• La journée démarre sur la D82 en direction de Gréoux-les-Bains puis Allemagne en Provence.

    La récolte a commencé, les bennes couleur lavande effectuent leurs rotations jusqu'au dépôt.

    Après Moustiers sainte Marie (autre page), nous poussons jusqu'à La Palud-sur-Verdon pour emprunter la route des crêtes (la D23 en 1 heure environ avec un arrêt à chaque belvédère).

    Puis route retour par le plateau de Valensole.

    Ici, au bord du plateau

    La récolteuse ou machine à ensiler la lavande est à l'œuvre sur les immenses champs du plateau de Valensole. Dans beaucoup d'endroits l'agriculture bio prend la relève, du coup les champs sont remplis de mauvaises herbes. Sur le plateau, la culture n'est pas bio visiblement.

    Petit incident technique.

    Il ne reste qu'à rejoindre Manosque après cette belle journée.

    lavande luberon provence


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  • colorado provencal luberon

    La journée avait commencé par la route des crêtes, avec en point de mire, les gorges du Verdon. L'après-midi, nous poussons jusqu'à Rustrel.

    Les cheminées de fées, comme en Cappadoce, signalent l'arrivée. 
    Il y a 2 parcours, un court, facile et un long, plus pentu. La durée de la balade est de 2 heures environ.

    Il y a plusieurs millions d’années, la mer se retire en laissant derrière elle des bancs de sables enrichis d'une argile ayant pour particularité de contenir du fer, la glauconie. Le Roussillonnais Jean-Étienne Astier eut l'idée, à la fin du XVIIe siècle, de faire passer le sable dans des bassins de décantation pour en extraire l'ocre. Il le fit ensuite cuire pour en garder les propriétés colorantes. Six départements possédaient alors des gisements : le Vaucluse mais aussi le Cher, la Drôme, le Gard, la Dordogne et l'Yonne. L'arrivée du chemin de fer à Apt en 1877 permit l'exploitation intensive dans le Vaucluse. Créée en 1901, la Société des Ocres de France permit le développement du marché vers l'exportation. Les maxima de production furent atteints en 1929. L'arrivée des colorants synthétiques vint progressivement concurrencer les ocres naturelles. Après un long déclin, l'exploitation des sites d'extraction s'arrêta peu à peu. Seul le site de production de Gargas reste en activité. Devant la variété de couleurs et de paysages, une association se forme afin de sauvegarder le site et démarre alors une exploitation touristique. Cette association créera en 2009 l'Association du Colorado de Rustrel avec pour partenaire la Mairie de Rustrel, ensemble, elles gèrent le patrimoine exceptionnel de Rustrel.                                                   

    L’important gisement de Rustrel a valu à ses carrières le nom évocateur de Colorado.
    Ce site exceptionnel, baptisé ainsi pour la variété de ses formes et de ses couleurs, permet d’associer plaisir de la randonnée et de la découverte d’un patrimoine industriel. La beauté du site est le résultat du travail réalisé par quatre générations d'ocriers et de paysans. Les anciens chantiers d'ocres des collines s’étendaient sur environ 4 km. Le site actuel couvre plus de 100 hectares.

    Les habitants de Rustrel nommaient le site « les Ubacs de Rustrel ». C'est l'abbé Martel, président d’Alpes de Lumière qui, en arpentant les sentiers de la commune dans le but de créer le GR 6, baptise le site "Colorado provençal", pour les couleurs incroyables qui rappellent celles du canyon américain et surtout car Colorado en Provençal signifie « rouge ».

    Au cœur du Colorado, les couleurs se déclinent et enchantent les yeux. Toute la gamme des ocres jaunes, rouges, orangées, brunes, jusqu’au vert et au mauve est représentée. Le paysage (falaises, cirques, cheminées et collines) est le résultat de l’exploitation de l’ocre qui s’est faite dans la région dès le XVIIIe siècle. Peu à peu abandonnées, les carrières forment aujourd’hui un site grandiose, apprécié pour la promenade et la randonnée touristiques.

    De l'industrie de l'ocre, il subsiste encore ici et là, des canalisations, du matériel, des bassins de décantation… Cependant, le Colorado est aussi un milieu vivant exceptionnel et très fragile, caractéristique des zones silicieuses : pins maritimes, bruyères, châtaigniers poussent en abondance.


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  • En arrivant, la vue sur le village de Moustiers Sainte Marie est spectaculaire. Accroché à cet escarpement rocheux, l'ensemble semble harmonieux et vivant.

    Il ne faut pas désespérer si les 5 premiers parkings sont pleins, il y en a d'autres et le dernier à la sortie sera peut-être le bon (j'ai failli repartir...).

    Depuis 1981, Moustiers Ste Marie est classé parmi les Plus Beaux villages de France. Cette distinction est bien méritée. J'ai trouvé son charme simple et authentique; le tourisme est la raison de vivre ici mais il n'a pas dénaturé les bâtiments, ni maltraité le décor. 


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  • La journée se termine, nous décidons de faire un saut  à Le Puy Sainte Réparade. Arrivés au domaine La Coste, nous franchissons une porte signée Tadao Ando et posons l'auto sous le centre d'art signé du même artiste. Une bestiole de Louise Bourgeois accueille le visiteur qui remonte à la surface. Il est trop tard pour entamer la parcours et nous reviendrons le lendemain (trop alléchés par cet accueil signé de grands noms).

    Le lendemain matin, nous démarrons la promenade artistique de plus de 2 heures à travers le vignoble du château. 36 œuvres ponctuent cette promenade. La 1ère, Boxes Full of Air de Sean Scully.

     

    Larry Neufeld avec Donegal.

     

    Wall of Light Cubed de Sean Scully.

    Pour une petite pause : plusieurs bancs, Origami Benches de Tadao Ando.

    Bon là Frank Gehry n'a pas réalisé sa plus belle œuvre ... Le pavillon de musique me déçoit.

    Le parcours grimpe dans la petite colline et nous amène aux Psicopompos de Tunga. Ne pas s'approcher de cette œuvre, hautement attirante avec ses centaines d'aimants; En mythologie, un dieu psychopompe est un conducteur des âmes des morts. Beaucoup de croyances et de religions possèdent des esprits, des déités, des démons ou des anges qui ont la tâche d'escorter les âmes récemment décédées vers l'autre monde, comme le Paradis ou l'Enfer.

     

    The Marriage of New York and Athens de Frank Guehry and Tony Berlant.  

     

    Une descente dans Oak Room d'Andy Goldsworthy.

    Komorebi de Kengo Kuma.

     

    Labyrinth de Per Kirkeby

    Multiplied Resistance Screened de Liam Gillick

    Guehry que fais-tu ?

    Dead End de Sophie Calle.

     

    Pavillon Four Cubes to Contemplate our Environment de Tadao Ando.

    Silver Room de Ti-A

    Par hasard...Truims Penches de Jenny Holzer.

    Une nouvelle oeuvre en construction.

    L'ancienne chapelle habillée par Tadao Ando et la Grande Croix Rouge de Jean-Michel Othoniel.

    Foxes de Michael Stipe.

    Self Portrait : Cat inside a Barrel de Tracey Emin.

    Aix de Richard Serra

    Paul Matisse, Meditation Bell

    Drop de Tom Shannon.

    Fin de la balade mais ce n'est pas fini ; Small Crinkly d'Alexander Calder.

    C'est le moment de goûter la production du château...

    Salle d'expositions.

    Le Chais de Vinification de Jean Nouvel.

    Bon, la journée n'est pas finie, on file voir le Colorado provençal ... 


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