• De Salins-les-Bains à Arc-et-Senans

    Salins-les-Bains est une ville du Jura dans la région Bourgogne-Franche-Comté. Elle s'étend au fond de la vallée de la furieuse, un affluent de la Loue. Elle possède une histoire glorieuse due à un passé industriel florissant de production de sel !

    Si la ville a compté jusqu'à 8 500 habitants, aujourd'hui elle n'en a que 3 000. Labellisée cité de caractère de Bourgogne-Franche-Comté, elle s'est reconvertie dans d'autres secteurs : la santé, le thermalisme et le tourisme. Ici, le restaurant, salle de spectacles et salle de jeux conçu par les architectes Malcotti et Roussey.

    L'inscription de la grande saline de Salins-les-Bains sur la Liste du Patrimoine mondial de l'Unesco en 2009 en extension de la Saline Royale d'Arc-et-Senans a permis de faire connaître la cité. Ici, l'entrée de la grande saline. S'il fait plus de 35 degrés à l'extérieur, dans les galeries souterraines, on ne dépassera pas 12 degrés. L'architecture des nouveaux bâtiments en acier corten, acier auto-patiné à corrosion superficielle est magnifique et bien adaptée au site.

    Ce n'est pas une mine à proprement parler, on n'extrait pas de matériau mais de l'eau salée est captée puis évaporée pour en extraire le sel. Différentes techniques se sont succédées dans le temps pour puiser puis pomper cette saumure.

    Pour pratiquer l'évaporation de ces saumures, pendant plusieurs siècles, le bois a servi de combustible. Mais pour des raisons calorifiques et économiques le charbon fut adopté au début du XIXe siècle.

    La salle des poêles où l'eau est chauffée pour en extraire le sel après évaporation et qui permet d'imaginer les conditions de travail des sauniers.

    En 1775, la saline d'Arc-et-Senans est édifiée par l'architecte visionnaire Claude-Nicolas Ledoux. Deux saumoducs (conduites en bois puis en fonte) longs de 21 km sont mis en place pour acheminer les eaux faiblement salées de Salins jusqu'à la Saline Royale pour y être traitées. 

    Concurrencée par le froid (pour la conservation), la saline fermera ses portes en 1895.

    L'après-midi direction Arc-et-Senans; Nous passons Beure puis Mouchard et arrivons dans ce village. L'entrée en impose dans ce petit coin bourguignon.

     

    Et voilà ce bâtiment hors du commun mais qui a bien failli disparaître.

    Le site en demi-cercle est surprenant mais s'explique par l'organisation du travail du sel.

    Un bâtiment est consacré aux maquettes de cet architecte, Claude-Nicolas Ledoux, au grand talent dont il ne reste que très peu de réalisations (détruites par la révolution, le feu ou l'urbanisme).

     

    « Antalya octobre 2018Ornans et la vallée de la Loue »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :