe siècles, dispersées dans les églises et foyers de Madaba. 

     


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  • Après une bonne nuit à Amman, cette première journée est consacrée à la visite d'un site incroyable, énorme. Plus beau (?) que Perge peut-être; plus grand, mieux conservé que d'autres sites siciliens ou grecs. 
    Notre auto, remplacée durant la nuit par notre loueur se montrait bien véloce et agréable avec sa boîte automatique. La vitre voulait bien monter et descendre.  Seul hic, nous n'avions pas trouvé de monnaie locale dans les banques de la ville; seules les agences de change procèdent à cette opération. Ce que nous finirons par trouver à Gérasa.

    Une pluie fine n'entamait guère notre enthousiasme matinal. 

    Gérasa a été fondée à la fin du ive siècle av. J.-C.. Ses habitants ont prétendu que la ville avait été fondée par Alexandre le Grand en faveur de vétérans de son armée. 

    La ville fit partie de la Décapole. Elle fut conquise en 84 av. J.-C. par Alexandre Jannée qui y est mort en 76 av. J.-C. pendant le siège d'une forteresse voisine, Régaba. Elle est prise par le nabatéen Arétas III en 73 av. J.-C., et enfin par les Romains (Pompée) en 63 av. J.-C.. Ces derniers en firent une ville opulente : Gérasa reçut même la visite de l'empereur Hadrien en 129.

    Gérasa devient siège d'un évêché au IVe siècle. Elle est ensuite pillée par les Perses en 614, puis les Arabes en 635. Elle subit ensuite plusieurs tremblements de terre, dont le plus dévastateur fut probablement celui de 747-748, qui affecta violemment de nombreuses autres villes de la région. Le coup de grâce lui fut donné par les affrontements entre musulmans et croisés lors des croisades, où le temple d'Artémis fut transformé en forteresse par les Arabes.

    Le macellum ou marché, probablement le plus beau monument de la ville avec le nymphée (bassin recevant une source considérée à l'origine comme sacrée) dédié à la Tyché (la divinité tutélaire de la fortune, de la prospérité et de la destinée d'une cité) était un lieu central pour le commerce, fortement présent dans la cité, comme on peut le voir d'après les nombreuses boutiques qui bordent les rues, notamment au pied du sanctuaire d'Artémis.

    L’essor du christianisme, à partir du IV° siècle,  va initier un nouvel élan pour la ville de Jerash avec la construction d’églises et la création, au VI° siècle, sous l’empereur Justinien, d’un grand ensemble qui regroupe une cathédrale et des églises (Saint Côme et Damien, Saint Jean-Baptiste, Saint Georges et Saint Théodore) à proximité du temple d’Artémis (ci-dessus). Au IVe siècle, la communauté chrétienne était nombreuse et on a retrouvé les traces de treize églises aux sols recouverts de mosaïques, dont une cathédrale, la cathédrale Saint-Théodore. On a trouvé aussi les restes d'une synagogue de la même époque, située au nord-ouest du sanctuaire d'Artémis

    Le forum ovale est sans doute le plus grand forum de l'Empire romain : faisant à la fois office de place publique, d'agora et de marché (de nombreuses boutiques ont été retrouvées à ses abords), c'est un élément architectural essentiel de l'urbanisme de la ville puisqu'il permet, par un effet de style, de faire la jonction visuelle entre le cardo maximus et le sanctuaire de Zeus qui, grâce à la forme particulière de la place ovale, semble se trouver dans la continuité de la voie principale de la cité.

    Les deux théâtres : un théâtre au nord de la ville, l'autre au sud, situés respectivement à côté des sanctuaires d'Artémis et de Zeus. Ces théâtres ont été remarquablement bien restaurés et accueillent des spectacles locaux, généralement en période estivale.


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  • Ce matin, petit parcours mais nombreuses visites.

    Direction le jourdain et la mer Morte pour commencer. La mer Morte (Bahr-Lût « mer de Loth », hébreu : יָם הַ‏‏מֶּ‏‏לַ‏ח, Yām HaMélaḥ, « mer de Sel ») est un lac salé partagé entre Israël, la Jordanie et la Palestine. La mer Morte est le point le plus bas de la surface du globe avec une altitude de -429 mètres sous le niveau de la mer en 2015 (chiffre fluctuant au cours du temps puisque son niveau baisse continuellement), mais d’autres endroits de la vallée du grand rift pourraient un jour la supplanter.

    Le niveau de l'eau dans la mer Morte descend de 1,45 mètre par an en moyenne. Ces cinquante dernières années, elle a ainsi perdu le tiers de sa superficie.

    Situé sur les rives orientales du Jourdain, à neuf kilomètres au nord de la Mer morte, le site archéologique inclut deux zones archéologiques principales, Tell Al-Kharrar, également connue sous le nom de Jabal Mar Elias (la colline d’Élie), et la zone des églises Saint-Jean-Baptiste près du Jourdain. Ce lieu, au cœur d’une nature sauvage, est considéré selon la tradition chrétienne comme le site probable du baptême de Jésus de Nazareth par Jean-Baptiste. 

    Juste en face de Jéricho en Cisjordanie.

    Des vestiges d’origine romaine et byzantine, tels que des églises et des chapelles, un monastère, des grottes ayant servi de refuges à des ermites et des bassins baptismaux, témoignent de la valeur religieuse du lieu. Le site est une destination de pèlerinage pour les chrétiens.

    La visite guidée dure environ deux heures avec le transfert en minibus jusqu'au bord du Jourdain. La zone est parfaitement gardée et filtrée par de nombreux policiers et soldats.

    Juste à côté, la mer Morte. Inaccessible puisque les plages appartiennent aux hôtels sur son rivage. 

    Juste un petit bout, ici, à condition de descendre un gros talus.

    L’eau de la mer Morte est une solution de sels dont la concentration diffère grandement de la salinité normale d’un océan. Le chlorure de magnésium et le chlorure de sodium sont les principaux composants de cette solution. 

    Riches en minéraux, les eaux de la mer Morte sont réputées pour soigner le psoriasis (guérissable grâce au sel et minéraux de l'eau et au soleil particulièrement chaud dans cette région) et les rhumatismes.

    La masse volumique de l’eau de la mer Morte, de 1 240 kg/m3, est telle qu’un être humain peut y flotter.

    Bon je ne testerai pas le bain de mer bien que la température de l'eau soit agréable mais le temps presse....

    Direction le mont Nébo...


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  • Jour 1 : vols Basel / Frankfort – Frankfort / Amman

    Arrivée à Amman (35 Km depuis l'aéroport)

    Arrivée à l'aéroport d'Amman, obtention du visa (à garder précieusement jusqu'à la sortie du territoire).Prise de la voiture et direction Amman...Nuit à l’hôtel.

     

     

     Jour 2 : Amman (50 Kms )Jerash (35 Kms) Ajlun(75 Kms) Amman

    Départ pour la visite de Jerash ou Gerasa, aujourd'hui sans aucun doute l'une des plus belles cités romaines préservées du Proche-Orient la ville de 1000 piliers. Après Pétra, Jerash est la deuxième grande destination touristique de Jordanie. La ville antique de Jerash peut avec orgueil situer le début de son occupation par les hommes à plus de 6500 ans. Conquise par le général Pompée en l’an 63 avant Jésus-Christ, elle passa sous contrôle romain et devint l’une des dix grandes cités romaines composant la confédération de la Décapole.

    Le programme en Jordanie

    La visite se poursuit à Ajlun. Les paysages sont superbes avec la nature et les oliviers, pour visiter le château fort restauré de Qala'at ar-Rabad, situé sur une colline. La vue sur Tibériade et la Judée est fantastique. Le château d’Ajlun dominait les trois principales voies d’accès à la vallée de la Jordanie et protégeait les routes commerciales reliant la Jordanie et la Syrie. Il devint un maillon important de la chaîne de défense contre les Croisées qui, pendant des décennies, tentèrent en vain de s’emparer du château et du village proche.

    Le programme en Jordanie

    Retour à Amman à l'hôtel pour Le diner et la nuit.

     J3 :  Amman (40 Kms ) Mer Morte (30 Kms ) Mont Nébo (10 Kms) Madaba 

    Après le petit-déjeuner, direction Béthanie. 

    Situé sur les rives orientales du Jourdain, à neuf kilomètres au nord de la Mer morte, le site archéologique inclus deux zones archéologiques principales, Tell Al-Kharrar, également connue sous le nom de Jabal Mar Elias (la colline d’Élie), et la zone des églises Saint-Jean-Baptiste près du Jourdain. Ce lieu, au cœur d’une nature sauvage, est considéré selon la tradition chrétienne comme le site probable du baptême de Jésus de Nazareth par Jean-Baptiste. Des vestiges d’origine romaine et byzantine, tels que des églises et des chapelles, un monastère, des grottes ayant servi de refuges à des ermites et des bassins baptismaux, témoignent de la valeur religieuse du lieu. Le site est une destination de pèlerinage pour les chrétiens.

    Direction la "plage" d'Amman pour voir la mer morte....

    Ensuite Route vers le Mont Nébo pour la visite du sanctuaire, le site présumé de la mort de Moïse et son lieu de sépulture. C’est le lieu saint le plus vénéré de Jordanie, et il fut un lieu de pélerinage pour les premiers chrétiens. La première église du mont Nébo fut construite à la fin du IVème siècle de notre ère pour marquer son importance historique.

    Le programme en Jordanie

    Puis Route pour Madaba cette ville dotée de nombreuses églises toutes ornées de mosaïques d’où son nom de Cité de la mosaïque. C’est dans cette ville que se trouve la carte de la Terre Sainte en mosaïque, datant du VIe siècle, conservée à l'église Saint-Georges.

    Installation dans l'hôtel de Madaba pour le dîner et la nuit .

    J4 : Madaba (45 Kms ) Umm Rassas (30 Kms ) Route des Rois (100 Kms ) Kerak (130 Kms) Petra

    Après le petit déjeuner, Route pour la visite d'Umm Rassas, Autoroute du désert et bifurcation vers UMM AR RASSAS à l’intérieur des terres, appartenant au Patrimoine Mondial de l’Humanité.

    Le programme en Jordanie

    Le circuit continue vers Kérak en suivant la route des Rois, ancien parcours présumé des Hébreux conduits par Moïse lors de l'Exode, un itinéraire de 200 km environ, avec une admirable vue sur la vallée du Jourdain. Arrêt dans la vallée de Mujib, à Kerak avec son château réputé imprenable ; une forteresse imposante du XIIe siècle. Continuation vers le Sud jusqu'à la ville Rose.

    Arrivée en soirée à l'hôtel Tetra Tree pour le dîner et la nuit. Vue magnifique sur la cité.

    J5 : Journée dans la cité rose

    Après le petit déjeuner, journée consacrée à l'émouvante cité de Pétra, aujourd'hui déclarée patrimoine mondial par l'UNESCO. Une cité troglodyte hors du commun: Pétra, la "Cité Rose", lieu unique construit il y a près de 2000 ans par les Nabatéens.

    Le programme en Jordanie

    Traversée du Siq menant au trésor. Après le théâtre, passage sur l'allée des colonnes et montée au monastère (El Deir) 800 marches. Descente et visite de l'église byzantine, des tombeaux royaux. Re-passage du siq, lumière du soir, teintes roses. Fin de la journée (à peu près 8 heures de marche non stop).

    Retour à l'hôtel pour le dîner et la nuit.

    J6 : Petra ( 110 Kms ) Wadi Rum( 4x4 en 4 heures )

    Après le petit-déjeuner, direction du sud vers Ras Al-Naqab et le Wadi Rum, "la Vallée de la Lune". Découverte du paysage désertique le plus vaste et le plus majestueux de la Jordanie avec ses collines en grès rouge, ses aiguilles et ses arêtes."Vaste, retentissant, divin" sont les termes utilisés par Lawrence d'Arabie pour décrire ce paysage.

    Le programme en Jordanie

    Excursion en véhicule type 4x4 et qui l'eut cru, rien n'est plus agréable que d’admirer ces plaines sablonneuses et ces étranges formations rocheuses aux teintes ocres, érodées par l'action du vent et du sable.

    Coucher du soleil à 17h20. Dîner à 18 heures puis extinction des feux (du groupe électrogène) un peu plus tard. Nuit fraîche sous la tente malgré les 5 couvertures et les 3 couches de vêtements...

    J7 : Wadi Rum, Qsar Amra, Amman(400 km) 

    Petit-déjeuner au camp , Route vers la Capitale Amman mais juste avant direction l'est (vers l'Iraq) pour le qsar Amra.

    Le programme en Jordanie

    Retour vers la capitale (dans les bouchons). Dépose de la voiture. Dîner. Repos 3 heures avant de prendre la direction du Amman Queen Alia International Airport à 23h30 pour le vol à 2h20. Puis 5 heures jusqu'à Frankfort, transit de  2 h30 puis vol jusqu'à Basel...

    Fin de l'aventure (pas de bosses dans la carrosserie ! pas perdu dans le désert... )


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  • C'est Le grand jour, le jour de la visite tant attendue, la visite de Pétra. Bon, un grand panneau d'affichage a failli avoir raison de ma boîte crânienne et tout annuler mais passons... Il est 8 heures 30, il n'y a pas grand monde, seul un groupe de Coréens s'apprête à démarrer. On ne les reverra pas; comme pour beaucoup de touristes, la visite se limite au Trésor.

    De ce côté de la ville, il n'y a pas de neige, étonnant. Il fait bon. Bonnet, gant, pull, grosse veste vont finir dans le sac.
    Depuis le guichet d'entrée, cette voie nous amène jusqu'au sik, le long défilé de 1200 mètres qui aboutit au fameux trésor. Les carrioles vous y emmènent directement, mais ce serait un tort, le paysage est magnifique.

    La région de Petra est occupée depuis le VI° millénaire avant J.C par des éleveurs cultivateurs du néolithique qui profitent de sa situation favorable (extrémité sud du croissant fertile) et de conditions climatiques plus propices qu’aujourd’hui. Puis, au VIII° siècle avant J.C, les nomades Edomites s’installent sur le site de el-Beida.
    Ils sont éclipsés par les Nabatéens, un autre peuple de nomades, originaires de la Péninsule Arabique, qui apparaît vers le VI° siècle avant J.C et s’installe en terre Edomite (sud et centre de la Jordanie actuelle) au V° siècle avant J.C, d’abord à Gaïa (actuel village de Wadi Moussa), puis à Petra. Ils se sédentarisent peu à peu et vont assurer leur prospérité en maîtrisant les routes commerciales, entre Orient et Occident, et en développant le commerce de la myrrhe, de l’encens et des épices, denrées précieuses à cette époque.
    Mais dés le IV° siècle avant J.C, les richesses nabatéennes attisent la convoitise des Macédoniens. Or le site de Petra offre de multiples avantages. En plus de sa position, au carrefour des routes commerciales entre Arabie, Egypte et Méditerranée, Petra, invisible parmi les massifs montagneux, bénéficie d’une situation naturelle facile à défendre, aussi lorsque les successeurs d’Alexandre le Grand attaquent la capitale, les Nabatéens sauront résister.

    C'est ici que démarre le sik, une gorge étroite de plus d'1 kilomètre de long, délimitée de part et d'autre par d'abruptes falaises qui s'élèvent à plus de 80 mètres. Le siq offre à lui seul une expérience unique au voyageur. Des couleurs étonnantes se succèdent sur ses formations rocheuses. Et lorsque le promeneur atteint l'extrémité du défilé, il découvre Al-Khazneh (« le Trésor »). 

    L'eau est présente dans le défilé, la neige fondue certainement.

    Et voilà, ce fameux trésor.

    Souvent décrite comme la huitième merveille du monde, Pétra est sans conteste le plus précieux fleuron de la Jordanie et son site touristique le plus fréquenté. Vaste cité taillée dans la pierre par les Nabatéens

    Ce Trésor n'est que l'un des nombreux joyaux qui composent le site de Pétra. Quatre à cinq jours sont nécessaires pour explorer entièrement cette fabuleuse cité. La beauté naturelle de ce site et son architecture étonnante frappent tous ceux qui pénètrent dans la vallée de Pétra. La cité regroupe des centaines de tombeaux savamment creusés dans la roche, aux motifs compliqués. Contrairement aux habitations, dont la plupart ont été détruites par des séismes, les tombeaux ont été construits pour traverser les âges. Il en reste près de 500, tous vides, mais néanmoins envoûtants de par l'atmosphère mystérieuse qui se dégage de leurs ouvertures sombres. 

    Le soleil pénètre lentement dans le défilé et éclaire la merveilleuse façade.

    Pétra 1: Le matin

    Après le trésor, le défilé s’élargit et la « Rue des Façades » longe d’autres tombeaux plus anciens dont le « Tombeau aux 17 tombes », puis le chemin débouche sur le théâtre romain. 

    Contrairement à la tradition, le théâtre n’est pas construit à partir de blocs de pierre, mais creusé dans la roche par les nabatéens (et non les romains). En face se succèdent une série de tombeaux royaux aux dimensions spectaculaires.

    petra schnoebelen

    Le Cardo ou rue à colonnades et l’arc monumental. Après les falaises, la ville basse est une partie très en ruine de Pétra car, construite en pierre, elle a subi les tremblements de terre de 550 après J.C.

    Comme dans toutes les villes romaines on y trouve une grande et large voie pavée (Cardo Maximus), appelée ici la « Rue à Colonnades », des thermes et un temple. Ce « Temple Sud », Nabatéen, se caractérise par les restes d’un escalier monumental. La rue à colonnades se termine par l’ « Arc Monumental », une grande porte en pierre, décorée et postérieure au Cardo (II° siècle).

    Le site est immense et les pieds vont souffrir. La journée finira par la visite des églises à gauche, sur la butte et des tombeaux que l'on voit ici en face.

    Le Qasr el-Bint, en face, appelé aussi « le château de la fille du Pharaon », et qui date de la fin du I° siècle, était en fait un temple d’aspect Gréco-romain consacré à Dushara, le dieu principal de Petra. Seul à ne pas avoir été sculpté dans le roc, c’était le bâtiment religieux le plus important de Petra.

    L'autre côté des tombeaux étant à l'ombre, il est préférable de grimper au monastère. Le chemin démarre ici, 800 marches vous attendent...

    On vous proposera 10 fois de vous monter au monastère sur le dos d'un âne.

     

     


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  • Sur l’unique chemin qui mène au Deir alternent sentiers étroits et séries de marches (mais il est possible de louer les services d’un âne ou d’un mulet). Il s’agit de l’ancienne voie de procession qui présente de superbes points de vue sur des paysages grandioses et sur la ville basse. Tout le long du chemin on bénéficie d’une vue privilégiée sur les failles et les parois.

     

    Après 45 minutes le chemin débouche enfin sur une vaste esplanade au fond de laquelle apparaît le monumental temple du Deir. Sa façade, sculptée majestueusement dans le grès jaune d’une épaule rocheuse, est colossale (47 m de large sur 45 m de haut) et son style rappelle le Khazneh (le Trésor), sauf que le Deir n’est pas un tombeau mais un lieu de culte. D’ailleurs son nom : « Deir », signifie Monastère ou Couvent. En effet des moines de l’époque chrétienne étaient installés ici et certains y habitaient encore au XIII° siècle.

    Le Deir reprend le style et la composition du Khazneh :
     - au chapitre inférieur, 8 colonnes à chapiteaux (6 pour le Khazneh), de style ionique, encadrent la porte centrale.
     - à l’étage supérieur, comme au Khazneh, un Tholos (édifice circulaire, à destination funéraire ou religieuse) est coiffé d’une urne monumentale de 9 mètres de haut et est entouré de deux pavillons latéraux à demi fronton.

    monastère petra jordanie schnoebelen

    Plusieurs "points de vue" avec gargote proposant le thé.

    Bon, je vais me mettre sur la scène, histoire de donner une idée des proportions...

    Et c'est déjà l'heure de redescendre.

    Le spectacle sur les sommets enneigés au travers de ces crevasses escarpées est magnifique.

    A nouveau la ville basse.


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  • Direction les tombeaux royaux. Le vocable de tombeaux royaux regroupe plusieurs tombeaux troglodytiques et monumentaux, taillés dans le djebel al-Khubtha. Parmi ceux-ci, on retiendra le tombeau à l'Urne, dont la salle principale de 300 m2 fut transformée en église à l'époque byzantine ; le tombeau corinthien malheureusement très endommagé par les outrages du temps ; le tombeau à étages, aux dimension démesurées ; le tombeau de Sextius Florentinus, gouverneur romain, plus récent. Le veinage du grès, aux multiples teintes, donne aux façades sculptées une grande majesté et offre aux salles intérieures un décor élégant.

    A la hauteur du nymphée, mais sur le côté droit du ouadi, une église a été fouillée recemment révélant la présence d'un magnifique pavement de mosaïques à motifs animés dans chacune des ailes latérales,avec notamment des personnifications des saisons, de l'océan, de la terre et de la sagesse. Cette église est datée de la fin du vème siècle et pour sa construction il fut largement fait appel à du matériel de remploi, comme pour la plupart des bâtiments de l'époque Byzantine.

    Le dernier de ces grands tombeaux est situé immédiatement sur la gauche du tombeau Corinthien et doit appartenir à la seconde moitié du 1er siècle. Il s'agit de la palace tomb (tombe palais), ainsi nommée en raison de sa façade qui est la plus vaste de Pétra et rappele celle d'un palais baroque. Ce monument est également connu sous le nom de Tombeau à étages car il supporte trois registres superposés, le dernier partiellement construit. Le niveau inférieur comprend quatre portes encadrées par des pilastres de type Nabatéen supportant des frontons triangulaires ou arqués, et l'on a fréquemment rapproché ce décor de celui des murs de scène de théâtre mais aussi des façades de certains palais orientaux d'époque hellénistique. Les niveaux supérieurs, qui ne présentent aucune symétrie avec le rez de chaussée et sont d'ailleurs séparés de celui-ci par un bandeau et une corniche, sont ornés de dix-huit quarts de colonnes pour le premier registre et de pilastres pour celui du dessus. Les quatres portes de rez de chaussée donnent chacune accès à une salle funéraire, trois de celle-ci communiquant entre elles. Il est possible qu'au moins une de ces salles, notamment la deuxième en partant de la droite, ait été utilisée comme triclinium pour des banquets funéraires.

    A une courte distance du tombeau à urne, se trouve le second tombeau monumental dit tombeau corinthien. Sa façade exposée au vent et au sable a malheureusement souffert de l'érosion, si bien que par endroits, tout relief semble avoir été effacé. En dépit de ces dégradations, pour le visiteur qui arrive du siq, la ressemblance de ce tombeau avec la Khazneh est évidente mais on remarque aussi que sa composition est beaucoup plus lourde et que les deux registres ne semblent pas être en harmonie. L'étage supérieur, avec sa cour à portiques entourant une tholos, est directement inspirée par la Khazneh mais il en diffère par son aspect uniquement architectural, dépourvue de toute figure animée. Le niveau inférieur, qui ressemble à celui de la tombe du triclinium, à l'entrée de Pétra, est monté sur un podium et orné de huit colonnes engagées, coiffées de chapiteaux à enroulements végétaux.

    Sur la paroi rocheuse au nord-est du théâtre est visible une série de splendides tombes royales, construites entre le Ier et le IIè siècle ap J-C. La tombe à l'urne, réalisée probablement pour le roi Malichos II, autour de l'an 70 frappe par sa hauteur et sa profondeur. La façade est constituée d'un pronao formé de quatre colonnes adossées, surmontées d'un entablement, un attique, à présent très érodé, un deuxième entablement et un fronton triangulaire terminé par une frise qui a, justement, la forme d'une urne. La tombe est précédée d'une place flanquée d'une colonnade soutenue et praticable grâce à une rampe sur arcades réalisée en maçonnerie et partiellement restaurée.

    L'entrée du défilé qui maintenant est dans l'ombre.

    Il est 16 heures, le soleil décline et les falaises se teintent de rose. Le vent s'est levé dans le sik, les pieds sont douloureux mais les yeux sont remplis d'images inoubliables. Il reste 2 km jusqu'à l'entrée; envie d'une carriole ou de profiter du défilé ? Allez profitons de ces dernières minutes...

    Une bière après cette longue marche ? Mais non ! Vous n'en trouverez pas une seule dans toute la ville. Chaque pays a la sienne, la Efes,Tsingtao, Cristal, Asahi, Peroni, Ursusla, Ozujsko, Estrella....mais pas la Jordanie...


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  • Venant de Wadi Rum par la highway M45 et juste avant Amman, direction le désert de l'est. Un autre désert, bien différent du précédent. Seuls quelques camions circulent sur cette route qui mène en Iraq.

    Construit au début du VIIIe siècle près du Wadi Butm - cours d'eau saisonnier -  cet établissement du désert était à la fois une forteresse avec une garnison et une résidence/château de plaisance des califes omeyyades. Le petit château de plaisance exceptionnellement bien préservé comporte une salle d'audience et un hammam (complexe balnéaire doté d'un vestiaire, de salles de bain tiède et de bain chaud), le tout richement décoré de peintures murales figuratives qui reflètent l'art profane de l'époque.

    Et de 5 !

    Le puits devant la forteresse, dont le mécanisme actionné par un dromadaire amenait l'eau aux bains.

    L'ensemble des fresques du complexe balnéaire et de la salle d'audience sont uniques pour l'architecture islamique de l'époque omeyyade. Les peintures murales qui montrent les influences de thèmes païens classiques, des portraits et des scènes de chasse de style byzantin, des descriptions d'animaux et d'oiseaux, sont accompagnées d'inscriptions en grec et en arabe. La représentation du zodiaque sous la voûte du caldarium (salle du bain chaud) est l'une des plus anciennes représentations connues d'une carte du ciel subsistant sur un dôme.

    L'établissement du désert dont fait partie ce château de plaisance est l'un de ceux qui ont été créés dans la zone semi-aride à l'est d'Amman pour favoriser l'interaction avec la région tribale du Wadi Butm. Qusair Amra est à proprement parler un exemple éminent d'un type particulier d'ensemble architectural qui illustre précisément la stratégie administrative du premier califat islamique.


    La grande scène du côté sud-est de la salle d'audience présente une figure féminine rappelant l'Aphrodite grecque devant un bassin rectangulaire. Des femmes l'observent depuis un balcon, cachées derrière une clôture ajourée. Les attitudes des danseuses, presque tournoyantes, évoquent les figures de bacchantes antiques.

     

    Dans la salle chaude, des figures féminines nues sont accompagnées d'enfants. Le style adopté pour les représentations figurées doit beaucoup à d'autres foyers artistiques du monde méditerranéen. Les opulentes femmes nues aux corps cernés de brun évoquent l'art copte. Leurs coiffures élaborées rappellent les représentations palmyréennes. Les petits visages ronds aux grands yeux rappellent l'art parthe, sassanide mais aussi copte.

    Dans la troisième pièce, les ornements de la coupole, couverte d'un ciel astrologique, avec des signes du zodiaque de la mythologie gréco-romaine, probablement copiés d'après un globe antique. Première représentation du ciel dans l'art islamique, ce décor reflète le goût des scientifiques musulmans pour ce sujet, qui fut l'un de leurs principaux champs de recherche et déboucha sur la création d'observatoires, de manuscrits astronomiques, d'astrolabes... On peut rapprocher ce décor d'illustrations provenant du Traité des étoiles fixes (1009). Les constellations y sont personnifiées, comme sur les modèles antiques.

    Dans l'abside de la salle d'audience, une figure allongée sous un drap est observée par un angelot et une figure d'Eros.

    Une autre scène présente des lutteurs à l'allure antique. A leur gauche, un combat entre un lion et une gazelle évoque celui de Khirbat al-Mafjar (Jéricho). Ce thème issu du monde oriental ancien est souvent symbole de puissance lié au pouvoir.

    Le monument est vulnérable à l'érosion due aux tempêtes de sable du désert et au débordement du cours d'eau saisonnier le long duquel il se trouve. Un projet d'exploitation forestière à l'est et au nord du bien est destiné à réduire l'impact du désert aride et un projet de lutte contre les inondations a entraîné la construction d'une digue de dérivation à l'ouest. Un énorme réservoir moderne a été construit pour récupérer l'eau des inondations et  l'utiliser pour irriguer la zone forestière. Ces mesures ont été couronnées de succès.

    L'entourage du monument, qui constituait jadis un paisible refuge de gazelles et autres animaux sauvages qui venaient s'abreuver autour des mares saisonnières creusées dans le lit du wadi à l'ombre des bosquets de butm (térébinthe) qui ont donné son nom au cours d'eau, est maintenant exposé au bruit et à la pollution de la grande route construite à environ 150 mètres à l'est.

    A 2 minutes de là, se trouve le qusar Kharana.

     


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  • Um er-Rasas « mère du plomb »), aussi appelé Kastrom Mefa’a est un site archéologique en Jordanie qui contient des ruines des civilisations romaines, byzantines et proto-musulmanes.

    La majorité du site n'a pas été fouillé, mais jusqu'ici, on a trouvé un camp militaire et plusieurs églises.

    Aux portes du désert : c’est ici que les Nabatéens choisirent de s’implanter, défiant la rigueur des étés torrides qui embrasent la région. Par la suite, les Romains y établirent une garnison. À la fin du IVe siècle, le site a été occupé par une unité de cavalerie des légions romaines. Ces troupes ont été stationnées dans ce camp après une réorganisation par Dioclétien de la défenses des frontières consécutive à la guerre contre la reine Zénobie de Palmyre gagnée par Aurélien en 272.

    Puis, la petite cité devint sous domination byzantine un florissant poste frontière, situé sur la route des caravanes. Les nombreuses églises – pas moins d’une quinzaine – dont on peut encore aujourd’hui admirer les vestiges, témoignent de l’antique splendeur de la cité, laquelle dépendait de l’évêché de Madaba.

    Pour son mélange unique de civilisations, l'Um er-Rasas a été inscrit depuis 2004 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

    Cet important complexe ecclésiastique s’explique par le fait qu’existait jadis un pèlerinage dont l’objet était d’obtenir la bénédiction de l’ermite stylite dont la tour se trouve encore en parfait état de conservation un kilomètre au nord de la ville.

    Suite aux invasions arabes, Umm al-Rassas entra dans le giron du califat omeyyade, en même temps que toutes les autres cités de l’Empire Byzantin, après la cinglante défaite que ce dernier essuya dans la vallée du Yarmuk.

    Le site peut être présenté en trois ensembles. Le premier est circonscrit entre les murailles du castrum romain. De plan carré, flanquée de saillants barlongs, cette structure fortifiée a bien pu être réemployée en l’état au cours du Moyen-Age. L’intérieur de l’enceinte est densément bâti mais peu lisible.

    Le second ensemble, accolé au castrum , correspond à l’ensemble culturel qui s’était développé entre le VIème et le VIIIème siècle de notre ère.

     

    On y trouve notamment les vestiges de l'église Saint Étienne, dont l’étonnante mosaïque – représentant entre autres les principales villes de Palestine à l’époque byzantine – est abritée un peu à l’écart dans une salle spéciale.

     

    Descriptif des fouilles.

    Après cette visite, direction Wadi Musa en empruntant la King's Highway, très impressionnante au départ.

     

    Petite pause à Kerark ou Al Karak.


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  •  

    Après Kerak, On va quitter la Kings Highway pour rejoindre la Highway 15.

    Sortie de la Highway, direction Pétra. Neige et désert se mêlent.

    Arrêt juste avant d'entrer dans Wadi Musa, une famille pose devant les bonhommes de neige.

    Quelques mètres plus loin, même scène de joie.

    Wadi Musa a un pied dans la neige et l'autre au soleil.

    La vue sur Wadi Musa depuis l'hôtel est magnifique. Demain, le grand jour, la visite tant attendue...


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  • Après Pétra, direction le sud, en suivant la King Highway.

     Deux jours plus tôt, la route était bloquée par la neige.

     Arrivée au campement en plein désert, inaccessible en auto de tourisme.

     Confortable quand même; eau (froide) et électricité avec le groupe électro à certaines heures.

    Le camp est vide, pas un seul touriste !

     C'est parti pour plusieurs heures dans le désert, jusqu'au coucher du soleil en fait.

    La Zone protégée du Wadi Rum est reconnue mondialement comme un paysage de désert emblématique, célèbre pour ses séries spectaculaires de montagnes de grès et de vallées, d'arches naturelles et de gorges étroites, de falaises surplombant le tout, d'éboulis massifs et de cavernes spectaculaires façonnées par le climat.

    Premier arrêt. 

    La présence de dessins, d'inscriptions gravées et de vestiges archéologiques témoigne de 120 siècles d'occupation humaine. Plus de 25 000 pétroglyphes et de 20 000 inscriptions permettent de retracer les débuts de l'écriture alphabétique et l'évolution de la pensée de l'homme, de ses activités pastorales, agricoles et urbaines dans la région.

    Sur le plan géologique, le Wadi Rum est une vallée (un wadi ou oued) creusée par l'érosion d'un cours d'eau endoréique dans les rochers de grès et de granit du sud-ouest de la Jordanie.

    La vallée a été le lieu de tournage de nombreux films ; pour des scènes de désert ou pour les paysages martiens de films de science-fiction.

    • Laurence d'Arabie, 1962
    • Planète rouge, 2000
    • Passion in the Desert, 1998
    • Transformers 2, pour figurer l'Égypte
    • Prometheus, figurant la planète des Aliens
    • The Last Days on Mars, 2013
    • Seul sur Mars, 2015 pour figurer la surface de Mars

    Deuxième arrêt, grimpette sur une dune rose.

    Parmi les éléments clés des valeurs esthétiques du bien figurent la diversité et l'ampleur des formes de relief, ainsi que la mosaïque de couleurs, les perspectives sur des canyons étroits et de très larges oueds et l'échelle des falaises dans le bien.

    La maison de Lawrence d’Arabie. Cette bâtisse en ruine accueillit le célèbre aventurier en 1917. Il n’en reste qu’un pan de mur. Pour autant, le site offre un joli point de vue sur les montagnes des environs.
    Ce nom est celui d’un héros pour beaucoup d’Anglais. Envoyé par les Britanniques pour aider les Arabes à se révolter contre les Ottomans pendant la Première Guerre mondiale, cet officier fit des étincelles. Il accompagna l’armée de l’émir Fayçal, apprit à monter le dromadaire, s’habilla en tenue traditionnelle…

    Arrêt "escalade" sur l'arche Um Fruth, petite arche de 20 mètres de hauteur.

    Nouvel arrêt : passage d'un petit canyon étroit.

    Arrêt "dromadaire" et "plante savon".

    Arrêt "champignon".

    Arrêt 'traces" en attendant la bonne heure.

    Arrêt "boutique".

    Dernier arrêt.

    17 heures 20, c'est l'heure du coucher de soleil...

     

     

    18 heures, le dîner avant l’extinction des feux...

    Petit dèj, après une froide nuit malgré les 5 couvertures et le bonnet et tout et tout...

     Et maintenant retour vers le nord, Amman, par la longue Highway. Juste un petit crochet vers Qusair Amra.

     


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