• J1

    Lundi 10 avril

    Vol  08:25

     / arrivée à 11:40

     

    Arrivée à Sofia. Prise de la voiture.

    Géographiquement, historiquement et spirituellement, Sofia est une part entière de la péninsule  balkanique. Située en son cœur, toute proche des capitales environnantes, elle est accessible depuis les grands aéroports internationaux. Nichée au pied du mont Vitosha qui culmine à 2290 m dans une plaine fertile nous trouvons l’ancienne Serdica.

    -Eglise de Boyana, classée UNESCO. Située à la périphérie de Sofia, l’église de Boyana se compose de trois bâtiments. La partie orientale a été construite au 10e s. Une église à 2 étages a été collée à la première en 1259 par le Sevastocrator Kaloyan. L’ensemble est complété par une troisième église édifiée au début du 19e s. On peut admirer dans ce site le caractère unique des fresques les mieux conservées de l’art médiéval d’Europe de l’Est.

    Le programme bulgare

     

    - Le Monastère de Rila

    En descendant en direction du sud du pays, on fait une rencontre formidable, celle du monastère de Rila dans le somptueux parc national de Rila, symbole emblématique de l’orthodoxie bulgare protégé par l’UNESCO pour la qualité de ses iconostases, son architecture et son histoire.

    Le monastère se situe sur la rive droite de la rivière Rilska dans le parc naturel national de Rila. C’est le lieu touristique le plus visité en Bulgarie, il est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il occupe une superficie de 8800 m² constitué de 4 sections correspondant aux 4 points cardinaux qui proposent 300 cellules de moines.

    Le monastère a été fondé par St. Jean de Rila en 930, mais sa structure, telle que nous la connaissons date de 1335 sous la régence de Khrelio, dont la tour défensive intérieure porte toujours son nom.

    St. Jean de Rila fût canonisé par l’église orthodoxe. Le monastère subit pillages et destructions sous le joug ottoman, mais pu bénéficier de la protection tant bien que mal des rois russes.

    Il fût aussi le gardien de l’orthodoxie quand les églises catholiques et protestantes voulurent s’établir en terre bulgare au 19ème siècle.

    Ses arcades, colonnes, boiseries et peintures sont d'une beauté exceptionnelle. L'église de la Dormition de la Vierge est considérée comme la mieux décorée en fresques en Bulgarie. Son iconostase en bois sculpté est unique dans son genre.

    Le musée du monastère nous fait connaître sa longue histoire par des objets de grande valeur : icônes, livres saints, croix d'autel parmi lesquelles l'exceptionnelle Croix du moine Raphail, sculptée sur bois qui lui nécessita 12 ans pour la finir. Des manuscrits glagolitiques du 19ème siècle, des évangiles sur parchemin du 13ème siècle. Au centre de la cour monastique s'élève la tour de Khrelio, tour médiévale de défense très bien conservée.

    Le monastère est le conservatoire de l’identité bulgare, emblème de la résistance, situé dans un cadre somptueux de montagnes boisées. Impressionnant.

    Nuit près de Rila

    Du 10 au 11 : Semeen Hotel Han Dyavolski Vodi, Rilska Reka, Main Road E 107, Obshtina Rila Pastra, 2631 

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    Mardi 11 avril

     

     

    Route vers Dospat. Passage par la petite ville de Bansko, la station de sports d'hiver la plus récente et la plus dynamique de Bulgarie, elle détient le record d’enneigement tant en quantité qu’en durée puisque l’on peut y skier du 15 décembre au 15 mai.

    Située à une altitude de 925 m, dans la partie la plus élevée mais aussi la plus belle du massif du Pirin, Bansko offre un séjour dans le cadre d’une architecture unique aux accents de l’héritage culturel du pays. Son nom vient d’ailleurs du vieux mot bulgare "ban", qui signifie "maître".

    En outre, Bansko à un autre privilège, celui d'être la porte d'entrée d'un parc naturel national – la montagne de Pirin. Le parc national du Pirin s'étend sur la majeure partie des montagnes Pirin au sud-ouest de la Bulgarie. Le parc est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Il s'étend sur une superficie de 274 km² (27 400 ha), à une altitude allant de 1008 à 2914 mètres.

     

    On pénètre dans le massif des Rhodopes, caractérisé par ses paysages verdoyants et méditerranéens, son relief arrondi et la présence de villages « Pomaks » (bulgares islamisés sous le joug Ottoman) identifiables grâce aux minarets blancs de leurs mosquées.

    La route dans les Rhodopes est sinueuse, étroite et unique, ce qui implique une vitesse moyenne de 40 Km/heure environ. Les possibilités pour les haltes sont nombreuses, surtout pour les visites naturelles.

    Du 11 au 12 Hotel Safi à Dospat  

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    Mercredi 12 avril

    Dospat / Shiroka Laka / Bachkovo / Plovdiv

     

    Arrivée à Shiroka Laka, un village (réserve d’architecture), connu non seulement en Bulgarie, mais aussi à l’étranger par son architecture originale, typique de la région des  Rhodopes, ses traditions musicales et son riche passé.

    Il est le centre d’une petite région de cinq villages (Stoykite, Guéla, Stikal et Solichta) où la population chrétienne est mêlée aux musulmans bulgares des alentours (islamisation de la région des Rhodopes durant le pouvoir ottoman – 17ème siècle).

    Les particularités naturelles, l’insécurité durant l’époque ottomane, la conscience nationale des habitants et leur prospérité économique ont répercuté sur l’architecture des maisons du village qui sont du type “grande maison des Rhodopes”. Elles sont à deux étages, aux fenêtres en baie et hautes cheminées de pierre, aux murs épais, aux petites fenêtres et portes battues, aux escaliers de bois et une petite cave avec refuge. Les chambres sont meublées par des armoires incorporées dans les murs, des celliers, etc.

    Au milieu des petites cours dallées il y des fontaines. Tout cela est créé avec beaucoup de goût et en harmonie avec la nature.

    Parmi les autres curiosités du village figurent la maison natale d’exarque Stéphane Ier (religieux bulgare qui dirigea la hiérarchie de l’Église orthodoxe bulgare de 1945 à 1948) dont le monument s’élève au centre du village, le monument du capitaine Petko Voïvoda (révolutionnaire bulgare qui lutta contre le pouvoir ottoman) et son quartier général.

    Juste au-dessus, à quelques kilomètres, c’est dans le village de Guéla que serait né le chanteur mythique Orphée. C’est donc dans cette tradition qu’une école de musique a vu le jour (Shiroka Laka) et que l’un des plus beaux festivals a lieu au mois d’Août (Guéla).

     

    - Le monastère de Bachkovo

    A une trentaine de Kms au Sud, en direction de votre lieu d’hébergement, nous faisons un arrêt dans le village de Batchkovo, connu surtout pour son fameux monastère si cher au cœur des bulgares.

    Fondé en 1083 par le Géorgien Bakouriani, commandant byzantin. Les tsars bulgares ont mis des moyens considérables pour son agrandissement et son embellissement.

    Mise en veille sous l’empire Ottoman, il continua à recevoir l’appui et les dons de la population chrétienne. La superbe église Ste. Marie dans la cour intérieure fût construite en 1604 et garde de rares sculptures du 17ème siècle.

    Les dernières rénovations ont lieu dans les années 1830- 1840 avec des fresques de Zahari Zograf et ses disciples.

    On peut aussi admirer « l’icône miraculeuse » de Ste Marie qui fait partie d’un culte populaire qui dépasse l’enceinte du monastère, le réfectoire et son immense table de marbre blanc ou encore sa bibliothèque avec sa collection de livres anciens byzantins, bulgares et géorgiens.

    Parmi eux un manuscrit musical byzantin du XIIIème siècle et un manuscrit religieux somptueux, écrit en géorgien.

    En matière d’architecture, le monastère possède aujourd’hui trois églises et un ossuaire. Le réfectoire, l’entrepôt et l’ancien chai ont également un grand intérêt, ainsi que l’arbre surnommé par les moines Džindžifil, apporté il y a des siècles d'Ibérie, dont les fruits sont utilisés pour la fabrication de la rakia (eau de vie) du monastère. Sur les murs qui bordent la cour nord, des fresques en partie dues au peintre bulgare Antoni Atanasov, représentent des scènes de l’histoire du monastère.

    On sort du massif de Rhodopes pour rejoindre la culturelle ville de Plovdiv.

    Situé sur les rives de la Maritsa et sur sept collines, Plovdiv est le deuxième centre urbain par sa population, par sa superficie et par sa place en tant que centre culturel, historique et touristique.

    Le Vieux Plovdiv, appelé « réserve architecturale du 18ème et 19ème » suscite l’admiration de tous les visiteurs.

    Les vestiges de la civilisation Thrace s’y mêlent aux monuments romains, tandis que les vieilles mosquées turques ajoutent un parfum oriental à une cité où des civilisations successives et parfois antagonistes ont su conjuguer ce qu’elles avaient de meilleur pour donner à Plovdiv sa personnalité originale.

    Mais c’est avant tout l’exceptionnel ensemble de maisons de l’époque de l’éveil national dans le « Trimontium » ou vieux Plovdiv qui donne à cette cité jeune et animée son charme unique.

    On passe dans la rue piétonne centrale du prince Alexandre de Battenberg où on peut admirer des façades néo baroques à fière allure avant de visiter l’église Saints Constantin et Hélène avec ses icônes du maître Zahari Zograf; la mosquée Djoumaya, l’amphithéâtre romain et le vieux Plovdiv.

    La maison Lamartine témoigne de l’attachement français envers cette partie de l’Orient.

    Du 12 au 13 avril : Hotel Noviz Хотел Новиз 55 Ruski Bul., Plovdiv Center, Plovdiv, 4000, бул. Руски 55, Пловдив - център, (Пловдив, 4000).

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    Jeudi 13 avril

    Plovdiv / Kazanlak

    visites dans Plovdiv puis route vers Kazanlak.

    Là on entre dans la vallée des rois Thraces, la civilisation la plus forte à son époque qui domina une grande partie de l’Europe bien  avant les Romains.
    On rejoint la ville de Kazanlak pour visiter le tombeau d’un roi de cette civilisation thrace et admirer leur art funéraire (il est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO). 

     

    Kazanlak est un véritable conservatoire de la civilisation Thrace. En effet, c’est ici qu’a été mis à jour le premier tombeau royal de cette époque. Il est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

    Sa visite est fortement recommandée pour découvrir ce peuple méconnu, qui fût en son temps fut le plus puissant de l’Europe et du bassin méditerranéen bien les Egyptiens.

    On est là au cœur de cette vallée, appelée aussi vallée des roses, car la production d’huile de rose est l’une des spécialités du pays, c’est d’ailleurs le premier producteur mondial.

    Il y a un festival, mondialement connu, qui se déroule le premier week end du mois de Juin. Cette date coïncide avec la période de floraison, juste avant la récolte, quand les champs de roses sont les plus beaux. Et c’est vraiment le moment de visiter la région, en faisant une halte dans ce festival pour y observer tout un pan du folklore bulgare.

    Le secret de la haute qualité de la rose bulgare vient des années de développement et de production qui ont permis d’acquérir un art nulle part égalé, un terroir et un climat très favorable. Les roses élevées sont de la famille Damascena. L’huile de rose est appelée le ‘liquide d’or’ de la Bulgarie, car c’est un produit très cher utilise par de nombreuses marques réputées de parfum, chocolat, liqueur et confiture.

    L’huile de rose est trois fois plus chère que l’or. Un litre d’huile de rose est extrait de 3 000 kilogrammes de rose. Toutes les fleurs sont cueillies à la main et conservées précieusement pour la distillation.

    Visite du musée de la rose, un musée de l’Histoire très instructif.

    Visite des environs, des champs de roses, jusqu'à Kalofer.

    Du 13 au 14 avril : 2 Shipchenska Epopeya Str., Kazanlak, 6100, Bulgarie ул. Шипченска Епопея 2, Казанлък, 6100 Hotel Diamond   Хотел Диамант 

    J5

    Vendredi 14 avril

    Kazanlak / Zheravna / Sozopol

     Route vers l'est.

    VILLAGE DE ZHERAVNA

    Découverte d'un des plus beaux villages bulgares. Il présente une atmosphère campagnarde, pittoresque avec ses maisons musées, ses tavernes chaleureuses. 

    Arrivée sur le littoral de la mer noire, nuit à Sozopol

    Du 14 au 15 avril / 2 nuits: Art Complex Anel Sozopol, Bulgarie 145 Via Pontica Str., 8130 

    J6

    Samedi 15 avril

    Sozopol

    Journée de repos et visite de Sozopol.

    Du 15 au 16 avril : nuit à Sozopol

    J7

    Dimanche 16 avril

    Sozopol / Varna

     

    Visite de Nessebar.

    Fondée par les Thraces à la fin du 2ème millénaire avant JC, Nessebar jouit d’une histoire riche et mouvementée du fait de son emplacement stratégique.

    Classée au patrimoine Mondial de l’Unesco pour son exceptionnel ensemble architectural de style byzantin, dont ses fameuses églises, ses maisons de l’époque Renaissance, ses petites ruelles pavées qui donnent à la cité un grand intérêt et une ambiance particulière.

    On peut s’imaginer errer dans les ruelles de la Byzance du temps jadis, d’autant plus que la presqu’île est interdite aux véhicules.

    Parmi les églises à voir, on peut découvrir celle du Christ Pantocrator et sa galerie d’art, celle du St. Sauveur et ses fameuses fresques ou encore celle de St. Jean Aliturgète.

     

    Ensuite direction du Nord, en longeant le littoral pour arriver à Varna.

    « La Perle de la Mer Noire » jouit d’une grande notoriété internationale forte de son passé millénaire et son dynamisme actuel.

    En effet cette station balnéaire recèle un nombre important de vestiges, mais également offre à ses visiteurs de belles plages de sable fin, d’espaces verts, un centre-ville propice à la vie sociale. De nombreuses boutiques, des restaurants variés, des cafés branchés, des espaces culturels créent une ambiance festive et conviviale. En été, elle devient aussi le centre culturel du pays.

    On peut visiter entre autres son exceptionnel musée archéologique,  sa cathédrale aux dômes dorés, les thermes romains…

    Une histoire riche, un présent dynamique, une ville pleine de charme.

     

    Du 16 au 17 avril Varna: Hotel Divesta 1 Hristo Samsarov St., Varna, 9000, Bulgarie ул. Христо Самсаров 1 (Варна, 9000)  

    J8

    Lundi 17 avril

    Varna / Choumen

     

    Départ de Varna.

    Visite du monastère d’Aladja, à proximité de Varna.

    Il est l’un des rares monastères rupestres bulgares (4 au total) et n’est plus en activité depuis très longtemps. Pratiquement rien ne reste de la vie monastique à part quelques fresques sur les plafonds.

    Le monastère d’Aladja forme un complexe composé d’un petit musée archéologique, une vaste cour intérieure, beaucoup d’espaces verts avec bancs et tables et le monastère-même. Notez que la collection du musée, à part son intérêt propre, affiche des descriptifs détaillés en français.

    Le monastère d’Aladja était l’un des nombreux cloîtres établis dans les rochers du littoral Nord dans la période 13ème et 14ème siècles.

    Un peu plus loin : les pierres plantées.

    Pobiti kamani (littéralement Pierres plantées dans le sol) est un phénomène naturel qui se trouve à 18km à l'ouest de Varna. Sur une superficie de 253ha se dressent des rochers insolites, des colonnes naturelles pouvant atteindre 6m de hauteur. Le site est appelé encore La forêt pétrifiée. Les plus populaires sont les rochers Dikilitachki, environ 300 en nombre et en même temps les plus facilement accessibles.

    Route vers Shumen.

    La ville comme la région offre une page d’Histoire par ses vestiges historiques et l’atmosphère qui y règne. 

    Une visite incontournable est à prévoir, qui fait partie de l’Histoire Bulgare. A quelques Kms de Shumen, on découvrire le cavalier de Madara. C’est un bas-relief inscrit au patrimoine de l’UNESCO, représentant un cavalier combattant un lion, symbolisant les guerres contre Byzance. La force symbolique de cette sculpture est telle qu’on la retrouve sur le lev, la monnaie bulgare.

    Du 17 au 18 avril Shumen : Zoti Hotel Ul. Gerila 15, Shumen, 9700, Bulgarie ул. Герила 15 (Шумен, 9700) 

    J9

    Mardi 18 avril

    Choumen / Veliko Tarnovo / Préobrajenski / Arbanassi

     

    On continue jusqu’à Veliko Tarnovo, capitale du Second Empire Bulgare entre le 12e et le 14e s. Elle était considérée comme la plus belle ville des Balkans après Constantinople. C’était la cité des Tsars Bulgares.

    Détruite en 1393 par les Turcs, nous pouvons encore admirer les fortifications. Le détour par cette ville s’impose pour la richesse de son histoire, la beauté naturelle du site, ses maisons suspendues au-dessus de la rivière Yantra, le tout dans un cadre médiéval.

    Il faut noter la superbe citadelle de Tsarevets très bien conservée et en partie restaurée, qui conserve le souvenir de la glorieuse épopée qui fit des Assénides une des plus brillantes dynasties d’Europe.

    Sa restauration est maintenant achevée, on peut voir l’église des quarante Martyrs avec des reliques du tsar Kaloyan, puis celle de St. Démétrios de Salonique de style byzantin où furent couronnés les tsars Pierre, Ivan Asen et Kaloyan.

    Le monastère de la Transfiguration, (ou monastère de Préobrajenski)situé à 6 km de Veliko Tarnovo, sur un pic, est un remarquable exemple de l’architecture et de la peinture d’icônes de l’époque de l’éveil national bulgare. Vous verrez bien entendu « le jugement dernier » et « le cycle de vie », deux compositions de très grande valeur pour les amateurs.

    Route pour le village d’Arbanassi.

    Arbanassi est un gros bourg, situé sur un plateau d'où l'on entrevoit les buttes du Tsarevets et du Trapézitsa, à 4 km de la capitale médiévale bulgare, Veliko Tarnovo.

    Classée ville musée, Arbanassi a de belles vieilles demeures d'une architecture imposante et des églises décorées de peintures murales ayant la plus haute valeur artistique. Ces monuments de l'architecture et des arts bulgares font l'objet de la sollicitude des pouvoirs publics qui ont pris toutes les mesures destinées à leur conservation. Le toponyme de l'agglomération apparaît pour la première fois dans un document turc de 1538. Aux XVIIème et XVIIIème siècles, période du plus grand épanouissement économique de la ville, devenue un important centre commercial et des arts et métiers, ses habitants ont construit la plupart des demeures et des églises qui constituent l'héritage artistique du passé et, aujourd'hui encore, ces ouvrages témoignent du raffinement du goût et des œuvre de l'époque. A l'heure actuelle, 144 édifices d'Arbanassi sont classés monuments historiques et culturels.

    Les maisons d'Arbanassi appartiennent au type de la demeure fortifiée avec leurs hautes murailles et leurs portes cloutées et bardées de fer. A l'intérieur, ces demeures d'aspect sévère sont décorées avec art et les plafonds en bois sculpté, notamment, sont d'authentiques chefs-d'œuvre. Une des plus belles anciennes demeures est la maison de Konstantsaliev, que vous pourrez visiter, du nom de la famille qui en fut le propriétaire et la fit construire voici environ 400 ans. A la suite de travaux de restauration en 1958, l'édifice abrite un musée du mode de vie de la population locale au XIXème siècle.

    L'église de la Nativité est une des grandes curiosités d’Arbanassi : deux milliers de scènes ont été peintes sur ses murs et on a évalué à 3500 le nombre des personnages qui y sont figurés. Sa visite est un incontournable.

    Plongé dans la verdure des noyers, Arbanassi est une oasis de tranquillité avec ses vieilles demeures enveloppées de vigne grimpante et ses jardins ombragés. Une bonne odeur de géranium parvient des parterres bordant les murs et des ruelles étroites autant que tortueuses débouchent sur des fontaines publiques. Dans ce décor à la limite du rêve, on a l'impression que le temps a suspendu son vol et que le passé a survécu à sa marche.

    Du 18 au 19 avril arbanassi : Вила Гераниум Sofroni Vrachanski Str. 4, Arbanasi, 5029, Bulgarie ул. Софроний Врачански 4 (Арбанаси 5029, 5029)

    J10

    Mercredi 19 avril

    Arbanassi / Bojentsi / Etarat / Lovetch / Trojan

     

    Route vers l'ouest.

    La visite du village de Bojentsi  , connu pour son architecture préservée, ses maisons restaurées aux toits de lauze, au style «éveil national» niché dans un cadre naturel est exceptionnelle

    A quelques kilomètres, visite de l'écomusée d’Etara .

    Puis direction la petite ville de Lovetch  située entre les montagnes du Balkan et la plaine du Danube, sur les deux rives de la rivière Osam.

    C’est sans doute en raison de son emplacement stratégique que la ville est une des plus anciennes en Bulgarie. Dans les grottes de la région, on a trouvé des traces d’activité humaine active dès l’Antiquité.

    Les Thraces s’y installent au IV-III s av. J.C. Après la conquête de la Thrace par les Romains, la ville s’est trouvée sur les voies romaines reliant la ville à Storgozia (Pleven) au Nord et Trimontium (Plovdiv) au Sud, Serdica (Sofia) à l’Ouest et Odessos (Varna) à l’Est.

    La ville a joué un rôle crucial au Moyen Age. En effet, c’est ici qu’en 1187 a été signé le traité de paix avec la Byzance qui marque le début du Second Royaume Bulgare. La citadelle de Lovetch est une des dernières à avoir été conquise lors de l’invasion ottomane en 1446.

    Durant l’époque ottomane, la ville devient un important centre commercial et artisanal et une des villes les plus riches de Bulgarie. Elle est nommée Altan Lovetch ou Lovetch doré.

    La ville atteint 20 000 habitants en 1784 quand éclate la guerre Russo-Turque. Suite à ces événements, la ville a été incendiée et ravagée, sa population a baissé plus de 4 fois. Elle retrouvera le niveau de sa population de 1784 bien plus tard, en 1959.

    Lors de chaque Guerre entre la Russie et la Turquie, Lovetch s’est retrouvée le terrain de multiples batailles qui ont permis à de multiples reprises de libérer momentanément la ville. Ceci a donné sans doute à la population un goût prononcé pour la liberté. La ville est devenue le centre de l’organisation Révolutionnaire interne de Vassil Levski – héros national et idéologue de la Révolution nationale bulgare, connue encore sous le nom de l’Apôtre de la liberté.

    Cet esprit combatif de la population s’est traduit en 800 000 victimes durant les 5 siècles de joug ottoman.

    Aujourd’hui Lovetch est une petite cité paisible qui saura surprendre le visiteur avec ses sites culturels et naturels.

    Visite et pause au Pont couvert, le Ponte vecchio bulgare.

    Puis route pour rejoindre la ville de Troyan. Le nom de la ville est lié à l’ancienne route romaine traversant Stara Planina en  passant par le passage actuel de Troyan – Via Traiana qui reliait la Mésie à la Thrace et à la Mer Egée

    Le monastère de Troyan, jadis refuge de Vassil Levski, attire les visiteurs, pour la beauté de son œuvre, mais aussi pour le "conservatoire" de l'identité nationale qu'il représente. C’est le 3ème monastère le plus important du pays. Construit vers la fin du 16e s, dédié à la Sainte Marie, il subit les événements politiques et religieux de son époque ottomane et détruit. Il a été reconstruit en 1835 et décoré en 1848 par le maître Zahari Zograf. La fameuse icône de la Sainte Marie aux trois mains est visible. Le Monastère de Troyan demeure un haut lieu de la spiritualité bulgare, car il a été aussi jadis, le refuge de Vassil Levski.

    Du 19 au 20 avril Trojan: Family Hotel and Restaurant Plamena Семен Хотел и Ресторант Пламена Baba Stana area, Oreshak, 9151, Bulgarie Баба Стана (Орешак, 9151) 

    J11

    Jeudi  20 avril

    Trojan / Sofia

     

    - La visite du monastère de Glozhene est annulée, la route est bloquée par des travaux.

    - retour sur Sofia, visite du centre afin d’y découvrir les plus beaux bâtiments historiques de la capitale. Entre autre la cathédrale A. Nevski, l’église russe St. Nicolas, la rotonde St. Georges, la basilique Ste. Sophie, l’église Ste. Petka des Selliers.

    Retour de la voiture de location.

    Du 20 au 21 Sofia ATM Center Hotel 131 Tsarigradsko shose Str 1784 Sofia 

    J12

    Vendredi 21 avril

    Vol Terminal 1 / 06h30 / arrivée 07h55

     

     


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  • Nessebar est l'une des plus vieilles villes d'Europe. Elle fut fondée par les Thraces environ 3000 ans avant JC et représente la ville la plus riche en architecture byzantine en Bulgarie. 23 églises et monuments divers retracent le passé grec, romain et byzantin de Nessebar, connue dans l'antiquité sous le nom de Messemvria. La ville a été inscrite dans la liste du patrimoine mondial d'Unesco en 1983 et a failli en sortir en 2010 pour cause de l'envahissement excessif de son centre par les étalages des marchands vendant des babioles .

    Plus de 40 églises furent construites dont la principale se nommait Sainte Sofia, à l'instar de celle à Constantinople. C'est ici que l'empereur byzantin Lion Syrien attendit en l'an 705 l'armée bulgare menée par khan Tervel, appelé à la rescousse pour repousser l'invasion arabe et casser le siège de Constantinople. Ensemble avec Sozopol, Nessebar fut conquise et intégrée dans le Royaume Bulgare cent ans plus tard par khan Kroum.

    Nous sommes au pays de la Rose !

    L'ancienne cité de Nessebar apporte le témoignage unique d'un patrimoine culturel et historique à multiples strates. C'est un site où de nombreuses civilisations ont laissé des traces tangibles : structures archéologiques du second millénaire avant J.-C., une colonie grecque de la mer Noire dont les vestiges des fortifications nous sont parvenus, une villa hellénistique et des édifices religieux de l'Antiquité, des églises préservées (dans certaines seulement des parties des structures archéologiques ont été préservées) du Moyen Âge. Nessebar a prouvé son importance historique en tant que ville frontière en de nombreuses occasions. Ayant été un remarquable centre spirituel de la chrétienté pendant mille ans, elle est aujourd'hui un organisme urbain vivant, en expansion.

     

     

    Eglise Sveti Stephan

    Avec son architecture originale à trois nefs, ses bois sculptés, son iconostase et ses peintures murales, l'église Saint Etienne fait partie des plus remarquables monuments de l'héritage culturel de la Bulgarie.

     

    Edifiée au XIe siècle, reconstruite au XVIe siècle, cette basilique à trois nefs mérite le détour pour ses peintures murales (restaurées) très belles qui représentent des scènes de la vie de la Vierge (comme sur le portail d'entrée), à qui l'église est dédiée, et de saints. Son iconostase du XVIe siècle et sa belle chaire dorée du XVIIIe siècle sont également remarquables. 

     


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  • Le monastère de Rila se situe sur la rive droite de la rivière Rilska, dans la montagne de Rila, à 17km de la ville de Rila. Il a le statut administratif de lieu habité, le seul à l'avoir parmi tous les monastères. Le monastère de Rila représente le site touristique le plus visité en Bulgarie. Il est inscrit au patrimoine mondial d'Unesco et figure en première place dans tous les guides sur la Bulgarie comme lieu incontournable. On entre par cette porte ou celle qui se trouve à l'opposé.

    Le monastère de Rila fut fondé par Saint Ivan de Rila  vers l'an 930. Initialement il se situait à 4 km de son emplacement actuel, dans le lieu-dit Bélité Kilii. Le monastère, tel que nous le connaissons aujourd'hui, fut érigée en 1335 par le féodal Stéphane Dragolov connu sous le surnom Khrélyo. A grand coups de travaux et d’investissements Khrélyo bâtit l'église, les habitations des moines et la tour défensive à l’intérieur du monastère qui porte toujours son nom - la tour de Khrélyo. Il dédia le monastère à saint Ivan de Rila et à Sainte Marie.

    Le monastère de Rila est constitué de 4 parties, correspondant aux 4 directions géographiques : sud, est, ouest et nord. Elles furent construites en 1817-1819 mais furent ravagées peu après par une grande incendie. Les parties est, ouest et nord furent reconstruites telles que nous les connaissons en 1834. En 1847 fut rajoutée la partie sud.

    Saint Ivan de Rila et le plus respecté des saints bulgares. De son vivant il eut la visite du roi Pétar (Петър). Quelques siècles plus tard le monastère continua à bénéficier d'une bienveillance particulière et reçut de dons généreux des rois Ivan Alexandre et Ivan Chicheman. Le document officiel remis par ce dernier en 1378 est toujours gardé dans le monastère.

    Au début du 15e siècle le monastère de Rila subit à répétition des pillages et des destructions de la part des ottomans. En 1460 trois frères - Ioasaf, David et Téofan réussirent à rétablir le monastère. En 1469 ils arrivèrent à obtenir et transporter le corps de Saint Ivan de la capitale Véliko Tarnovo au monastère. Pour que le monastère de Rila puisse survivre, les moines conclurent une alliance d'entre-aide avec le monastère russe Saint Pantélée, situé au mont Athos.

    Les 4 sections du monastère de Rila disposent de plus de 300 cellules de moines et 4 parois. Dans les parties Nord et Est sont aménagées des pièces qui portent les noms des villes ayant donné des moyens au monastère - Koprivchtitza, Samokov, Tchirpan, etc.

    Durant les siècles d'occupation ottomane de la Bulgarie le monastère de Rila a toujours bénéficié de la protection, tant bien que mal, des rois Russes et les voïvodes Moldaves. Cependant il fut régulièrement attaqué par des bandes entre le 17e et  le 18e siècles.

    Le monastère de Rila fut à l'avant-garde dans l'opposition contre les tentatives des églises catholiques et protestantes de s'établir en terre bulgare. En 1860, profitant des relations tendues entre les Bulgares et le patriarche de Constantinople, des catholiques et des protestants sont entrés en nombre en Bulgarie, essayent de convertir la population des grandes villes. Ils distribuaient leurs propres livres, traduits en bulgare et ouvraient leurs propres écoles religieuses.

    La première journée se termine, le monastère se vide, il est temps de redescendre la vallée.


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  • Voici l'hôtel le plus spectaculaire que nous ayons vu. Sa situation particulière au bord de la mer Noire, sa conception et sa collection de sculptures en font un lieu atypique. 

    La vue depuis la chambre est... grandiose .

    C'est Pâques demain.

     

    Un clic sur la photo.


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  • La journée de route en direction de Dospat, dans les Rhodopes traverse les sommets de Bulgarie. Les stations de ski sont vides et attendent la saison suivante. Mais la neige n'a pas dit son dernier mot....

    Dans le sud ouest du pays, nous croiserons encore de nombreuses charrettes tirées par des chevaux.

    Une rouge, une fois encore.

    Arrivée à Dospat.

    La vue depuis la chambre d'hôtel est tout simplement époustouflante.

    Durant les dernières heures du jour, ce beau panorama va passer par différents tableaux.

    La montagne s'efface petit à petit.

    Le lendemain matin, le lac et la montagne ont disparu.

    C'est déjà l'heure de reprendre la route en direction de Kazanlak et la vallée des roses.


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  • Dans la ligne droite droite Kazanlak/Bourgas, qui mène à la mer Noire, un petit détour s'impose : Zheravna. Entouré de collines verdoyantes, Jeravna est un petit village de 400 habitants. Les rues pavées et escarpées d'antan, les maisons en bois, et l'atmosphère intacte font de ce village une petite oasis. Authentique et préservé, Jeravna mérite largement que l'on s'arrête un instant. Un charme fou !

    Zheravna se situe dans la partie centrale de la montagne Stara Planina, près de la ville de Kotel. Dans le village il y a 330 maisons. Le sommet le plus haut dans la localité c’est Razboyna – 1128 m. le climat est montagneux - hiver doux et été frais.

     

    La région du village est habitée depuis l’Antiquité. Au XVIIe siècle Zhervna s’affirma comme un centre artisanal et culturel, avec quelques milliers d’habitants, une grand-rue et beaucoup de boutiques. Divers métiers, y compris celui du berger, assuraient la subsistance des gens du pays.

    On tue une bête pour dimanche.

    Aujourd’hui, Zhervna est une réserve architecturale et historique, avec des maisons du Renouveau bien préservées ou restaurées, décorées de sculpture sur bois, avec des ruelles grossièrement pavées et de nombreuses fontaines. Les alentours sont riches en sources détournées pour la plupart vers des fontaines. 172 des maisons du village ont été proclamées monuments de la culture.

     

    Plus de 150 maisons ont été restaurées, y compris l’église Saint Nicolas construite en 1834. Elle accueille une riche exposition d’icônes, sculpture sur pierre et vases d’église. 

    Le village d'à côté a également un quartier ancien.


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