• cimetiere joyeux sapanta roumanie

    Une pluie fine tombe sur Bucarest, des bouchons interminables dans les rues de la capitale; le démarrage de ce circuit de 1 900 km s'annonce peu réjouissant, pourtant... 

    prejmer transylvanie

    Le lendemain mercredi, le ciel s'éclaircit mais la route vers Brasov est encore assez encombrée. Première halte à Prejmer, un village fortifié en Transylvanie. Puis ce sera Bunesti et Viscrii, deux autres villages saxons. Nuit à Sighisoara, belle cité médiévale.
    Jeudi : circuit des trésors médiévaux jusqu'à Sibiu avec un premier arrêt à Biertan.
    Et retour sur Sighisoara pour une seconde nuit dans la ville où naquit le prince de Valachie, Vlas Draculea à l'origine du personnage légendaire. 

    transylvanie

    En Transylvanie (centre et nord-ouest du pays) on trouve de nombreuses carrioles à cheval ou à vaches, des meules de foin, des villages rues avec des maisons en bois colorées, un décor atypique.

    Après le centre du pays, direction le nord, vers Sighetu Marmatiei. La distance n'est pas énorme mais il n'y a ni autoroutes ni voies rapides dans le pays. Il faudra donc une journée pour parvenir à la frontière ukrainienne, en pays Maramures.
    Le lendemain départ pour le cimetière joyeux de Sapanta....puis visite
    des églises en bois. Desesti...

    Avant de partir vers l'est, un petit tour au marché de la ville.  Puis 5 heures de route jusqu'à Gura Humorului. Et on enchaîne aussitôt avec le monastère de Voronet et d'Humor.

    Le lendemain matin, deux monastères peints (Moldovita, Sucevita) au programme avant de revenir sur nos pas.

    Voici le programme.

     


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  • Lorsque tous les touristes et pèlerins sont repartis, seule une poignée d'entre-eux passe la nuit là-haut, sous le regard de sainte Odile. L'agitation a disparu et le silence gagne les lieux, c'est le meilleur moment de la journée.  


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  • En route vers Desesti, quelques scènes de fauchage.

    A la main avec faux, râteaux et chevaux. Cette tâche répétitive donne une idée de la taille du cheptel et de l'exploitation agricole, réduite. Le paysan possède de petites parcelles et vit en auto-suffisance.

    Ces gestes mille fois répétés

     

    En 1910, la commune comptait 2 927 Roumains (86,8 % de la population), 68 Hongrois (2 %) et 345 Allemands (10,2 %).

    En 1930, les autorités recensaient 2 898 Roumains (91,6 %) ainsi qu'une communauté juive de 249 personnes (7,9 %) qui fut exterminée par les Nazis durant la Seconde Guerre mondiale.

    En 2002, la commune comptait 2 619 Roumains (99,5 %).

    Desești, église en bois "La Pieuse Parascève" (Cuvioasa Paraschina) de 1770, inscrite avec sept autres églises du județ sur la liste du Patrimoine mondial par l'UNESCO en 1999.

    Cette église est d'une grande harmonie due à la qualité de sa construction, respectueuse des critères classiques des églises en bois du Maramureș (toit double et tour clocher d'influence gothique notamment). 

    L'église possède aussi un ensemble de peintures de tradition post-byzantine de 1780 et un mobilier intérieur remarquable.


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  • Admirez les belles dents en or !

     Toute la famille veut poser !

    La récolte de champignons semble bonne, au marché mais aussi au bord des routes, les familles vendent de beaux et gros bolets. Lors du passage dans les Carpates, de nombreuses familles parcouraient les forêts à la recherche de ces fameux champignons.


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  • Le mont Sainte-Odile (Odilienberg) est un mont vosgien, situé à Ottrott dans le département du Bas-Rhin, culminant à 764 mètres d'altitude. Il est surmonté par l'abbaye de Hohenbourg, couvent qui surplombe la plaine d'Alsace, fondé vers 700 par sainte Odile, patronne de l'Alsace, fille du duc d'Etichon. 

    Haut lieu de la culture alsacienne, ce couvent est un site de pèlerinage très fréquenté (1 300 000 visiteurs par an). Par temps clair, la vue s'étend jusqu'à la Forêt-Noire. Il s'y trouve aussi les vestiges d'une muraille ancienne, "le mur païen" (au programme demain).

    La vue depuis la chambre. 

    La chapelle des Anges.

    A droite la chapelle des Larmes, à gauche la chapelle des Anges.

    Depuis le 5 juillet 1931, semaine après semaine, des groupes d’hommes et de femmes venant de divers doyennés d’Alsace se relaient pour assurer, de jour comme de nuit, l’adoration devant le Très-Saint Sacrement de l’eucharistie (les 2 personnes derrière l'autel).

    En 8 minutes, juste avant le dîner, une descente vers la source miraculeuse.

    Et là, il faut remonter...

    Depuis la table, un splendide spectacle.

     

    7 h 30

     

     

     Encore quelques instants avant l'arrivée des touristes et des pèlerins. 

     


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  • sapanta roumanie cimetiere joyeux

    La commune, constituée du seul village de Săpânța, est située dans le nord du județ à la frontière avec l'Ukraine, sur la rive gauche de la Tisa, avec les Monts Igniș (Munții Ignișului) au sud.

    Le Cimetière joyeux de Săpânța (en roumain : Cimitirul Vesel din Săpânța) est un cimetière ayant la particularité d'avoir ses tombes ornées de stèles funéraires en bois, peintes en couleurs vives, avec une gravure de type naïf représentant une scène de la vie, une activité ou les causes du décès de la personne inhumée, accompagnés d'un poème, parfois nostalgique, parfois humoristique, dédié à la mémoire du mort.

    Fondateur du cimetière joyeux, Stan Ion Pătraş  (1908-1977) :

    Quand j'étais petit, on m'a appelé Stan Ion Pătraş.

    A cette lecture, braves gens,

    qui sont les paroles de mon cœur que je vous confie,
    "Chaque jour de mon existence, j'ai voulu apporter de l'aide à celui qui le demandait dans la mesure de mes moyens, sans vouloir un seul instant faire du mal à quiconque,

    Ah, ce "Monde de Pauvres",

    qui il y est très difficile d'y vivre...

    Sur cette croix que j'ai commandée pour moi-même,
    à deux de mes élèves qui l'on conçue à mon goût,
    Turda Toader et Stan Vasile,
    Que Dieu les protège.

    Dès l'âge de 14 ans, j'ai dû gagner ma vie
    en coupant du bois dans la forêt avec ma hache et mon "tapin"*
    C'était un travail épuisant.
    Mon père est parti à la guerre et il n'en est point revenu.
    Nous étions trois petits enfants seuls contre tous les soucis et les méprises de la vie.

    Ah, comme j'aurais aimé vivre encore plus, pour prendre le temps d'accomplir mes rêves...

    Tout a commencé en 1935 quand un artisan local, Stan Ioan Pătraş (1908-1977), a sculpté une première épitaphe sur une croix de chêne décorée dans des couleurs vives. 

    Plusieurs centaines de stèles existent à présent : de forme rectangulaire et richement ciselées de motifs géométriques, floraux ou astronomiques, elles sont couronnées d'une croix à deux ou trois banches, surmontées d'un petit toit. 

    Sur un fond a dominante bleu - couleur traditionnelle des chrétiens orientaux - des scènes de la vie et de la fin du défunt sont figurées, surmontant généralement une poésie allégorique, souvent humoristique, évoquant son caractère.

    Les motifs de certaines stèles décrivent les circonstances accidentelles du décès ou représentent des scènes collectives de la vie du village. C'est notamment le cas depuis que l'élève de Pătraș, Dumitru Pop, lui a succédé après sa mort en 1977.

    Le « Cimetière Joyeux » qui compte plus de 800 stèles au début du xxie siècle est devenu l'une des grandes attractions touristiques de la région .

    Le seul cycliste de Sapanta.

    ici, comme dans tous les cimetières visités, tous les jours de la semaine, les femmes sont au travail. Un coup de balai, désherbage, plantation...

    L'enfant renversé

    L'instit

    Ici, c'est moi qui repose
    Pop Grigore est mon nom
    J'ai aimé le tracteur
    Et me consolais avec l'alcool
    Triste, j'ai toujours vécu
    Car mon père m'a quitté petit
    Ce fut peut-être mon destin
    J'ai vite quitté la vie
    La mort me prit jeune,
    A 33 ans.

    Une pensée pour le bûcheron

    Les activités agricoles sont bien sûr les plus représentées : travaux des champs, avec le bétail et les outils. Le travail du tissu avec le tisserand, la fileuse, la couturière vient juste après. Le travail du bois est bien présent avec le bûcheron, le débardeur, le menuisier, l'ébéniste, le vendeur de meubles. La vie de famille avec les enfants, le mari, la cuisine, les repas vient ensuite. Parmi les métiers, on peut citer l'infirmière, l'institutrice,le soldat, le mécanicien, l’apothicaire. Les loisirs comme la musique sont plus rares.

    Certaines croix ont deux faces comme ici, d'un côté la mari, de l'autre la femme mais cela reste l'exception.


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  • Après avoir assisté à la cérémonie des 70 ans du Débarquement, à Ouistreham, les Malgré-Nous se sont recueillis samedi sur la stèle de l’un des leurs : l’« Alsacien inconnu » de Breteuil-sur-Iton (Eure).

    Sur la tombe d'un Malgré-nous inconnu

     

    « Le climat breton a débordé chez nous ! » , sourit Philippe Tisserant, secrétaire d’une association locale d’anciens combattants. La veille, vendredi 6 juin, il faisait grand beau sur la plage d’Ouistreham, où était organisée la cérémonie internationale du 70e anniversaire du Débarquement. Mais ce samedi matin, à Breteuil-sur-Iton (Eure), 130 kilomètres à l’intérieur des côtes, au cœur des terres normandes, il fait frais et humide. Ce temps correspond au moment. Nous sommes dans le cimetière communal et le ciel pleure un mort parmi tant d’autres : un Malgré-Nous anonyme qui est en train de devenir le « soldat inconnu » de l’incorporation de force, le symbole à la fois concret et abstrait de toutes ses victimes.

    « J’aurais pu être tué »

    Sa tombe est adossée à une haie. Sur la stèle de pierre s’efface lentement cette inscription : « Ici repose un Alsacien inconnu fusillé par les Allemands en juin 1944 ». Philippe Tisserant et ses amis anciens combattants du secteur, tels Pierre Osty et Claude Lemonchois, se sont promis de redonner un nom, et par ce fait l’hommage qu’il mérite, à ce sans doute jeune soldat, sans doute fusillé parce qu’il a tenté de déserter l’armée allemande dans les soubresauts qui ont suivi le 6 juin 44 (notre édition du 6 avril 2013).

    Leurs recherches ont été relayées en Alsace par Gérard Michel, président de l’association des Orphelins de pères Malgré-Nous d’Alsace-Moselle (OPMNAM), qui a alerté la presse. C’est cette même OPMNAM qui a organisé le déplacement de quatre Malgré-Nous alsaciens aux cérémonies d’Ouistreham (notre édition de samedi).

    Autour de cette tombe, ce samedi 7 juin, vers 11 h, un attroupement d’une quinzaine de personnes est en train de se former. Sont là les anciens combattants normands, des habitants du village, des journalistes… Sont là encore des représentants de l’association Solidarité normande aux incorporés de force alsaciens-mosellans (Snifam), en particulier Jean Bézard, son fondateur et animateur, et Serge Vuillemey, lieutenant-colonel de gendarmerie à la retraite ; l’action de ce duo a été décisive pour que les Malgré-Nous soient invités à Ouistreham, et ainsi reconnus, au même titre que tous les autres vétérans. Sont là enfin les Alsaciens… Trois des quatre Malgré-Nous sont encore de ce déplacement : Maurice Stotz, René Gall (88 ans chacun) et Armand Klein (90 ans).

    « Vous leur rendez l’honneur »

    Peu importent les kilomètres et la fatigue supplémentaires : il leur fallait venir ici en pèlerinage, saluer ce camarade dont ils ne savent rien, mais qui leur ressemble tant. « J’aurais pu être tué, moi aussi, quatre ou cinq fois ! , assure le Mulhousien Maurice Stotz, qui a réussi sa désertion de la Waffen SS près de Rouen, dans les semaines qui ont suivi le Débarquement (voir leurs parcours ci-dessous). Mais j’ai toujours pu me sauver de mes malheurs grâce à une chance inouïe… »

    Le soleil chasse la pluie quand débute le temps de recueillement. Des fleurs sont déposées sur la tombe par les Alsaciens puis les Normands, unis dans la même fraternité qui avait poussé, il y a 70 ans, malgré tous les risques, les seconds à aider les premiers. « Comment ne pas souligner la grandeur d’âme des gens de votre région ? » , demande Gérard Michel, dans un discours souvent interrompu par l’émotion. Ce fils de Malgré-Nous s’adresse particulièrement à Jean Bézard et à sa compagne, Nicole : « Vous avez révélé la vérité sur nos pères, vous leur rendez l’honneur… »

    Les recherches menées par la Snifam ne cessent de montrer à quel point les Normands ont aidé les Alsaciens il y a 70 ans. Et on ne cesse de constater à quel point ces Normands continuent, aujourd’hui, à soutenir, et comprendre, les Alsaciens. Le ruban entourant la gerbe offerte par l’OPMNAM et l’ADEIF (Association des déserteurs, évadés et incorporés de force), déposée sur la tombe du Malgré-Nous inconnu de Breteuil, porte ces mots : « L’Alsace reconnaissante à la Normandie ».


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  • Premier arrêt du jour : Dragomiresti.

    Nouvel arrêt dans le village suivant où se déroule une célébration devant l'église.

    Arrêt dans un autre village avec un bel ensemble et visite avec un petit guide.


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