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    Après les grandes villes de Marrakech, Rabat, Meknès et Fès, nous voilà à Béni Mellal. Une petite ville certes mais qui compte tout de même 450 000 habitants. L'ambiance est plus calme; à l'image de notre maison d'hôtes... La cité se trouve au pied du mont Tassemit, le mont du froid !

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    Nous déposons nos valises, prenons un thé puis partons visiter la casbah. Il n'y a rien à voir de cette forteresse mais elle offre une vue panoramique sur la cité blottie au milieu des vergers d'oliviers et d'orangers.

    Dans le parc, au pied de la forteresse, il y a affluence. La sortie de fin de journée en famille se passe ici, à quelques pas de la ville plutôt que sur une place.

    Barbe à papa, ballons et pop corn pour les enfants, maquillage pour les jeunes filles...

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    Voilà pour Béni Mellal. Demain, une journée de route jusqu'à Ouarzazate... 


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  • A priori, il n'y a rien de particulier lorsque l'on examine la carte du pays. Une route part de Meknès et rejoint Aït Ben Haddou en passant par Béni Mellal.

    Jusuq'à Béni Mellal, tout se passe bien, on ne s'inquiète pas. Mais passés la ville, nous démarrons l'ascension du Haut-Atlas. Plusieurs cols à plus de 2000 mètres nous attendent.

    De rares villages ponctuent la route qui devient parfois chemin. La progression se fait parfois au pas.

    Une petite école perdue dans ces immensités. Les gamins, comme presque partout, y vont à pied; ici vraisemblablement depuis fort loin.

    A chaque virage, une nouvelle surprise. Mais nous réussirons à passer. Le lendemain, cela n'aurait plus été possible. La neige étant tombée jusq'aux pieds des montagnes.

     

    Enfin, la piste deveint route et la cité apparaît.

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    La visite de Fès était attendue tant la renommée de la ville est grande.
    Nous stationnons tout près de la porte Bab Bou Jeloud sur une grande place. Comme partout, un gardien collecte le paiement.

     

    Fondée au IXe siècle et abritant la plus vieille université du monde, Fès a connu sa période faste aux XIIIe et XIVe siècles, sous la dynastie mérinide, quand elle supplanta Marrakech comme capitale du royaume. Le tissu urbain et les monuments essentiels de la médina remontent à cette période : médersa, fondouks, palais et demeures, mosquées, fontaines, etc. En dépit du transfert du siège de la capitale à Rabat, en 1912, elle garde son statut de capitale culturelle et spirituelle du pays.

    La médina ne ressemble guère à celle de Rabat, de Marrakech ou d'Essaouira. Ici, elle vit de sa population, de ses artisans. Les échoppes sont d'abord celles destinées aux habitants. C'est aussi un dédale de rues étroites, parfois tortueuses, sombres ou notre petite application de géolocalisation est à la peine.

    Nous démarrons par la première tannerie sise près des remparts. Elle est petite et l'activité est limitée.

    Retour dans le centre de la médina. Un petit instrument pour notre musicienne ?

     

    La seconde tannerie est plus attendue. Les points de vue sur celle-ci sont gérés par de nombreux rabatteurs de boutiques de cuir. Pour monter, il faut accepter leur offre, payer, visiter leurs échoppes...pénible !

    Nous décidons de sortir de ces ruelles un peu oppressantes pour prendre de la hauteur et voir la ville depuis le fort (Borj nord).

     Il n'est pas encore trop tard, une dernière balade dans la médina pour trouver un fondouk et la tannerie 3.
    Nous rentrerons bredouilles... 
     

     

     

     

     

     


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  • Jour 3 : après le centre de Rabat hier, ce matin, direction l'esplanade de la tour Hassan avec le mausolée.

    La tour Hassan est un minaret historique jamais terminé, cet édifice devait être non seulement la plus grande mosquée, mais aussi le plus grand monument religieux du monde au XIIe siècle. Les travaux de construction de cette mosquée ont commencé en 1196 à l'initiative du sultan almohade Abu Yusuf Yaqub al-Mansur (1184-1199), petit-fils d'Abd al-Mumin, fondateur de la ville impériale de Rabat en 1150. 

    tour hassan rabat maroc schnoebelen

    Le sultan al-Mansur voulait faire de Rabat la capitale de son empire qui, au XIIe siècle, s'étendait de la Tripolitaine (Libye) à Castille (Espagne). Cependant, les travaux furent abandonnés juste après la mort du sultan en 1199. La tour devait culminer à plus de 80 m, mais n'atteignit que 44 m. L'édifice a ensuite été négligé par les successeurs de Yaqub Al-Mansour et se dégrada avec le temps. En 1755, le tremblement de terre de Lisbonne toucha Rabat et détruisit entièrement les colonnades de l'esplanade. L'espace de la Tour Hassan a été restauré à partir des années soixante du XXe siècle, lors de la construction du mausolée alaouite sur une partie de son esplanade.

    mausolée mohammed V rabat

    Le mausolée abrite les tombes du roi Mohammed V, ex-sultan Sidi Mohammed ben Youssef  et de ses fils, le prince Moulay Abdallah et le roi Hassan II. Conçu par l'architecte vietnamien Eric Vo Toan, il a été construit entre 1961 et 1971, soit 10 ans de travaux auxquels collaborèrent 400 artisans marocains. L'édifice est caractérisé par son style classique arabo-andalou selon l'art traditionnel marocain.

    Depuis 2012, il fait partie de l'ensemble des sites de Rabat inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco en tant que bien culturel.

    La Garde Royale marocaine est le plus ancien corps militaire au Monde toujours en activité, elle puise ses origines dans la prestigieuse garde noire qui fut créée en 1088 par le sultan almoravide Youssef Ibn Tachfine pour assurer sa protection. Son nom de garde noire à l'origine de ses troupes, traditionnellement recrutées aux confins sud des territoires du sultan, dans la région du fleuve Sénégal une région connue pour la force et le courage de ses hommes. Cette tradition de recrutement devait être perpétuée par les Almohades , puis au XVe siècle par leurs successeurs, les Saadiens

    Les murs de l'intérieur sont ciselés de calligraphies coraniques et recouverts de zellige traditionnel. La coupole est en cèdre de l'Atlas dorée à la feuille et en acajou peint, sous cette coupole se trouve le sarcophage royal d'onyx blanc pakistanais contenant la dépouille de Mohammed V (1909-1961). Dans les angles, se trouvent les tombeaux du prince Moulay Abdellah (1935-1983), fils cadet de Mohammed V, et de son frère Hassan II, roi du Maroc de 1961 à 1999.

    Le mausolée a été édifié selon le style traditionnel arabo-musulman sur une superficie de 1 500 m2. À l'extérieur du Mausolée, le monument est bâti de marbre blanc italien et recouvert d'un toit pyramidal de tuiles vertes, comme le vert de l'étoile du drapeau marocain, symbole de la royauté alaouite.

    Fin de la matinée, il est temps de filer vers Volubilis; le temps est idéal !


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  • Malgré les gros travaux routiers et la neige tombée en quantité durant la nuit, nous avons pu regagner Marrakech depuis Ouarzazate. Il reste même un peu de temps pour une visite sur la ville. Direction le musée Y. Saint Laurent et le jardin Majorelle.

    Si Si les photos des robes et des bijoux sont interdites au musée, ici dans les jardins, c'est possible. La difficulté est le contraste entre le ciel lumineux et le sol gagné par l'ombre.

    Le jardin est bien sûr magnifique et calme, les touristes restant scotchés à la villa.
    Il faudra un peu de patience et attendre la fin de la journée pour prendre quelques clichés.

    La boutique aussi mérite un coup d’œil.


     

     


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    Autotour au Maroc. Février 2019

     

    Mer  13 février

    Marrakech

     

    Bâle-Mulhouse-Freiburg à destination de
    Marrakech EZS 1159 Départ 11h00 arrivée à 14h30 (merci chauffeur !)

    Prise de la voiture chez Hertz (hall départ !). Route vers l'hôtel. Installation rapide.

    Départ pour une courte visite de la ville ocre, "la cité impériale offre un total dépaysement, sûr et amical. Son secret, c’est son authenticité et son charme intacts, sa splendeur en même temps que sa simplicité."

    La conduite est très difficile, d'évidence il vaut mieux laisser sa voiture de location et prendre un taxi pour rejoindre la place Jemaa el-Fna. Les 2 roues zigzaguent allègrement entre les taxis jaunes, une vraie ruche. Nous ferons un essai lors de notre second passage à Marrakech.

    13 au 14

    Nuit à Marrakech

    Hôtel Racine

    Angle av. Oum Rabiaa/rue Ibn Atia Guéliz

    Tél.00.212.5243-79221

    Jeudi 14 fév

     

     

    Départ pour Rabat / 323km / 3h25. Sur les forum de voyage, cette autoroute passe pour être la plus dangereuse du monde; comparée au centre ville il n'en est rien. Ce jour, c'est même plutôt agréable, seuls quelques camions sur de belles voies en parfait état.

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    Visite de Rabat. Rabat, la capitale administrative. Arrêt au riad en face de  la Kasbah des Oudayas avec ses jardins andalous (première résidence royale).  

    Rabat, capitale moderne et ville historique : un patrimoine en partage (2012) unesco maroc

    La capitale est magnifique, l'accueil est très agréable.

    14 au 15

    Nuit à Rabat

    Hôtel des Oudaias (Riad)

    132 bld El Alou

    Tél.00212.5372-0076

    Vendredi 15 février

    Route vers Volubilis 180km / 2h30 puis Meknès 40mn / 32 km. 

    Mais avant de repartir :  visite de la tour Hassan XIIe siècle et le mausolée Mohammed V (pavillon de marbre blanc couronné de tuiles vertes),  la visite de la nécropole de Chellah, ainsi que Visite : esplanade du Mechouar, entrée du Palais Royal, Chellah (nécropole mérinide du XIIIe s.)

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    Visite des ruines de la cité romaine de Volubilis. Site archéologique de Volubilis (1997) 

    Arrêt à Moulay Idriss Zerhoun (1995)  liste indicative

    A Meknès, l’une des quatre villes impériales, visite de Bab Lakhmiss, la place Lahdim, la majestueuse porte de Bab El Mansour et le mausolée Moulay Ismail. Ville historique de Meknès (1996) 

     

    15 au 16

    Nuit à Meknès

    Ibis Meknès

    Av. des FAR

    50000 MEKNES

    Tél. 00212 535/404 141

     

     

    Samedi 16 février

    Route vers Fès : 54 mn / 65 km. Visite de Fès.  Médina de Fès (1981)

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    Journée consacrée à la découverte de la capitale culturelle et spirituelle du royaume.  …. Le matin, Fès el Bali avec son immense médina et ses souks, zaouïa de Moulay Idriss, medersa Attarine, place Nejjarine avec sa très belle fontaine, musée Nejjarine des arts et métiers du bois, ateliers d'artisanat fassi, le quartier des Andalous, la Medersa, les quartiers artisanaux, la Zaouia de Moulay Idriss, la mosquée Karaouiyine, les souks. puis Fès el Jedid : mellah, entrée du palais royal, complexe des potiers et tour des remparts.

    16 au 17

    Nuit à Fès

    Ibis Fès

    Avenue des Almohades, Place de la Gare 
    30000 FES

    Tél. 00212 535 65 1902

     

    Dimanche 17 février

    Fès / Béni Mellal 319 km / 5h38. Pour ne pas reprendre le même chemin qu'à l'aller, l'idée est de rejoindre le sud en passant par Béni Mellal.

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    17 au 18

    Nuit à Béni Mellal

    Les belles terrasses

    26, Rue Essaouira
    23000 Béni Mellal

    Tél.00212 5234 81010

    Cord.
    N 32° 19.518,
    W 6° 21.529

     

     

    Lundi 18 fév

    Beni Mellal / Aït Ben Haddou / Ouarzazate. Jusqu'à Béni Mellal, il n'y a pas de souci, la progression est rapide mais après cette étape, ça se corse. La route en chantier souvent, avec des nids de poules parfois, se transforme en piste régulièrement avec des virages tout le temps. Nous franchirons 3 cols à plus de 2000 mètres. La neige est absente heureusement pour nous. Le lendemain de notre passage, elle tombera en quantité !

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     Visite de la cité d'Aït Ben Haddou  puis route jusqu'à Ouarzazate.

    18 au 19

    Nuit à Ouarzazate

    Mardi 19 fév

    Ouarzazate/Marrakech 3h47 / 196km en fait près de 6 heures de route (neige et travaux). 

    Route vers Skoura. Courte visite.

    Ensuite rejoindre Marrakech. Il n'y a qu'une route qui passe aussi par un col à plus de 2000 mètres. La neige tombée durant la nuit ne présente pas de difficulté dans l'après-midi, les chasse-neige ont passé et la circulation a repris. Seul un camion se retrouvera dans le bas côté. Mais la progression sera lente, les travaux d'élargissement de la chaussée ont démarré sur des dizaines de km. Les engins de chantiers s'attaquent à raboter la montagne et les camions charrient des quantités de gravats.

     

    Visite à Marrakech : visite du musée St Laurent puis du jardin Majorelle créé par le peintre Jacques Majorelle en 1931 puis restauré par Yves Saint Laurent en 1980. La circulation en auto est compliquée, les deux roues slaloment entre les files; le danger d'en accrocher un est réel (expérience vécue !)

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    Nuit à Marrakech

    Mercredi 20

     

    Départ vers Essaouira 191km / 2h42

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    Route vers la plus séduisante cité du littoral marocain, Essaouira, l’ancienne Mogador. La nouvelle voie rapide achevée début 2011, passe à travers les champs d'arganiers qu'escaladent les chèvres.
    Vous voici sur la côte Atlantique marocaine. Sa médina entourée de remparts face à la mer, qui n’est pas sans évoquer St Malo, invite à la promenade et offre aux visiteurs de passage une vie culturelle et artistique animée. Visites : port de pêche, Sqala, Kasbah, médina et souks. Puis côte sauvage 

    Nuit à Essaouira

    Hôtel la perle de Mogador

    Jeudi 21 fév

    Retour sur Marrakech 191km / 2h42 (cette fois par la route et non par l'autoroute)
    Pourquoi ne pas consacrer un moment à la visite de Marrakech extra-muros: le tour des remparts, le jardin de la Ménara recouvert d’oliviers et d’un grand bassin dont l’eau provient des montagnes de l’Atla; puis dans les murs :  Tombeaux saadiens, palais Bahia, la médina.

     

    circuit autotour maroc Le circuit est important, près de 2100 km, il traverse d'immenses plaines plantées d'arganiers, de belles collines recouvertes d'oliviers, des déserts, d'immenses montagnes aux minuscules villages oubliés, des cités aux ruelles encombrées... un beau décor...

    21 au 22

    Nuit à Marrakech

    Hôtel Racine

    Angle av. Oum Rabiaa/rue Ibn Atia Guéliz

     

    Vend 22 fév

    Vol Marrakech / Bâle-Mulhouse EZS 1160

    Départ 10h35 Arrivée 14h05 (merci encore une fois au chauffeur !)

     

     

    carte maroc france diplomatie 

    Si la carte du Maroc est bien verte dans la moitié nord, les conseils à la prudence sont de mises sur le site de France diplomatie. La vigilance doit être rappelée depuis l'assassinat de deux touristes scandinaves à Imlil en décembre 2018. (lire aussi ici les conseils de toutes les ambassades).


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    La journée était bien chargée, après Rabat, Volubilis, Moulay Idriss Zerhoun, nous voilà à Meknès. Aujourd'hui vendredi, c'est un peu compliqué, la médina est fermée. Pour gagner du temps et aller à l'essentiel, nous allons prendre la calèche pour faire le tour des principales curiosités. Nous stationnons Place Lalla Aouda derrière la Porte Bab Mansour el Aleuj et grimpons dans une calèche.

    Nous nous trouvons juste en face de la place Ladhim. La place Lahdim , en français : place de la démolition) est la plus célèbre place publique de Meknès. Elle a été aménagée entre 1672 et 1674 par le sultan Moulay Ismaïl. C'est un espace de 200m sur 90m entre le tissu ancien de la médina et la nouvelle cité impériale construite par le sultan.

    Bab Mansour : est l’une des plus belles œuvres de Moulay Ismaïl. Achevée en 1732. Les proportions de cette porte sont majestueuses. Par son arche, vous arrivez aux somptueuses constructions de la ville impériale. La porte Bab Mansour est la plus imposante du Maroc voire de l’Afrique du Nord.

    Fondée au XIe siècle par les Almoravides en tant qu'établissement militaire, Meknès devint capitale sous le règne de Moulay Ismaïl (1672-1727), fondateur de la dynastie alaouite. Il en fit une impressionnante cité de style hispano-mauresque ceinte de hautes murailles percées de portes monumentales qui montre aujourd'hui l'alliance harmonieuse des styles islamique et européen dans le Maghreb du XVIIe siècle.

    Le bassin de l'Agdal est un grand réservoir d'eau artificiel de 319m de long et 149m de large, sa profondeur dépasse 2m. Il a été édifié par Moulay Ismaïl pour irriguer les jardins de Meknès, il constitue une réserve d'eau pour la médina.

     

     

     

     

    Meknès se distingue par l'aspect gigantesque et volumineux de ses remparts dont la hauteur atteint 15 m. Elle est considérée comme un témoin exemplaire des villes fortifiées du Maghreb. Il s'agit d'un bien représentant de façon remarquablement complète la structure urbaine et architecturale d'une capitale nord-africaine du XVIIe siècle, alliant de façon harmonieuse des éléments de conception et de planification islamiques et européennes. Dotée d'un urbanisme princier, la ville historique de Meknès illustre également les spécificités de l'architecture de terre (le pisé) des villes sub-sahariennes du Maghreb. 

    Meknès est l'une des quatre villes impériales du Maroc. La médina de Meknès est classée depuis 1996 Patrimoine mondial de l'UNESCO et connait depuis lors diverses opérations de restauration des sites (murailles, portes, ruelles, places publiques…). Elle est maintenant digne des plus grandes villes méditerranéennes et arabes, du fait de sa diversité culturelle. La fameuse place Lahdim a connu, en 2007, deux opérations de restauration et rénovation ; une autre rénovation est en cours.

    A l'abri des hautes murailles défensives, percées de neuf portes monumentales, se trouvent des monuments clés, dont vingt-cinq mosquées, dix hammams, des palais, de vastes greniers à grain, des vestiges de fondouks (hôtels pour marchands) et des habitations privées, témoignages des périodes almoravide, mérinide et alaouite.

    La médina et la Casbah sont deux ensembles fortifiés par des remparts imposants qui en garantissent la protection. Elles renferment tous les éléments qui témoignent de la Valeur universelle exceptionnelle du bien (fortifications, tissu urbain, architecture de terre, bâtiments civils, militaires et cultuels, jardins). La médina constitue un ensemble compact et surpeuplé alors que la Casbah renferme de vastes terrains dégagés. La ville impériale se distingue de la médina par ses longs couloirs entre de hautes murailles aveugles, le dédale sombre de Dar el-Kbira, la richesse de Qsar el-Mhansha, l'étendue des jardins et la robustesse des tours et des bastions.

    Un petit coup d'oeil sur le golf royal derrière cette porte...

    Et déjà le retour sur la place centrale qui s'anime un peu plus. Peu de touristes ce soir là mais les habitants qui viennent passer un bon moment.

    Les plus petits font un tour en voiture radio-commandée.

    Des jeux simples pour passer un bon moment ensemble.

    Des spectacles de magie... des animaux exotiques, autruche, serpent, vautour...

    Voilà pour aujourd'hui, il reste à trouver un dîner ...


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    Notre première étape nous amène à Rabat.
    Bon choix, notre riad se trouve en face de la kasbah des Oudayas. Il n'y a que la route à traverser.

    Depuis la terrasse de l'hôtel, la vue est imprenable.

    Le bleu et le blanc  invitent à la visite...

    A gauche, un beau cimetière baignée de lumière.

    Après avoir décliné les offres des guides locaux, nous nous enfonçons dans le labyrinthe des ruelles bleu et blanc.

    Puis le magnifique jardin des Andalous...

    Il faut quitter ce magnifique jardin ...



    Après le fort, direction la médina. 

    La médina est claire, proprette, jolie. Les marchands sont aimables, souriants. Elle ne ressemble pas aux autres médinas, comme celle de Fès ou de Meknès. Pas de rabatteur non plus pour un commerce. On apprécie. 

    Beaucoup d’échoppes spécialisées dans la mercerie, le tissu, la passementerie, le métal, la bijouterie...

    Tu peux lui donner un coup de main, Michel ?

    Retour vers la médina en début de soirée pour le dîner, les petits snacks ne manquent pas.

    Le quartier s'anime; les gens font quelques courses mais la plupart vient manger dans la rue, les gamins jouent en bas de chez eux. Rien à voir avec la place de Marrakech...

    Cette seconde journée nous a ravi; nous continuerons les visites de la ville demain matin.

     


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    Après la bonne journée d'hier et la belle matinée passées à Rabat, il est temps de penser à la suite; le programme des premiers jours est très dense. Volubilis nous attend. Mais dès les faubourgs, quelques arrêts dans la campagne s'imposent...


    Quelques autocars et campings cars stationnent à l'entrée du site. La cité est bien connue. Elle fait partie du patrimoine protégé du Maroc depuis 1921 et depuis 1997 de celui de l'UNESCO.  

     

    Le site archéologique de Volubilis est un exemple exceptionnel d'une ville témoignant d'un échange d'influences depuis la Haute Antiquité jusqu'à l'arrivée de l'Islam. Il apporte un témoignage sur plusieurs cultures : libyco-berbère et maurétanienne, romaine, chrétienne et arabo-islamique.

    Le site archéologique de Volubilis est chargé d'histoire, d'événements, d'idées, de croyances et d'œuvres artistiques d'une signification universelle, notamment en tant que lieu qui abrita pour une brève période la capitale de la dynastie musulmane des Idrissides. La ville de Moulay Idriss Zerhoun toute proche du site abrite le tombeau de ce fondateur qui fait l'objet d'un pèlerinage annuel.

     

     Après le site historique, nous nous arrêtons dans la ville de Moulay Idriss Zerhoun.

    Un guide s'invite et nous fait découvrir la ville. Idris Ier ou Idrîss Ier  ou Moulay Idrîss, mort en mai ou juin 791 à Walili, est un homme politique d'origine arabe, fondateur des villes de Fès, de Moulay Idriss ainsi que d'un royaume idrisside, communément considérée comme l'origine de l'État marocain, sur lequel il a régné de 788 à 791. De confession zaïdite, fils de l'arrière petit-fils du calife Ali et de Fatima— fille de Mahomet— il est à l'origine de l'islamisation du Maroc.

    Idrîss Ier contesta le droit des Abbassides à exercer le pouvoir sur la terre de l'islam et entra en conflit avec eux. Mais il fut battu à la bataille de Fakh près de La Mecque en 786. Il réussit à s'échapper avec son compagnon Rachid, gagna La Mecque puis s'enfuit au Maroc en 786 pour éviter que les Abbassides massacrent sa famille. 

    En 791, Souleyman réussit à l'empoisonner. Le roi mourut en laissant sa femme Kenza al-Awrabiya enceinte. Son fils posthume, Idriss II, né deux mois plus tard, accéda au trône à l'âge de 11 ans. Le tombeau d'Idriss Ier se trouve à Moulay Idriss Zerhoun, à flanc de montagne près des ruines de Volubilis. Il est toujours l'objet d'un pèlerinage fréquenté et d'un moussem (fête votive annuelle) particulièrement important.

     

    Après ces deux visites, direction Meknès. Mais un petit arrêt s'impose encore pour voir la récolte des premières olives.
    Située dans une région aux riches potentialités agricoles, Volubilis vivait du commerce de l'huile d'olive. On retrouve dans ses ruines de nombreux pressoirs à huile.

    Une petite équipe finit la journée.

    Nous repartons avec une grande quantité d'olives. Nous n'oublierons pas ce geste, ni cette gentillesse, ni ce beau sourire.


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