• 6 jours à Berlin

     

     

    Après un petit vol d'une heure 15, arrivée à Berlin. Notre hôtel se trouve sur le ku'dhamm. Le Kurfürstendamm est le boulevard commerçant le plus populaire de Berlin et le cœur du centre de la partie ouest de la ville. C’est l’endroit idéal pour une petite virée shopping. Ce boulevard de 3,5 kilomètres de long s’étend de la Breitscheidplatz et l’Église du Souvenir de Berlin  à la Rathenauplatz, où commencent à apparaître les villas de Grunewald. Berlin-Grunewald est le nom d'un quartier de l'ouest de Berlin, situé au sein de l'arrondissement de Charlottenbourg-Wilmersdorf. Il a été intégré à Berlin lors de la réforme territoriale du Grand Berlin le 1er octobre 1920. Jusqu'en 2001 et la formation de l'actuel arrondissement, il faisait partie du district de Wilmersdorf. Grunewald compte parmi les quartiers les plus riches de la capitale allemande..

    Le Kaufhaus des Westens ou KaDeWe est le plus vaste commerce de ce type en Europe. Il se situe à proximité du Tiergarten et du Kurfürstendamm dans le quartier de Schöneberg à Berlin. Il présente 60 000 mètres carrés au sol et s'étend sur sept étages.

    Le KaDeWe fut fondé en 1905 par Adolf Jandorf. Sa construction, dirigée par l'architecte Emil Schaudt (de), s'acheva en avril 1907 et fut immédiatement suivie par l'ouverture du magasin au public.  En novembre 1943, la chute d'un bombardier américain abattu par la Flak (DCA allemande) détruisit le magasin. Il rouvrit en 1950 après une reconstruction partielle qui ne sera complétée qu'en 1956.

    Le magasin a été pendant la guerre froide et la partition de la ville, le symbole du monde capitaliste et celui de la résistance de Berlin-Ouest face au régime communiste de la RDA. Les 6e et 7e étages furent ajoutés au début des années 1990 et sont entièrement composés de rayons alimentaires et de restaurants. 


    Les stehcafé donnent un air de petite ville de province à la grande capitale capitale (9 fois plus grande que Paris)

    La sculpture Berlin est une œuvre des époux Martin et Brigitte Matschinsky-Denninghoff. La sculpture se présente telle une porte monumentale au milieu du boulevard de Tauentzien. Elle est composée de plusieurs tubes en chrome formant les contours de Berlin-Ouest et Berlin-Est. Les tubes tentent de se rejoindre sans jamais se toucher.

     

    Orientée sur une perspective est-ouest, l'Eglise du Souvenir de l'Emepereur Guillaume (Kaiser-Wilhelm-Gedächtniskirche) constitue l'arrière-plan de la sculpture, faisant d'elle l'une des prises de vue les plus populaires de Berlin.

    L’église du Souvenir de l'Empereur Guillaume (en allemand : Kaiser-Wilhelm-Gedächtniskirche), est située au centre de la Breitscheidplatz à l'entrée du Kurfürstendamm. Cette église évangélique construite entre 1891 et 1895 selon un projet de Franz Schwechten rendant hommage au premier empereur allemand, Guillaume Ier , ainsi qu'à la victoire de Sedan sur l'armée française en 1870. Le clocher a été conservé dans son état consécutif au bombardement de Berlin pendant la Seconde Guerre mondiale et complété de 1959 à 1961 par un nouveau bâtiment dessiné par Egon Eiermann, en mémorial des destructions dues au conflit. Les vitraux du nouveau bâtiment furent réalisés par Gabriel Loire, maître-verrier établi à Chartres. L'église comporte une croix constituée de clous provenant de l'ancienne cathédrale de Coventry détruite par des bombes nazies en Angleterre. Elle a été consacrée le 25 mai 1962, soit le même jour que la nouvelle cathédrale de Coventry, qui comme la Gedächtniskirche, a été construite à côté des ruines de l’ancien bâtiment, gardées comme rappel des horreurs de la guerre.  

    Fin de cette 1ère journée.

    Le 2d jour démarre à Charlottenburg. Un billet avec un horaire fixe permet de démarrer cette visite sans faire de queue.

    La pièce la plus surprenante : la collection de porcelaine. Sophie-Charlotte de Hanovre, reine de Prusse (1668-1705) créa en 1703 au château de Charlottenburg son fameux cabinet de porcelaine , réputé le plus grand d’Europe.  Une collection unique  de porcelaines asiatiques,  chinoises de l’époque Kang-Hsi ( 1622-1722) et de trésors japonais qui est accrochée aux murs ou posées sur les corniches.

    La journée continue avec le parc ; une petite partie est soignée, fleurie et une autre sauvage avec une belle herbe.

    On saute dans le tram et direction l'East Side Gallery. Avec ses 1316 mètres de long, la galerie d’art à ciel ouvert sur les rives de la Spree à Friedrichshain est la plus longue section continue du Mur de Berlin encore debout. Immédiatement après sa chute, 118 artistes de 21 pays commencèrent à peindre l’East Side Gallery, qui ouvrit officiellement comme galerie d’art à ciel ouvert le 28 septembre 1990. À peine un an plus tard, il obtient le statut de mémorial protégé. Il y a bien sûr quelques graphes célèbres mais il y en a d'autres avec des messages complètement déplacés (Cuba, Jamaïque, drogue...) et l'ensemble est un peu décevant.

     Lundi matin, tous les musées sont fermés, nous visiterons donc les sites de plein air. Une pluie fine nous accompagne jusqu'à midi (il pleut quand même parfois MS). Le Reichstag étant fermé nous continuerons notre chemin.

    La porte de Brandebourg qui se situe à l'entrée de l'ancien Berlin, est un symbole de la ville, mais fut pendant presque trois décennies le symbole de la division de la ville : le monument faisait partie intégrante du mur de Berlin. Elle fut érigée par Carl Gotthard Langhans (1732-1808) pour le roi de Prusse Frédéric-Guillaume II (1744-1797). Elle fut construite de 1788 à 1791 dans le style néoclassique, en s'inspirant du Propylée de l'Acropole d'Athènes.

    En 1945, lors de la division de la ville, la porte de Brandebourg se situait dans la Zone est. Avec la construction du mur de Berlin, le 13 août 1961, celle-ci se retrouva au milieu d'un no man's land gardé par les soldats de la RDA (république démocratique allemande) et ne pouvait donc plus être traversée ni depuis l'est, ni depuis l'ouest. Alors que la vue sur l'édifice à partir de l'avenue Unter den Linden (secteur Est) n'était entravée par aucun dispositif de sécurité (sauf des barrières), la vue à partir du secteur Ouest (Straße des 17. Juni) était gâchée par un mur de béton de près de 3 mètres de hauteur, qui cachait la base du monument aux Berlinois de l'ouest. Lors de leurs venues en visite officielle à Berlin-Ouest, les dirigeants occidentaux (tel que le président Kennedy en juin 1963) avaient pris l'habitude de prononcer des discours devant la porte. Les autorités de la RDA faisaient alors installer des tentures (souvent des drapeaux de l'État est-allemand, ou des étoffes rouges) entre les piliers du monument, afin d'en obstruer la vue aux habitants de Berlin-Est éventuellement trop curieux, et de marquer pour les photographes occidentaux leur contrôle de la zone.

    Juste à côté : Le Mémorial aux Juifs assassinés d'Europe a été conçu avec un budget d'environ 26 millions d'euros par l'architecte américain Peter Eisenman et la société d'études techniques et d'architecture Buro Happold comme un « champ » de 19 073 m², couvert de 2 711 stèles  de béton disposées en maillage. Édifiées sur les terrains en jachère libérés dans les anciens « Jardins des Ministres » — au sud de la Porte de Brandebourg — par les démolitions des installations frontalières est-allemandes en 1989-1990, les stèles font 2,68 m de long, 0,95m de large, et de 0 m à 4,7 m de haut. Elles sont censées produire une atmosphère de malaise et de confusion, représentant un système supposé ordonné qui a perdu le contact avec la raison humaine.

    Le Sony-Center situé sur la Potsdamer Platz fait partie des nouveaux quartiers de construction les plus impressionnants de Berlin. Il est l'œuvre de l'architecte germano-américain Helmut Jahn et sa construction a duré de 1996 à 2000. Le bâtiment est éclairé par l'artiste plasticien Yann Kersalé (l'illumination ne fonctionne qu'en fin d'après-midi).

    La construction du Sony Center représente un investissement de 750 millions d'euros.

    Le Sony Center présente une architecture transparente en acier et en verre se composant de huit éléments.

    Les bâtiments se regroupent autour d'un grand forum ovale (Sony Plaza) avec des cafés, des restaurants, des boutiques et des cinémas. L'ensemble est couvert par un seul toit vitré en bâtière. Il s'agit d'une construction inclinée en fil et barres d'acier qui semble flotter sur la place. Le toit est une réalisation d'ingénierie de première qualité et s'intègre étonnamment bien dans le paysage des toits du Kulturforum voisin avec les édifices de la Bibliothèque Nationale (Staatsbibliothek) et de la Philharmonie. 


     

    Les feux des piétons offrent une diversité de présentations et de messages...

    Nous terminons par la tour TV ; comme il n'y a pas de queue, on y monte.

    La place historique de Berlin, surnommée « Alex » par les Allemands a pour origine un marché à bestiaux qui se tenait devant la Georgentor, à la fin du XVe siècle. Au fil des années, elle a subi beaucoup de transformations et de nouveaux monuments sont apparus. 

    L'horloge mondiale Urania, se nomme Weltzeituhr en allemand. Inventée par Erich John, elle fût inaugurée le 2 octobre 1969, lors du réaménagement de l'Alexanderplatz. Pour réaliser son projet d'horloge, Erich John a mis neuf mois, de l'esquisse jusqu'à l'achèvement. Pour cela, il coordonnait le travail de 120 camarades de la faculté des arts et de l'usine d'optique de Rathenow. L'horloge a été construite avec la boite de vitesse d'une voiture Trabant et le roulement à bille de l'entreprise Rothe Erde de Dortmund.

    Cette horloge pèse 16 tonnes et mesure 10 mètres de haut. Au-dessus d'une mosaïque de pierre en forme de rose des vents, un pilier de 2,70 mètres de haut sur 1,50 de large soutient un large cylindre à vingt-quatre faces. Sur chacun des 24 côtés de l'horloge est gravé un chiffre qui correspond à un fuseau horaire. Ils indiquent l'heure qu'il est dans 148 villes du monde. Ainsi à un certain moment de la journée, le chiffre 5 indique qu'il est 5 h du matin à Vancouver, Dawson, San Francisco et Los Angeles. Dans le premier cylindre tourne en effet un autre cylindre qui donne l'heure pour chaque fuseau. Au sommet de l'horloge, une représentation du système solaire avec les planètes et leurs trajectoires tourne une fois par minute sur elle-même.

    En 1997, l'horloge fut rénovée, car certaines villes se trouvaient dans le mauvais fuseau horaire : on ajouta ainsi vingt nouvelles villes. L'horloge est aussi illuminée la nuit, permettant aux joyeux fêtards de se renseigner sur l'heure et aux nostalgiques rentrant chez eux de penser à leurs amis ou à la famille de l'autre bout du monde.

    Dans les années 1960, le gouvernement de la RDA organisa la construction de la Tour de télévision sur son site actuel, avec dans l’optique de démontrer la force et l’efficacité du système socialiste. Le projet initial d’une tour élancée vers le ciel fut imaginé par l’architecte est-allemand Hermann Henselmann. La sphère de la Tour de télévision était censée rappeler les satellites soviétiques Spoutnik et devait s’éclairer en rouge, la couleur du socialisme. Une seule méthode de construction fut envisagée : la technique du coffrage grimpant. La structure interne métallique y est montée plus rapidement que la couverture externe en béton, laquelle est construite tout autour.
    Monter la sphère à une hauteur de 200 m fut un vrai casse-tête pour les ingénieurs. Ils commencèrent par préfabriquer au sol la structure métallique porteuse de la sphère. Les tronçons furent ensuite soulevés à l’aide de grues, puis attachés sur la plateforme circulaire qui forme la dernière section de la couverture en béton.

    La Fernsehturm se dresse au centre de Berlin. Il s'agit de l'édifice le plus haut d'Allemagne et le quatrième plus haut d'Europe. En 1969, l'année de sa construction, elle fut le deuxième émetteur de télévision le plus élevé au monde.

    L'observatoire se trouve à la base de la sphère et le restaurant tournant juste au-dessus. Les deux ascenseurs peuvent transporter douze personnes chacun pour une ascension qui dure 40 secondes jusqu'au point de vue à 203 mètres, où se situe également le bar le plus haut de Berlin. Au travers de 60 fenêtres, on peut y profiter d'une vue panoramique sur l'ensemble de Berlin et de sa région. Le restaurant panoramique tournant se trouve quelque 21 marches plus haut, à 207 mètres de hauteur. Le restaurant effectue une rotation de 360° en une heure. Pour des raisons de sécurité et de protection contre les incendies, la cuisine principale est située au pied de la tour. Les plats sont transportés par un ascenseur jusqu'au restaurant où ils sont ensuite préparés dans une petite cuisine satellite.

    L’ours est apparu sur le sceau de la ville dès la fin du XIIIe siècle. Il se tenait alors à côté d’un aigle, symbole des comtes de la région puis, plus tard, de l’empire prusse. L’ours symbolisait donc la population berlinoise, qui était soumise au pouvoir royal. C’est ainsi que l’ours sera pendant longtemps systématiquement relié à l’aigle. Il faudra attendre 1920 et la fusion de Berlin avec de nombreuses communes voisines (qui formeront le Grand Berlin – Gross Berlin) pour que l’ours se débarrasse de l’aigle et devienne l’unique symbole de Berlin.

    A noter aussi que, avec la déclaration de la République allemande en 1918, la suppression de l’aigle du symbole de Berlin, capitale de l’Allemagne, prend encore plus sens. L’animal est aussi à l’origine du projet artistique berlinois United Buddy Bears. Tout commence en 2001 lorsque plusieurs sculptures colorées d’ours de 2 mètres de haut ont été dispersées dans Berlin. Le succès fut tel que le projet devint international. Des artistes issus des 140 pays des Nations Unis viennent à Berlin, en 2002, dans un local spécialement conçu, pour concevoir l’ours représentant leur pays. L’exposition, nommée United Buddy Bears, sera tour à tour présentée à Berlin puis à l’étranger, dans une trentaine de pays. Avec ses bras levés, l’animal symbolise la tolérance et l’ouverture. D’autres œuvres ont depuis vu le jour. A Berlin, vous pouvez retrouver ces ours colorés un peu partout, devant les restaurants, dans la rue, à l’entrée des magasins, surtout dans le quartier autour de Zoologischer Garten.

    Mardi, direction Potsdam pour la visite du magnifique palais "Sanssouci".

    Le palais de Sanssouci ou Sans-Souci est l'ancien palais d'été du roi de Prusse Frédéric II (dit Frédéric le Grand). Il est situé à Potsdam, dans le Land du Brandebourg, à vingt-six kilomètres au sud-ouest de Berlin. Il fut bâti entre 1745 et 1747 par l'architecte Georg Wenzeslaus von Knobelsdorff dans un style issu du rococo, que l'on nomme rococo frédéricien. Il est également renommé pour ses fabriques, ses jardins et les autres extravagances du parc de Sanssouci, attenant à l'édifice.
    Réalisé par Georg Wenzeslaus von Knobelsdorff entre 1745 et 1747, Sanssouci répondait au besoin qu'avait Frédéric II d'une résidence privée où se détendre, loin des solennités de la cour berlinoise. Le « palais », pour cette raison, s'apparente en réalité davantage à une grosse villa, et son véritable équivalent en France est le château de Marly. Le roi y réunissait ses proches — il y reçut Voltaire — et la conversation se faisait uniquement en français, pour des repas en petit comité, des tabagies, ou des concerts quotidiens privés où le roi se mettait souvent à la flûte. Le bâtiment de dix pièces s'étend sur un seul niveau, au sommet d'une colline en terrasses et au centre du parc.

    Une énigme célèbre que le roi envoya à Voltaire : (je vous laisse chercher...)

    P / venez    à 6 / 100

     

    Frédéric le Grand (Frédéric II) appréciait l'atmosphère intime de ce pavillon chinois, qui lui fournissait une évasion exotique. Le luxe de la maison chinoise du thé dans le Rehgarten du parc Sanssouci illustre la mode qui a influencé de nombreuses constructions royales en Europe au XVIIIe siècle.

    Le spectaculaire escalier qui mène au bassin.

    La magnifique Bildergalerie. La galerie fut construite entre 1755 et 1763. Dans la grande salle, au pompeux décor rococo, on admire principalement des oeuvres des écoles italienne (Le Tintoret, Le Caravage, Bassano), française (Simon Vouet, Van Loo) et flamande (Terbrugghen, Van Dyck, Rubens), toutes achetées par Frédéric II.

    Mercredi, direction l'Ile aux Musées ; avec un billet au Pergamon. Le Musée de Pergame est le musée qui attire le plus de visiteurs à Berlin. Avec la porte d'Ishtar aux reflets turquoise et l'impressionnante porte du marché de Milet datant de l'antiquité, l'imposant bâtiment de l'Île aux Musées est bluffant. Parcourez la voie processionnelle de Babylone comme on le faisait il y a plus de 2 600 ans. Derrière la porte d'Ishtar, c'est l'univers de l'antiquité qui s'ouvre à vous. Vous vous poserez forcément la question : comment les peuples de l'antiquité faisaient-ils pour construire des édifices d'une telle dimension et ornés d'une décoration aussi riche ? À l'étage supérieur, vous pourrez admirer des chefs-d'œuvre architecturaux du Proche-Orient et de l'antiquité classique ainsi que de magnifiques œuvres de la culture islamique.

     Jeudi matin, un petit tour au musée de la DDR. Et on commence par prendre le volant d'une Trabant ... avant de finir dans le mur...

    Rien ne destinait la «Trabi» à un destin historique. Rien, sinon la décision prise le 2 mai 1989 par la Hongrie d’ouvrir sa frontière avec l’Autriche. Des milliers d’Allemands de l’Est s’engouffrèrent dans cette brèche pour découvrir l’Occident et sa promesse d’abondance.

    Les télés qui filmèrent cet exode révélèrent l’existence de l’insolite petite voiture dans laquelle ils étaient entassés. Et la Trabant passa à la postérité.

    Sous ses couleurs pimpantes – orange, bleu ciel, vert pomme –, ce modèle symbolisait en réalité la faillite d’une économie étatisée et privée de toute concurrence.

    Depuis 1945, les deux Europe vivaient dos à dos. A l’ouest, la société de consommation, à l’est, la pénurie organisée par le système communiste dans tous les domaines, dont l’automobile. Les rares modèles étaient laids et peu performants. Ainsi, la Trabant P601, construite depuis 1964 à Zwickau (Allemagne de l’Est), était équipée du moteur de la DKW d’avant-guerre.

    Cet anachronique bicylindre deux temps, qui crachait une épaisse fumée bleue, ne délivrait que 26 chevaux ! Il est vrai que la voiture était habillée d’une très légère carrosserie en Duroplast, des fibres de coton enduites d’une sorte de Bakélite, pour pallier le manque d’acier…

    En dépit de sa modestie, la Trabant (et sa cousine, la Wartburg, équipée d’un moteur similaire) était pourtant un symbole de réussite réservé aux plus méritants, et aux plus patients. Entre la commande et la livraison, dix ans pouvaient s’écouler ! D’où un étrange marché de l’occasion, où les voitures étaient aussi chères que les neuves, mais disponibles.

    Quant au prix de la Trabant, 1 000 Ostmarks, il était fictif. Il fallait obligatoirement ajouter des options, comme les sièges «confort» (les sièges «standard » n’existaient pas…) ou des ceintures de sécurité, sans lesquelles la voiture ne pouvait circuler. Ce qui multipliait la facture par huit !

    Il nous reste une chose importante à faire avant de quitter Berlin : goûter le fameux currywurst... Ici, pas de hamburgers à tous les coins de rue mais des stehcafé avec currywurst.

    La currywurst est un plat typiquement allemand. Il s’agit d’une saucisse grillée ou cuite à l’eau, entière ou en rondelles, accompagnée d’une sauce tomate et de curry en poudre ou d’un ketchup au curry. Les saucisses sont généralement fines, précuites à l’eau, avec ou sans peau. Ce célèbre plat est servi depuis la période d’après-guerre, principalement dans la restauration rapide. C’est aussi un plat apprécié et souvent au menu des restaurants d’entreprises. Il est également commercialisé dans les supermarchés comme plat préparé. En Allemagne, plus de 800 millions de currywurst sont consommées chaque année. Elle se mange en général debout, dans un Stehcafé (« café-debout ») ouvert sur la rue.

     Voilà, dernier moment passé sur la place de "notre" quartier en sirotant une bière avant de filer à l'aéroport après ces bonnes journées bien remplies à Berlin.

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  • Commentaires

    2
    Vendredi 16 Juillet à 17:08

    Oui un peu de chance... idéal pour les 2 palais.

    1
    MS
    Vendredi 16 Juillet à 14:42

    Désert et ensoleillé, le top pour visiter ! 

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